Pourquoi se poser maintenant des questions sur l’art de vivre ?
Je dois avouer que pendant très longtemps je ne me suis
jamais posé une quelconque question sur l’art de vivre. Le concept même d’« art
de vivre » n’était pas pertinent dans ma vie et était juste une notion
connue, sans plus. J’ai été simplement occupé à vivre dans un contexte
socio-professionnel traditionnel pour assurer les bases de vie considérées
comme normales : éducation (subie), études, vie professionnelle, logement,
famille, éducation des enfants, vacances, vie quotidienne avec ses petites
occupations redondantes et contingentes, loisirs, relations sociales et tout ce
qui tournait autour de ces notions. On se laissait en partie vivre par les
modes de vie acquis au cours du vécu et le contexte sociétaire qui évoluait
sans cesse tout. D’une manière générale, après les années 50 du siècle dernier,
les revenus augmentaient régulièrement et avec elles les habitudes de
consommation. La génération née après les années cinquante a probablement tiré
le grand lot en ce qui concerne une augmentation régulière du niveau de vie, du
moins dans certains pays de l’Occident. C’est encore plus flagrant au
Luxembourg par rapport à ses pays limitrophes et de l’Union européenne en
général (Kunitzki : « Le Luxembourg, pays de cocagne »). Ce
contexte social fournissait d’une manière sous-jacente et non-réfléchie un sens
général à la vie en termes de consommation et de bien-être accessibles sans
mettre en question un certain style de vie ni la pertinence d’une certaine
manière de vivre.
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