Modes de pensée et mémoire
Résumons d’avance les élucubrations
ci-après : On est bien peu de choses même si on
est très complexe et il faut très peu pour être foutu.
Plus un système est complexe et plus
il est vulnérable. En toute logique la probabilité de dysfonctionnements
devrait augmenter si le système est très complexe. Et notre corps est un
système complexe et le cerveau est le roi de cette complexité. Il travaille
pour beaucoup en autopilotage préprogrammé mise en place en grande partie par
l’évolution. Une analogie peut être l’avion moderne, comme les Mastodontes de
Boeing et d’Airbus. Ces engins sont d’une complexité énorme , mais pas toujours
fiables. Il suffit de se rappeler les déboires avec les modèles 737 Max de
Boeing (crashs et autres incidents et interdits de vol par moments). De même,
le cerveau doit être constitué d’une manière fiable pour fonctionner comme nos
avions modernes. Des défauts de constitution/construction de notre cerveau
peuvent avoir des conséquences désastreuses. Parfois il suffit d’un petit gène
néfaste/défectueux pouvant détruire une vie à petit/grand feu. Par analogie,
l’aéronef doit d’abord être construit correctement et entretenu pendant son
activité. Par ailleurs, il doit être « nourri » avec du kérosène pour
voler. C’est la même chose pour notre cerveau et notre corps car notre cerveau
a besoin de beaucoup d’inputs provenant du corps pour fonctionner (sang,
hormones, signaux etc.). Mais notre cerveau fonctionne pour l’individu comme
une boîte noire (comme l’embrayage dans une voiture). Il suffit d’utiliser les
fonctionnalités du cerveau sous réserve que la plupart des processus cérébraux
travaillent d’une manière dérobée, sous le radar de notre conscience. Comme
l’avion doit avoir son kérosène, le cerveau doit aussi être nourri, aussi bien
sur le plan physiologique que sur le plan des sensations externes et internes,
ces dernières étant les informations stockées prêtes à l’usage en cas de
besoin, le cerveau décidant cependant d’y recourir s’il estime qu’il y a un
besoin. Si un pilote passe du mode de vol automatique au mode manuel, il
utilise les fonctions gérées par des boîtes noires toutes faites et
préprogrammées : réduire les gaz, tourner à gauche ou à droite, gagner en
hauteur, augmenter la vitesse etc.. Mais ces boîtes noires ont dû être
construites préalablement pour être disponible le moment voulu. Notre cerveau
fait exactement la même chose quand il est dans le mode de la réflexion, un
état ne travaillant qu’occasionnellement si l’homme est dans un état éveillé.
On ne réfléchit pas 16 heures par jour, mais on est « pensé » la
plupart du temps.
Pourquoi ne pas comparer notre cerveau
avec ses pensées et réflexions à un avion en vol ?
Nous avons parlé de tempérament,
personnalité, caractère, mentalité, vécu personnel, fonctionnement et
dysfonctionnement du cerveau, problèmes mentaux, facteurs d’hygiène et de
motivation, douleur, handicap, vieillesse, hygiène mentale et physique,
cognitions, émotions, curiosité, créativité, relations sociales, imagination,
croyances, tous des facteurs influençant notre vie, créant notre Moi et
posant les prémisses sur notre manière d’aborder l’élaboration d’un art de
vivre si nous en sentons le besoin. La combinaison de tous ces facteurs
(et d’autres encore car on ne sait pas ce qu’on ne sait pas) fait de chaque
être humain un être unique qui a sa façon d’aborder les choses de la vie, que
ce soit de manière plus ou moins autonome et libre, en fonction de ses
capacités. Ce constat peut être observé dès qu’on est en contact avec d’autres
personnes.
Dans ce contexte, deux facteurs manquent encore, à savoir
la pensée (et ses modes) et la mémoire. Comment nos modes de
pensée personnels et notre mémoire interviennent-elles dans l’élaboration d’un
art de vivre ? Dans quelle mesure suis-je libre de penser mon art de
vivre ?
Mais qu’est-ce que c’est la pensée ? La pensée est
un processus cognitif complexe qui permet aux individus de traiter, d'interpréter
et de comprendre l'information provenant de leur environnement et de leur
expérience. Elle englobe un large éventail d'activités mentales.
