L’art de vivre est égoïste/ égocentrique
(Petite question subsidiaire pour la galerie: peut-on être égoïste sans être égocentrique ou vice-versa ?)
À la base, l’art de vivre est égocentrique et/ou égoïste.
Cela n’a aucun sens de mettre en œuvre un art de vivre pour d’autres personnes
car il ne peut être que personnel. Ceci n’exclut pas qu’on puisse se réjouir du
bien-être d’autres personnes. Un certain nombre de notions devront être
précisées au fil des réflexions. Se sentir bien, dans son flow, ne peut se
passer que dans son propre esprit. Tout passe par le cerveau : savourer un
bon filet de bœuf, déguster un bon vin, écouter une belle musique, lire un bon
livre, suivre avec passion le jeu de son club de football, s’immerger sans
distinction dans le monde « people » axé sur le paraître et non
l’être, rouler dans une voiture assourdissante, boire jusqu’à l’inconscience
avec un foie en compote, sortir tous les soirs pour des partys et autres « événementiels »,
etc. Certains jugent comme absolument con et débile ce qui constitue pour
d’autres leur raison de vivre.
Mais le propre art de vivre
nécessitera certainement des actions sociales/politiques afin de préserver un
environnement permettant de vivre son propre art de vivre. L’homme est
embourbé malgré lui dans la société et son environnement et doit contribuer,
nolens volens, sa part au fonctionnement de cette société pour disposer de certaines
libertés et moyens personnels pour vivre selon son art de vivre.
Si déjà on arrive à vivre une bonne vie ressentie comme telle mais sans
introspection et réflexion, on n’est certainement pas perdant. Finalement, on veut vivre une bonne vie pour soi-même et non-destinée
aux autres. Ce qui ne veut pas dire que les autres ne peuvent interagir
avec ma bonne vie et en profiter jusqu’à un certain degré, ou l’inverse :
je peux profiter de la bonne vie d’autres personnes. Par exemple un grand chef
de cuisine trouve son art de vivre dans sa passion de l’art culinaire qui est
devenue une de ses principales raisons de vivre. Il est évident qu’il est
gagnant sur beaucoup de plans : estime, satisfaction personnelle, le
plaisir de la chose bien faite et de la technique maîtrisée à la perfection
(son flow), un produit qui plaît, etc. Tant mieux si des tiers profitent de ses
produits et lui font savoir qu’ils ont adoré ses plats. Il reste que l’art de
vivre concerne en premier lieu l’individu qui vit cet art, avec éventuellement
des avantages accessoires pour et par des tiers.
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