Art de vivre et événements divertissants dont le sport
Il est vrai que la notion d’art de vivre est revenue assez récemment à la mode. Mais l’art de vivre a été à travers toute l’histoire un sujet de réflexions notamment pour les philosophes, le commun des mortels ne s’en préoccupant pas trop. Chez les Romains, le « peuple » était diverti par les jeux de cirque, brutaux et sanguinaires. Il est difficile de s’imaginer ces gens réfléchir sur l’art de vivre en sortant du cirque. Chez les Athéniens, c’était un peu plus civilisé par le recours au théâtre avec ses comédies (pour commencer) et pour aboutir aux tragédies, toujours de plus en plus sophistiquées dans leur construction. Ce théâtre incitait quand même le commun des mortels à la réflexion sur l’homme et la société car les pièces de théâtre reflétaient souvent les aspects de leur vie quotidienne. Chez les Grecs se déroulaient aussi les jeux olympiques, par analogie aux jeux romains, mais quand même avec des nuances importantes. Les Grecs ne participaient pas à un combat à la mort, leur participation était libre et l’honneur était garanti au vainqueur. Mais c’était aussi un divertissement pour le peuple. Dans l'Antiquité, tous les quatre ans avaient lieu les Jeux olympiques. Ils se déroulaient à Olympie, dans la cité d'Élis, sur la côte ouest du Péloponnèse, en Grèce. Les Jeux olympiques étaient considérés comme la plus importante manifestation sportive de l'Antiquité. Ces jeux avaient pour but d'honorer le dieu Zeus. De nos jours, le succès des jeux olympiques montre que cette manifestation est toujours importante, mais toutes ses corruptions, aspects commerciaux et autres malhonnêtetés laissent un arrière-goût amer.
Les guerres entre cités grecques s'arrêtaient pendant la
trêve olympique. (Putin entamait sa guerre contre l’Ukraine après le début des
jeux olympiques). Des hommes libres venus de tout le monde grec se retrouvaient
pour concourir. Les vainqueurs des nombreuses épreuves sportives étaient
considérés comme des héros : ils devenaient immortels en étant célébrés
par les poètes et recevaient de nombreux cadeaux et honneurs de leur ville
d'origine.
Les compétitions des jeux olympiques sont devenues au fil
du temps plus nombreuses. Le pentathlon antique est définitivement mis sur pied :
il se déroule en une seule journée et se compose (dans l'ordre de déroulement)
du lancer du disque, du saut en longueur, du lancer du javelot, de la course et
de la lutte.
Le pugilat apparaît
comme épreuve en 688 av. J-C à l'occasion de la 23e olympiade,
la course
de chars en 680 av. J-C. Le pancrace devient
une épreuve olympique à la 33e olympiade en 648 av. J-C.
En 520 av. J-C, la course en armes est introduite et
en 408 av. J-C, c'est la course de chevaux.
Seul le pugilat et la pancrace étaient plus violents,
mais toujours moins sanguinaires que les jeux romains.
Wikipédia pour le pugilat : « Contrairement à
la boxe moderne, il n'y avait pas de catégories de poids et le combat n'était
pas séparé en rounds, et il ne pouvait s'achever que sur abandon ou sur KO, la mort d'un
des participants étant un événement très rare. Ceci n’empêchait pas que les
combats étaient très violents. Si la rencontre était trop longue, on utilisait
une procédure particulière, appelée le climax, pour départager les
adversaires : à tour de rôle, chacun des deux combattants assénait un coup
à son adversaire, qui n'avait pas le droit de le parer, ni même de
bouger ; un jet de pièce déterminait le premier combattant à frapper, qui
était vu comme le favori des dieux. » Les dégâts corporels étaient
certainement importants.
Il me semble que pour les athlètes grecs, la
participation aux jeux olympiques pouvait bien faire partie d’un art de vivre. Mais
les combattants des jeux de cirque romains pouvaient tout au plus prétendre à
un art de survie.
A notre époque, tout le cirque autour d’un sport
essentiellement commercial peut jouer le même rôle que les jeux olympiques et
les jeux de cirque. Le résultat peut être le même : tranquilliser les gens
et les divertir des vrais problèmes : voir le fan d’un club de football
qui s’avachit comme couch-potatoe sur son canapé avec ses chips et bières pour
suivre un match de son club, à ne pas confondre avec le hooligan sur le terrain
qui associe son sport à la violence personnelle. Mais pour ces personnes, ces activités
font partie de leur art de vivre, certes pas très élaboré, ce genre
d’énergumènes ne raisonnant certainement pas en termes d’art de vivre.
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