L’art est une technique à la base
« Etymologiquement, le mot « art » vient du latin « ars, artis »
qui signifie « savoir-faire », « métier »,
« adresse » ou « talent ». Au départ, ce
terme renvoyait donc à la manière de faire et donc à l’activité
en tant que telle, plutôt qu’à l’ouvrage final. Mais au cours de
l’histoire, la définition de ce mot a largement évolué, prenant différents sens
en fonction du contexte. »
L’art est donc en premier lieu un ensemble de procédés permettant
d’obtenir un résultat déterminé. C’est une technique. Dans ce sens, il y autant
d’arts que de pratiques. L’art de vivre est ainsi au départ une technique pour
perfectionner la manière de vivre. Mais toute technique nécessite un
apprentissage et le perfectionnement de cette technique dépend pour beaucoup
des conseils d’un maître. Or, si l’objet d’apprentissage est évident pour
beaucoup d’activités comme pour le musicien, le peintre, le menuisier,
l’écrivain, le praticien des arts martiaux (maître = sensei), l’objet
d’apprentissage pour l’art de vivre ne semble nullement défini a priori. D’une
certaine manière, l’art ne tombe pas du ciel. Donc, il ne semble pas évident
quel serait l’apprentissage de l’art de vivre et quel en serait le maître. De
nos jours, il existe pas mal de maîtres proclamés comme les gourous des sectes,
les prêtres de différentes religions (comme le daila lama, sinon le pape 😊), des conseillers de bien-être et autres. Mais si ces pratiques
prétendent mener à un art de vivre, c’est un art de vivre proclamé et imposé.
Pour son propre art de vivre adapté à la situation personnelle, ne faudrait-il
pas plutôt procéder par un questionnement permanent : chercher la voie en
sachant qu’on risque de ne pas atteindre le but : « Der Weg ist das
Ziel ». Donc l’art de vivre consisterait à chercher sa voie : mais
quelle voie pour aller où ?
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