Au sens large du terme, la pensée est une
activité psychique qui
recouvre les processus par lesquels sont élaborées, en réponse aux perceptions venues des
sens, la synthèse des images et des sensations réelles et imaginaires qui
produisent les concepts que
l'être humain associe pour apprendre, créer, agir et communiquer dans la
réalité. La pensée désigne donc l'activité psychique par laquelle un individu
élabore des représentations mentales, des idées, des concepts ou des jugements
sur le monde qui l'entoure, sur lui-même ou sur des situations particulières. La
pensée est un produit de l’esprit, qui peut survenir au moyen des activités
rationnelles de l’intellect ou des abstractions de l’imagination.
La pensée peut prendre de drôles de formes. Ainsi, la
tachypsychie correspond à un déroulement anormalement rapide de la pensée et
des associations d'idées créant un état de surexcitation.
Voici quelques éléments clés pour comprendre la pensée :
Perception : La pensée commence souvent par la
perception, qui est le processus par lequel les individus interprètent et
organisent les informations sensorielles provenant de leur environnement
externe et interne.
Raisonnement et logique : La pensée
implique également le raisonnement et la logique, qui sont des processus par
lesquels les individus évaluent et analysent l'information pour arriver à des
conclusions ou des décisions.
Autres processus cognitifs :
·
Raisonnement déductif : partir de
propositions générales pour aboutir à des conclusions spécifiques
·
Raisonnement inductif : partir d’exemples
spécifiques pour tirer des généralisations et/ou des conclusions générales.
·
Raisonnement abductif : consiste à
formuler une hypothèse ou une explication probable en fonction des informations
disponibles
·
Raisonnement analogique : consiste à
établir des similitudes entre des situations ou des objets différents pour
tirer des conclusions ou résoudre des problèmes
·
Raisonnement causal : cherche à établir
des relations de cause à effet entre des événements ou des situations.
·
Raisonnement statistique : utilise des
données et des probabilités pour tirer des conclusions ou évaluer des
hypothèses.
·
Autres ?
La logique formelle . est une branche de
la philosophie et des mathématiques qui étudie les règles formelles du
raisonnement valide. Elle utilise des systèmes formels de symboles et de règles
pour représenter et évaluer les arguments. Voici quelques concepts clés et
composants de la logique formelle. Voici un bref aperçu des éléments de la
logique formelle :
- Proposition : Une déclaration qui
est soit vraie, soit fausse. Les propositions sont généralement
représentées par des lettres majuscules (p, q, r, etc.).
- Connecteurs logiques : Ce sont des symboles
utilisés pour combiner ou modifier des propositions. Les principaux connecteurs logiques sont :
- Négation (¬) : Non p
- Conjonction (∧) :
p et q
- Disjonction (∨) :
p ou q
- Implication (→) : si p alors q
- Équivalence (↔) : p si et seulement
si q
- Table de vérité : Une représentation
systématique des valeurs de vérité possibles pour une proposition ou un
ensemble de propositions en fonction de leurs connecteurs logiques.
- Arguments : Une séquence de
propositions dans laquelle une proposition (la conclusion) est affirmée
sur la base des autres propositions (les prémisses). Un argument est
considéré comme valide si la conclusion est nécessairement vraie lorsque
les prémisses sont vraies.
- Validité : Un argument est valide
si la conclusion est vraie chaque fois que les prémisses sont vraies. La
validité est une propriété formelle de l'argument, indépendamment de la
vérité des prémisses.
- Raisonnement déductif : Un type de
raisonnement dans lequel la conclusion est nécessairement vraie si les
prémisses sont vraies. La logique formelle est principalement axée sur le
raisonnement déductif.
- Syllogismes : Des formes d'arguments
déduits qui contiennent deux prémisses et une conclusion. Par exemple :
- Tous les hommes sont mortels. (prémisse majeure)
- Socrate est un homme. (prémisse mineure)
- Par conséquent, Socrate est mortel. (conclusion)
- Méthodes de preuve : Des techniques
formelles utilisées pour démontrer la validité des arguments. Il existe
plusieurs méthodes de preuve en logique formelle, dont la
déduction naturelle, le tableau de vérité et les règles de l'inférence.
Mémoire : La mémoire joue un rôle crucial dans la pensée en
permettant aux individus de récupérer et d'utiliser des informations et des
expériences passées pour résoudre des problèmes et prendre des décisions.
