Est-ce que la pratique d’un art de vivre est possible dans toutes les conditions/circonstances/contextes imaginables
Je considère cette citation précédente (en rouge) comme
une idée de base. En effet, il y a plein de gens, sinon la majorité, qui sont
assujettis à maintes contraintes (sinon même seulement des contraintes sans
aucune autre latitude) et qui ont peu de liberté pour les décisions à prendre
pour jouir d’une vie heureuse, sinon agréable. Dans ces conditions, est-ce
encore possible de réfléchir en termes d’art de vivre alors que souvent on est
dans une situation de survie. Je pense que la majorité des gens sont dans cette
situation restrictive. La classe moyenne gardait un peu cette faculté de
certains choix (pas au même degré que les « riches »), mais cette
frange de la population est en train de s’amenuiser avec l’évolution sociétaire
actuelle et rencontre de plus en plus des difficultés pour boucler les fins de
mois. Leur art de vivre ne peut plus se construire entièrement sur des
circonstances favorables. Y a-t-il une échappatoire dans ces conditions ? Peut-être
qu’il subsiste seulement une possibilité de se plonger dans un certain état
esprit comme l’ont fait les stoïciens ou épicuriens ou les bouddhistes ou
autres pour supporter un monde dégueulasse. Mais d’une certaine manière, cette
démarche est une tromperie de l’esprit. Comme déjà dit, faudra-t-il encore nuancer
les réflexions en fonction des classes sociales d’appartenance car il y en a
qui ne sont pas aussi perturbantes et avilissantes que d’autres. Il y a
certainement une différence entre la caissière d’un supermarché au smig qui
peine à payer ses factures par rapport à un énarque (ou le conseiller
gouvernemental au Luxembourg, ce qui n’est pas la même chose que le conseiller
normal dans les carrières du fonctionnaire) dans une position élevée dans les
institutions gouvernementales.
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