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Affichage des articles du août 4, 2024

Préambule et mise en garde

Préambule À un moment donné de la vie, surtout après être passé dans la catégorie « senior » tout en étant moins embarqué dans la vie pour toutes sortes de raisons, on se demande si la vie « n’est que ça  et seulement cela». Et on se demande aussi s’il existe peut-être une autre, meilleure manière de vivre pour mieux profiter des années qui restent. J’ai pensé qu’une approche par la réflexion sur l’art de vivre pourrait être une possibilité pour ouvrir de nouvelles voies/perspectives après avoir évalué mon passé. Mais je ne savais pas que cela pourrait devenir une histoire sans fin. Je risque peut-être de rendre l’âme (à qui ?), soit par la mort biologique de mon cerveau ou soit en étant devenu sénile sinon même dément, avant que j’arrive à des conclusions en vue de les appliquer pour enrichir ma vie. Mise en garde Il s’agit d’un exercice de questionnement personnel plutôt pêle-mêle et nullement d’un essai structuré d’un bout à l’autre. À la fin du compte ...

Pourquoi se poser maintenant des questions sur l’art de vivre ?

Je dois avouer que pendant très longtemps je ne me suis jamais posé une quelconque question sur l’art de vivre. Le concept même d’« art de vivre » n’était pas pertinent dans ma vie et était juste une notion connue, sans plus. J’ai été simplement occupé à vivre dans un contexte socio-professionnel traditionnel pour assurer les bases de vie considérées comme normales : éducation (subie), études, vie professionnelle, logement, famille, éducation des enfants, vacances, vie quotidienne avec ses petites occupations redondantes et contingentes, loisirs, relations sociales et tout ce qui tournait autour de ces notions. On se laissait en partie vivre par les modes de vie acquis au cours du vécu et le contexte sociétaire qui évoluait sans cesse tout. D’une manière générale, après les années 50 du siècle dernier, les revenus augmentaient régulièrement et avec elles les habitudes de consommation. La génération née après les années cinquante a probablement tiré le grand lot en ce qui ...

L’art de vivre et la retraite

Quelque part après la fin de la vie professionnelle se pose (peut-être) la question : comment vivre le restant des jours ? Est-ce que ma manière de vivre actuelle me convient toujours, sans être époustouflante, tout en m’y accommodant ? Ou est-ce que je voudrais à l’avenir vivre en quelque sorte une vie plus trépignante et riche, en étant en permanence dans un flow permanent. Un tel état « d’euphorie » et trépignant me permettrait de ne pas poser des questions sur une bonne, meilleure vie car étant tout le temps sur la brèche. Il se peut cependant qu’une telle vie frénétique reste quand même terne, emmerdante, pénible et engluée dans des contextes mornes dont on ne se sent pas capable de sortir par habitude ou fatigue ou résignation ou autre état d’âme inhibiteur au changement ? Mais il y a aussi le contraire. Il y a eu des peintres célèbres (Toulouse-Lautrec, Renoir, Monet, Degas) qui ont continué à peindre malgré des handicaps sérieux À la retraite...

Art de vivre et contrariétés

On peut s’imaginer qu’à ce niveau des considérations, l’art de vivre peut entrer en jeu : s’organiser malgré les contraintes de façon à vivre quand même la meilleure vie possible et y prendre un maximum de plaisir tout en évitant un maximum de déplaisir. Mais ce serait étonnant que tout déplaisir puisse être évité/empêché, surtout s’il est généré par des facteurs externes qu’on ne peut influencer. Dans ce sens, la connaissance des contraintes est essentielle pour tirer malgré tout le plus de profit possible de la situation pour vivre une vie dont on peut encore tirer des plus-values malgré les obstacles externes. Mais se connaître soi-même afin d’équilibrer les attentes personnelles est d’autant plus essentiel pour éviter de surévaluer les compétences personnelles en vue des actions à mener. Connaître ses limites est l’autre face des compétences. Un extrait d’un article de Wikipédia formule bien cette problématique : „ Das Spektrum an Vorstellungen zur Lebenskunst reicht v...