Créativité : La pensée créative implique la
génération d'idées nouvelles et originales, ainsi que la capacité à voir les
choses sous différents angles et à faire des associations innovantes entre les
idées.
Langage et communication : Le langage est
un outil essentiel de la pensée qui permet aux individus d'exprimer leurs
idées, leurs sentiments et leurs perceptions, ainsi que de communiquer et de
partager des informations avec les autres.
Émotions et motivations : Les émotions et
les motivations peuvent influencer la pensée en affectant la manière dont les
individus perçoivent, interprètent et réagissent à l'information et aux
situations.
La pensée peut être consciente ou inconsciente,
automatique ou délibérée, intuitive ou analytique. Elle est influencée par une
variété de facteurs, y compris l'éducation, l'expérience, la culture, les
croyances, les valeurs et les émotions.
Rien que ces énumérations laissent entrevoir que la
pensée peut être perturbée de maintes manières et peut inhiber les mécanismes
mentaux pour définir un art de vivre.
Quelles est l’origine de la pensée humaine et qu’est-ce
que la pensée animale ? On peut procéder indirectement en se posant la
question s’il existe une pensée animale et quelle est la différence entre
pensée animal et humaine (l’homme est aussi un animal).
La pensée animale est étudiée par les scientifiques, les
philosophes et psychologues et les éthologues (l’éthologie est l’étude du
comportement animale). Ainsi :
·
Instinct et comportement inné : Les animaux ont souvent des comportements instinctifs
et innés qui sont hérités et qui ne nécessitent pas d'apprentissage ou
d'expérience.
·
Pensée sensorielle et perceptuelle :Les animaux ont la capacité de percevoir et d'interpréter
les informations sensorielles de leur environnement, ce qui leur permet de
réagir aux stimuli et de s'adapter à leur environnement.
·
Comportement intelligent : De nombreux
animaux démontrent un comportement intelligent et adaptatif qui suggère une
certaine forme de pensée. Par exemple, certains animaux sont capables de
résoudre des problèmes, d'utiliser des outils, de planifier des actions et
d'apprendre de nouvelles compétences.
·
Apprentissage et mémoire : Les animaux
montrent des capacités d'apprentissage et de mémoire qui sont similaires à
celles des humains. Ils peuvent apprendre par l'expérience, mémoriser des
informations et utiliser ces connaissances pour prendre des décisions et
résoudre des problèmes.
·
Communication et langage : Bien que les
animaux n'aient pas de langage complexe comme les humains, ils communiquent
entre eux par le biais de signaux vocaux, visuels et olfactifs. Certains
animaux, comme les singes et les dauphins, ont même été formés pour utiliser
des systèmes de communication symbolique avec les humains.
·
Émotions et conscience : Il y a des preuves
que de nombreux animaux éprouvent des émotions et possèdent une forme de
conscience de soi. Ils peuvent ressentir de la joie, de la peur, de la douleur
et d'autres émotions, et ils démontrent souvent une capacité à s'adapter et à
réagir à leur environnement de manière consciente.
·
Cerveau et cognition : Les recherches
en neurosciences ont révélé que de nombreux animaux ont des structures
cérébrales et des fonctions cognitives similaires à celles des humains. Par
exemple, les primates, les corbeaux et les éléphants ont des capacités
cérébrales avancées qui soutiennent une forme de pensée et de résolution de
problèmes.
Cependant, il est important de noter que la pensée
animale est différente de la pensée humaine en raison des différences dans la
structure cérébrale, la capacité cognitive, la communication et l'expérience
individuelle. Les animaux ne possèdent pas la capacité de pensée abstraite,
symbolique et complexe des humains, mais ils démontrent néanmoins une forme de
pensée adaptative et fonctionnelle qui leur permet de survivre et de s'adapter
à leur environnement.
En conclusion, bien que les animaux
n'aient pas une forme de pensée aussi complexe et élaborée que les humains, il
existe des preuves solides qu'ils démontrent une certaine forme de pensée,
d'intelligence et de conscience. La compréhension de la pensée animale est un
domaine de recherche important qui continue à évoluer à mesure que les
scientifiques explorent les capacités cognitives et émotionnelles des
différents espèces animales.
