L’individu devient responsable de sa vie, du moins en partie
Avant que nos sociétés soient devenues des sociétés de consommation,
de divertissement et de confort, elles fonctionnaient de manière plus structurée
et contraignante par le biais de diverses institutions et autres entités sociologiques :
religion, famille, classes sociales, idéologies et systèmes politiques, normes sociales
et autres entités structurantes et contraignantes. La quête du plaisir est omniprésente
et permanente. Mais une fois le plaisir, par nature éphémère, est éteint, il y a
le vide et le cycle recommence.
Mais ce vide, créé par les
nouvelles structures et paradigmes sociétaires, laissait un autre vide auquel
l’individu n’était pas habitué parce qu’il est moins pris en charge par des
règles externes (voir le chapitre « autodétermination). L’individu est
devenu responsable de sa vie et doit chercher son propre mode de vie en
fonction du sens qu’il donne à la vie. Si donc, un sens de la vie n’est plus
octroyé d’en haut, les individus doivent le définir pour eux-mêmes.
Ceci est peut-être d’autant plus vrai pour le retraité
qui perd le cadre structurant de sa vie professionnelle qui l’a guidé jusque-là
dans la plus grande partie de sa vie. N’est-il pas trop tard pour ce
questionnement à l’aube du troisième et quatrième âge et n’aurait-il pas fallu réfléchir
peut-être bien plus tôt dans sa vie sur la
« nécessité/bienfait/opportunité » d’un art de vivre pour profiter
plus longtemps des réponses et du chemin trouvé dans son interrogation sur un art
de vivre potentiel en vue de mener une bonne vie pour le reste de la vie qui ne
se fait que rétrécir en permanence et où le temps restant devient de plus en
plus précieux. Encore faut-il se poser la question si on peut vivre une bonne
vie sans avoir recours à un art de vivre. Ou serait-il encore possible qu’on
constate un jour par soi-même qu’on a vécu jusqu’ici une bonne vie et qu’on
continue à le faire sans avoir œuvré consciemment pour ce résultat. On aurait
alors fait intuitivement les bons choix et pris les bonnes décisions tout en
disposant des compétences et les techniques pour réaliser ce qu’on considère après
coup comme une bonne vie.
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