Est-ce que la pratique d’un art de vivre est possible dans toutes les conditions/circonstances/contextes imaginables

Je considère cette citation précédente (en rouge) comme une idée de base. En effet, il y a plein de gens, sinon la majorité, qui sont assujettis à maintes contraintes (sinon même seulement des contraintes sans aucune autre latitude) et qui ont peu de liberté pour les décisions à prendre pour jouir d’une vie heureuse, sinon agréable. Dans ces conditions, est-ce encore possible de réfléchir en termes d’art de vivre alors que souvent on est dans une situation de survie. Je pense que la majorité des gens sont dans cette situation restrictive. La classe moyenne gardait un peu cette faculté de certains choix (pas au même degré que les « riches »), mais cette frange de la population est en train de s’amenuiser avec l’évolution sociétaire actuelle et rencontre de plus en plus des difficultés pour boucler les fins de mois. Leur art de vivre ne peut plus se construire entièrement sur des circonstances favorables. Y a-t-il une échappatoire dans ces conditions ? Peut-être qu’il subsi...

Un questionnement intuitif pour préparer le terrain, sans aucune réponse a priori

Mais d’emblée on peut se poser intuitivement et tous azimuts certaines questions ou retenir certains éléments dans ce contexte, pour ouvrir (délimiter) le contexte de réflexion, tout en ne sachant pas vraiment ce qu’est l’art de vivre. Le questionnement tourne fondamentalement autour du concept d’une bonne/belle/heureuse vie : ·              D’abord, à quel moment parle-t-on d’art de vivre ? ·          Chacun a sa manière de vivre, nolens volens. Quand est-ce que cette manière de vivre devient-elle un art de vivre ? Est-ce utile de poser cette question ? ·          Peut-on vivre une vie (bien/belle) sans recourir à la non notion d’)un art de vivre ? ·          Ou faut-il un art de vivre pour pouvoir mener une bonne vie ? ·          Si on estime qu’on mène une...

Un certain nombre d’idées malgré tout

Mais revenant à la base en émettant certaines réflexions pour construire la suite d’une recherche espérée plus structurée : L’art de vivre doit porter nécessairement sur une bonne et/ou heureuse vie. Encore faut-il savoir si « bonne », « belle » et heureuse » expriment la même idée ou si ce sont des notions complémentaires et peut-être même évolutives. Par exemple on pourrait s’imaginer qu’on doit veiller à réaliser d’abord une bonne vie pour l’enrichir pour qu’elle puisse devenir belle. Et si on est en arrivé là, on pourrait concevoir qu’une belle vie puisse développer une intériorité à un niveau supérieur pour connaître le bonheur. Il faut peut-être réaliser (se rendre compte, devenir conscient) qu’on a eu une belle vie et qu’on est heureux. C’est comme manger un met sublime mais on ne se rend pas compte qu’il est sublime pour pleine de raisons : on le bouffe en étant concentré sur son portable ou qu’on suive une émission à la télé ou tout simpleme...

Bonne/belle vie

  Si on part du principe que l’art de vivre n’a pas pour but de vivre une mauvaise vie, plein de déplaisirs, de souffrances et autres déboires, l’art de vivre viserait une bonne/belle vie, quelle que soit la manière dont on définit bonne ou mauvaise vie. Il s’agirait donc de trouver soi-même les procédés permettant de vivre une bonne/belle vie, telle qu’on la définisse pour soi-même. Donc, si on s’intéresse à l’art de vivre, on vise une technique/démarche pour créer/améliorer perfectionner quelque chose qui a un objectif fondamental pour tout être vivant : vivre. Si on est né, on l’est pour vivre et pour continuer à vivre. Vivre est inscrit dans la nature animale, donc aussi humaine. C’est un instinct. Certains philosophes parlent d’élan vital (Bergson), d’autres de volonté (Schopenhauer), d’autres encore de l’instinct de (sur)vie (tendance naturelle des êtres vivants à préserver leur propre existence), pulsion de vie (Freud) et autres. Le concept de pulsion fait référence ...