·
La pensée animale n’a pas la même capacité de pensée
abstraite, symbolique et conceptuelle des humains. Les êtres humains ont la
capacité de penser de manière abstraite, de comprendre des concepts complexes,
de raisonner logiquement et d'anticiper les conséquences de leurs actions.
·
Les humains utilisent un langage complexe et
articulé pour communiquer des idées, des émotions, des connaissances et des
expériences. Ils peuvent également comprendre et interpréter les nuances du
langage, y compris les métaphores, les symboles et les expressions
idiomatiques. Les animaux par utilisent des systèmes de communication plus
simples, tels que des signaux vocaux, visuels et olfactifs, pour transmettre
des informations à d'autres membres de leur espèce. Bien que certains animaux,
comme les singes et les dauphins, puissent utiliser des systèmes de
communication symbolique, ces systèmes sont généralement moins complexes que le
langage humain.
·
Les humains ont une conscience de soi développée
et sont capables de réflexion introspective. Ils sont conscients de leurs
propres pensées, émotions, désirs, croyances et intentions, et ils peuvent
réfléchir sur leur propre comportement et sur leur place dans le monde. Bien
que de nombreux animaux aient une certaine forme de conscience et
d'auto-conscience, elle est généralement moins développée que celle des
humains. Les animaux peuvent être conscients de leurs propres sensations,
émotions et besoins, mais ils ont une capacité limitée à réfléchir de manière
introspective sur eux-mêmes et sur le monde qui les entoure.
·
Les humains sont capables de créer et de transmettre
la culture, les traditions, les connaissances et les compétences de
génération en génération. Ils peuvent apprendre de manière collective et
intergénérationnelle, partager des idées et des innovations, et construire des
systèmes de connaissances complexes. Bien que certains animaux transmettent des
connaissances et des compétences à leurs descendants, la transmission
culturelle est généralement moins développée et moins complexe que chez les
humains. Les animaux apprennent principalement par l'expérience individuelle et
l'observation directe.
Une autre réflexion consiste à
s’interroger sur l’origine de la pensée humaine. D’où vient la
pensée ? L’'origine de la pensée est un phénomène complexe et
multidimensionnel qui résulte de l'interaction entre des facteurs biologiques,
psychologiques, neuroscientifiques, évolutionnistes, anthropologiques et
socioculturels. Mais la lumière s’arrête un peu à ce niveau. Ce qui semble
certain, c’est qu’il n’y a une pensée que s’il y a un cerveau
Les énoncés antérieurs ont montré que la pensée humaine
n’est que l’aboutissement (actuel) d’une évolution de la pensée des êtres les
plus primitifs jusqu’à l’homme actuel. Néanmoins, les
influences culturelles et les connaissances fournissent une matière première
plus ou moins riche pour nourrir le cerveau, permettant des connexions et
réseaux neuronaux plus ou moins complexes et aidant les mécanismes de la pensée
à se densifier en disposant de plus en plus d’éléments. En dehors des
influences culturelles, il faut aussi considérer tous les facteurs et contextes
du développement individuel de l’homme au cours de son cyle de vie (enfant
-> adolescent -> adulte –> 3ième et 4ième âge
(est-ce qu’il y aura un 5ième âge de plus de 100 ans ?).
L’idée de nourrir son cerveau pour avoir une pensée riche sur base
de tous les facteurs énumérés peut être illustrée par les bases biologiques de
la pensée. Le cerveau est constitué principalement de cellules nerveuses
interconnectées (ou non) qui se constituent en réseau par l’activité des
neurones. Notre cerveau en contient près de 100 milliards.
Mais voyons d’abord le fonctionnement général du cerveau
pour nous tourner par après vers la base biologique du stockage de
l’information. En dehors de la fonction de stockage de l’information, le
cerveau a maintes autres fonctions : contrôle moteur, perception
sensorielle, fonctions cognitives, homéostasie et régulation autonome,
fonctions endocriniennes, mémoire et apprentissage, régulation du sommeil et de
la vigilance, régulation de la réponse au stress et bien d’autres.
Voyons d’abord un graphique concernant la transmission de l’influx nerveux.
Les axones font la connexion entre les
neurones grâce aux synapses. Il existe à peu près 200 types de neurones et le
cerveau humain a environ entre 80 et 100 milliards de neurones. Il existe 4
morphologies de base pour le neurone :
Les neurones multipolaires peuvent être de types
différents.
