Un certain nombre d’idées malgré tout

Mais revenant à la base en émettant certaines réflexions pour construire la suite d’une recherche espérée plus structurée :

  • L’art de vivre doit porter nécessairement sur une bonne et/ou heureuse vie. Encore faut-il savoir si « bonne », « belle » et heureuse » expriment la même idée ou si ce sont des notions complémentaires et peut-être même évolutives. Par exemple on pourrait s’imaginer qu’on doit veiller à réaliser d’abord une bonne vie pour l’enrichir pour qu’elle puisse devenir belle. Et si on est en arrivé là, on pourrait concevoir qu’une belle vie puisse développer une intériorité à un niveau supérieur pour connaître le bonheur. Il faut peut-être réaliser (se rendre compte, devenir conscient) qu’on a eu une belle vie et qu’on est heureux. C’est comme manger un met sublime mais on ne se rend pas compte qu’il est sublime pour pleine de raisons : on le bouffe en étant concentré sur son portable ou qu’on suive une émission à la télé ou tout simplement parce que les papilles et les facultés olfactives ont été anéanties (voir corona).
  • On peut difficilement concevoir qu’une bonne vie soit liée à la douleur. Il faut donc viser au moins l’absence de douleur dans sa vie.
  • Une absence de douleur n’est pas nécessairement la réalisation d’une bonne vie.
  • Une bonne vie présuppose qu’une personne puisse vivre selon ses aptitudes, compétences, tendances, désirs. Bref, on peut émettre l’hypothèse qu’une bonne vie consiste à vivre selon sa nature propre.
  • Encore faut-il se connaître soi-même pour savoir ce qu’on désire. Cette connaissance de soi n’est pas évidente. Il suffit de penser aux mécanismes de défense qui rendent l’accès à une connaissance de soi difficile sinon même impossible.

  • Mais il est fort probable que l’environnement personnel, quelle que soit la manière dont il s’est constitué, ne permet pas de réaliser tous les propres désirs et envies car l’environnement impose des limites de toutes sortes à ces désirs/envies.
  • Même si on sait ce qu’on veut, il faut encore avoir le temps et les moyens disponibles pour réaliser une bonne vie.
  • Un certain nombre de contraintes rendent la réalisation de certains désirs irréalistes. Il suffit de désirer des choses pour lesquelles on n’a pas le talent et les compétences nécessaires pour les réaliser. Il suffit de penser aux gens qui veulent devenir écrivain (connu et lu) et ne disposent pas du talent nécessaire. N’est pas écrivain ou musicien ou autre acteur qui veut. Si on se rend compte d’une impasse, il faut encore avoir la force et la volonté pour s’en sortir et ne pas s’acharner sur un désir qui ne peut être réalisé. C’est du temps perdu et on rate peut-être une autre chance.
  • Abstraction faite de ces désirs irréalistes, reste-t-il suffisamment de désirs en lice pour pouvoir mener encore une bonne vie.
  • Si les désirs, qu’on considère comme prioritaires et nécessaires pour une bonne vie, sont irréalistes, reste-t-il, en prenant d’autres directions (un plan B), des ouvertures qui permettent une bonne vie pour retrouver quand même le (un certain) bonheur ?
  • Si tel n’est pas le cas, on risque de tomber dans l’amertume, l’envie et autres émotions négatives qui empêchent d’aller de l’avant et qui risquent de réduire ou fermer un environnement favorable (relations sociales ou autres) pour se retrouver finalement tout seul dans sa propre merde. Et c’est justement dans ces situations qu’on a besoin de relations bienveillantes mais qu’on risque d’éloigner par des comportements rébarbatifs

Mais il est fort possible que cette trame de réflexions aille encore changer (espérant évoluer) au fil du développement de ces idées par un processus heuristique interne : surgissement d’idées nouvelles par des stimulus encore inactifs à ce stade : des triggers qui ne se sont pas encore manifestés à un certain stade.

    Cela risque de devenir une histoire sans fin si on creuse et si on est porté vers l’avant en creusant. 


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