Le bonheur et la bonne vie

  Mais ce parcours laisse en suspens un certain nombre de notions qui s’apparentent mais qui ne sont pas nécessairement synonymes. Est-ce que l’art de vivre concerne une bonne et/ou belle vie ? Qu’est-ce qu’une vie bienheureuse ? Le bonheur est-il fugitif ou peut-il s’installer en permanence dans une vie ? Si l’art de vivre est un moyen pour atteindre le bonheur, peut-il s’exercer sur tous les plans de la vie quotidienne ou est-il réservé seulement à des moments de grâce (fortuits ou construits) par intermittence ? Par exemple, la notion de bonne vie peut être associée à un certificat de bonne vie et mœurs. On peut en déduire qu’on est dans une situation de conformité aux normes de la société, sans aucun lien avec un état d’âme positif du citoyen concerné. Cette simple notion, utilisée très souvent à tort et à travers sans définition précise (peut-est-ce impossible), est en soi une histoire sans fin dans les débats philosophiques. Il y en a qui pensent qu’...

La notion d’Art

Si on veut discuter de l’art de vivre, il me semble juste qu’il faut d’abord analyser la notion d’art. Il me semble même difficile de savoir a priori de quoi on parle exactement si on parle de l’art tout court. Si plus est, un sens dominant de la notion d’art de vivre n’existe pas non plus d’emblée. Une difficulté existe dans ce sens que la notion d’art elle-même peut être très polysémique. Et elle conduit à au moins 3 sortes d’acteurs : l’artisan qui devient artiste et qui devient en même temps le consommateur de son objet créé par le regard qu’il lui porte. Par analogie avec l’art, l’artiste devient l’acteur/créateur de son objet consistant dans l’art de vivre. Puisque l’art de vivre créé est appliqué à son créateur, celui-ci devient en quelque sorte en même temps l’objet même de son art de vivre.

L’art est une technique à la base

  «  Etymologiquement, le mot «  art  » vient du latin «  ars, artis  » qui signifie «  savoir-faire  », «  métier  », «  adresse  » ou «  talent  ». Au départ, ce terme renvoyait donc à la  manière de faire  et donc à l’ activité en tant que telle, plutôt qu’à l’ouvrage final . Mais au cours de l’histoire, la définition de ce mot a largement évolué, prenant différents sens en fonction du contexte. » L’art est donc en premier lieu un ensemble de procédés permettant d’obtenir un résultat déterminé. C’est une technique. Dans ce sens, il y autant d’arts que de pratiques. L’art de vivre est ainsi au départ une technique pour perfectionner la manière de vivre. Mais toute technique nécessite un apprentissage et le perfectionnement de cette technique dépend pour beaucoup des conseils d’un maître. Or, si l’objet d’apprentissage est évident pour beaucoup d’activités comme pour le musicien, le peintre, le ...

Belle vie et valeur esthétique

La belle vie renvoie à un autre sens d’une notion élargie de l’art, à savoir un ensemble de procédés visant une production dotée d’une valeur esthétique. Si on recherche le sens de cette notion, on trouve plein de nuances dans la définition de l’esthétique, mais toutes gravitant autour de la notion de « beau ». Or la beauté ne peut être définie objectivement et la perception du beau risque de rester entièrement subjective. Ce qui n’empêche pas qu’une personne ressente comme une bonne vie sa quête personnelle du beau. Par exemple, il y a des collectionneurs richissimes qui font la chasse aux objets d’art de valeur afin de pouvoir les « déguster » à leur guise tout seul dans leurs quatre murs. Et on peut s’imaginer aussi que quelqu’un considère des choses comme belles parce qu’elles sont tellement laides qu’elles deviennent belles à cause de leur laideur. Est-ce qu’une laideur « belle » fait du sens.

La notion de beau

  Dans le langage courant, l'adjectif « esthétique » se rapproche de « beau ». Comme nom, « esthétique » est une notion désignant l'ensemble des caractéristiques qui déterminent l'apparence d'une chose. Et cela continue de se complexifier. Beauté : notion polysémique   et protéiforme de nouveau : ·          Caractère de ce qui est beau, de ce qui plaît universellement ·          Qualité de quelqu'un, de quelque chose qui est beau, conforme à un idéal esthétique ·          Caractère de ce qui est digne d'admiration par ses qualités intellectuelles ou morales ·          Caractère de ce qui est moralement admirable ·          Qualité  de ce qui est esthétique à la perception. ·      ...