Rien que par la forme, avec plus ou moins de dendrites,
on peut s’imaginer le nombre de connexions possibles.
L'influx nerveux se propage le
long de l'axone vers la synapse, produisant des substances chimiques : les
neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, etc.).
Selon le type de synapse, on peut trouver deux types de
neurones: les neurones excitateurs et les neurones inhibiteurs. Environ 80% des
neurones sont excitateurs. La plupart des neurones ont des milliers de synapses
sur leur membrane et des centaines d'entre eux sont actifs simultanément. Que
la synapse soit excitatrice ou inhibitrice dépend du type ou des types d'ions
qui sont acheminés dans les flux postsynaptiques, lesquels dépendent du type de
récepteur et de neurotransmetteur impliqué dans la synapse (par exemple, le
glutamate ou le GABA).
Faisons une petite
parenthèse et rendons
encore attentif aux cellules gliales et à la myéline, très
importantes pour le fonctionnement des neurones. Pour une meilleure conduction
du signal électrique et une transmission plus rapide du message nerveux, les
axones des neurones sont recouverts d’une substance appelée myéline, formant
une gaine principalement constituée de lipides et de couleur blanche (c’est
cette substance qui donne son nom à la matière blanche, en opposition avec la
célèbre matière grise…). Cette myéline est produite par une catégorie de
cellules nerveuses constituant la majorité du tissu nerveux, les cellules
gliales. Ces cellules gliales jouent un rôle primordial pour la bonne santé
des neurones, puisqu’elles leur apportent les nutriments nécessaires à leur bon
fonctionnement, ont un rôle immunitaire, et participent à l’élimination des
déchets. Les cellules gliales sont un type de cellules du système nerveux
central et du système nerveux périphérique qui jouent un rôle crucial dans le
maintien de l'environnement neuronal, le soutien structurel et la régulation de
l'activité neuronale. Il existe plusieurs types de cellules gliales, dont les
principales sont les astrocytes, les oligodendrocytes, les cellules de Schwann
et les microglies.
Les astrocytes
sont les cellules gliales les plus abondantes dans le cerveau. Ils fournissent
un soutien structurel aux neurones, régulent le milieu extracellulaire,
contribuent au maintien de la barrière hémato-encéphalique et participent au
métabolisme neuronal.
Les oligodendrocytes et les cellules de Schwann sont
responsables de la formation de la myéline, une gaine isolante qui entoure les
axones des neurones et permet une transmission efficace des signaux
électriques.
La myéline est composée principalement de lipides, tels que les phospholipides
et le cholestérol, ainsi que de protéines spécifiques, telles que les
protéines de la myéline, qui ensemble forment une gaine isolante autour des
axones des neurones, facilitant la transmission efficace des signaux
électriques.
Les microglies
sont les principaux acteurs du système immunitaire du cerveau. Elles sont
responsables de la surveillance de l'environnement cérébral et de la réponse à
tout dommage ou infection.
Les défauts de
myéline peuvent entraîner diverses maladies neuronales, principalement des troubles
neurologiques et neurodégénératifs. Voici quelques exemples de maladies
associées à des défauts de myéline :
1.
Sclérose en plaques (SEP) : La SEP est une maladie
auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque la myéline du système
nerveux central, entraînant une inflammation et une démyélinisation. Cela
perturbe la transmission des signaux nerveux et peut conduire à une variété de
symptômes neurologiques, tels que des troubles de la vision, des troubles de la
coordination et des troubles cognitifs.
2.
Leucodystrophies : Les leucodystrophies sont un
groupe de maladies génétiques rares caractérisées par une altération de la
myéline. Ces conditions peuvent résulter de mutations génétiques affectant les
protéines impliquées dans la formation ou la maintenance de la myéline, ce qui
entraîne une dégradation progressive de la gaine de myéline. Les symptômes des
leucodystrophies varient en fonction du type spécifique de maladie, mais ils
incluent souvent des troubles moteurs, des troubles cognitifs et des problèmes
de développement.
3.
Neuropathies démyélinisantes inflammatoires
chroniques : Ces conditions sont caractérisées par une inflammation chronique des
nerfs périphériques, ce qui entraîne une démyélinisation et des symptômes tels
que des engourdissements, des picotements, des faiblesses musculaires et des
douleurs.
4.
Maladies neurodégénératives : Bien que la dégénérescence de
la myéline ne soit pas toujours le principal mécanisme sous-jacent, des
maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson et la
maladie d'Alzheimer peuvent également être associées à des altérations
de la myéline, contribuant aux symptômes cliniques observés.
Parlons un peu cholestérol parce qu’il est souvent perçu
comme le diable dans une alimentation saine.
Le cholestérol joue un rôle crucial dans la formation et la fonction de la
myéline dans le système nerveux. La myéline est principalement composée de
lipides, dont une proportion significative est constituée de cholestérol. Le
cholestérol est essentiel à la formation d'une membrane cellulaire stable et
fluide, ce qui est particulièrement important dans le cas de la myéline, où la
présence de membranes lipidiques compactes est nécessaire pour isoler
efficacement les axones des neurones.
Le cholestérol est
impliqué dans plusieurs aspects de la biologie de la myéline :
1.
Formation de la myéline : Le cholestérol est nécessaire à
la synthèse des membranes cellulaires, y compris celles des oligodendrocytes et
des cellules de Schwann, qui produisent la myéline dans le système nerveux
central et périphérique respectivement. Sans une quantité adéquate de
cholestérol, la production et la maintenance de la myéline peuvent être
compromises.
2.
Stabilité de la membrane : Le cholestérol aide à
stabiliser la membrane lipidique en interagissant avec les phospholipides et en
modulant leur arrangement. Une membrane stable est essentielle pour assurer
l'intégrité structurelle de la myéline et permettre une transmission efficace
des signaux électriques le long des axones.
3.
Fonction neuronale : Le cholestérol est également
impliqué dans la signalisation neuronale et la formation de synapses. Les
perturbations du métabolisme du cholestérol peuvent affecter la fonction
neuronale et contribuer à des troubles neurologiques.
Le cholestérol est
synthétisé principalement par le foie, bien que d'autres tissus et organes
puissent également en produire en quantités moindres. La synthèse du
cholestérol se déroule dans les cellules hépatiques et implique plusieurs
étapes enzymatiques.
Voici un aperçu du
processus de synthèse du cholestérol :
1.
Acétyl-CoA : Le processus de synthèse du
cholestérol commence par l'acétyl-CoA, qui est une molécule de base produite
lors du métabolisme des glucides, des lipides et des protéines.
2.
Formation du mévalonate : L'acétyl-CoA subit une série de
réactions enzymatiques pour former du mévalonate. Cette étape est catalysée par
l'enzyme HMG-CoA réductase, qui est le principal régulateur de la synthèse du
cholestérol et est la cible d'actions pharmacologiques dans le traitement de
l'hypercholestérolémie.
3.
Formation du cholestérol : Le mévalonate subit ensuite
plusieurs étapes de transformation pour former le cholestérol. Ces étapes
impliquent diverses réactions enzymatiques et nécessitent l'apport d'énergie
sous forme d'ATP.
Outre la synthèse
endogène (se passant dans le corps même), une partie du cholestérol provient
également de l'alimentation. Les aliments d'origine animale, tels que la
viande, les produits laitiers et les œufs, contiennent du cholestérol.
Cependant, la quantité de cholestérol alimentaire absorbée peut varier considérablement
d'une personne à l'autre et n'a pas toujours un impact majeur sur les niveaux
de cholestérol dans le sang. En moyenne, le foie produit environ 70 à 80 % du
cholestérol présent dans le corps.
La myéline agit
comme une isolation électrique autour des axones des neurones, ce qui permet
une transmission rapide et efficace des signaux électriques. Lorsque la myéline
est défaillante ou endommagée, la transmission nerveuse peut être ralentie,
entraînant des retards dans la communication neuronale et des symptômes tels
que des engourdissements, des picotements ou des faiblesses musculaires. Les
troubles de la myéline peuvent aussi affecter les nerfs responsables de la
coordination motrice. Cela peut entraîner des problèmes de coordination et de
mobilité, tels que des difficultés à marcher, à saisir des objets ou à
effectuer des mouvements précis. Les axones myélinisés transmettent également
les informations sensorielles, telles que la douleur, la température et le
toucher, vers le cerveau. Des problèmes de myéline peuvent perturber ces
signaux sensoriels, entraînant des sensations anormales ou des douleurs
neuropathiques.
Sans un taux de
cholestérol raisonnable pour fabriquer la myéline, notre cerveau part en
débandade. La paranthèse sur la myéline est fermée :
Les neurotransmetteurs, libérés par
la synapse, activent ou inhibent un second neurone.
L'influx nerveux se propage
ainsi de neurone en neurone.
Selon le type de synapse, on peut trouver deux
types de neurones: les neurones excitateurs et les neurones inhibiteurs.
Environ 80% des neurones sont excitateurs. La plupart des neurones ont des
milliers de synapses sur leur membrane et des centaines d'entre eux sont actifs
simultanément. Que la synapse soit excitatrice ou inhibitrice dépend du type ou
des types d'ions qui sont acheminés dans les flux postsynaptiques, lesquels
dépendent du type de récepteur et de neurotransmetteur impliqué dans la synapse
(par exemple, le glutamate ou le GABA). Ainsi :
1.
Neurones
passionnants : Sont
ceux dans lesquels le résultat des synapses provoque une réponse excitatrice c'est-à-dire que cela augmente la
possibilité de produire un potentiel d'action.
2.
Neurones
inhibiteurs : Sont
ceux dans lesquels le
résultat de ces synapses provoque une réponse inhibitrice c'est-à-dire
que cela réduit la possibilité de produire un potentiel d'action.
3.
Neurones
modulateurs : Certains
neurotransmetteurs peuvent jouer un rôle dans la transmission synaptique
autrement qu'excitateur et inhibiteur, car ils ne génèrent pas de signal de
transmission, mais le régulent. Ces neurotransmetteurs sont connus comme
neuromodulateurs et sa
fonction est de moduler la réponse de la cellule à un neurotransmetteur
principal . Ils établissent généralement des synapses
axo-axonales et leurs principaux neurotransmetteurs sont la dopamine, la
sérotonine et l’acétylcholine.
Le nombre de connexions synaptiques dans le cerveau humain
est estimé à environ 1000 à 10 000 milliards (1 à 10 billions) de synapses. Ce
chiffre est extrêmement élevé et illustre la complexité et la richesse des
réseaux neuronaux qui permettent le traitement de l'information, la cognition,
l'apprentissage et la mémoire dans le cerveau humain.
Il est important de noter que ce chiffre est une estimation
et peut varier en fonction des sources et des méthodes de comptage utilisées.
De plus, le nombre exact de synapses peut également être influencé par des
facteurs tels que l'âge, le sexe et d'autres facteurs individuels.
Le cerveau a, entres autres, une fonction essentielle, à
savoir le stockage de l’information. On se trouve en présence de plusieurs
sortes de mémoire :
Les différentes sortes de mémoire sont localisées à des
endroits différents dans le cerveau. Les composantes de la mémoire sont
multiples et renvoient à des fonctions distinctes et interconnectées faisant
travailler en même temps les principales zones de la mémoire.
Chaque sorte de mémoire a ses propres fonctions, mais elles
travaillent ensemble dans les processus mentaux/cognitifs.
Signalons à ce stade que les types neurotransmetteurs
sont nombreux et que leur nature détermine leurs fonctions. Nous retrouvons
beaucoup de notions ayant trait à notre état mental et autres aspects du
fonctionnement de notre corps (mémoire, attention, plaisir, mouvement, sommeil,
.humeur. stress, douleur, etc.) Cela vaut la peine d’en donner certains
exemples.
Neurotransmetteurs classiques
- Acétylcholine
(ACh) : Impliquée dans les fonctions motrices, la mémoire et
l'attention. Il est largement présent dans le système nerveux central et
le système nerveux périphérique.
- Dopamine (DA) :
Impliquée dans la régulation de l'humeur, la récompense, le plaisir et le
mouvement. Elle joue un rôle clé dans les systèmes de récompense du
cerveau.
- Sérotonine
(5-HT) : Impliquée dans la régulation de l'humeur, l'appétit, le sommeil
et d'autres fonctions cognitives et émotionnelles.
- Norépinéphrine
(NE) ou Noradrénaline : Impliquée dans la régulation de l'humeur, l'attention et la
réponse au stress.
- GABA (Acide
gamma-aminobutyrique) : Le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux
central, impliqué dans la régulation de l'anxiété, du stress et de la
relaxation.
- Glutamate : Le
principal neurotransmetteur excitateur du système nerveux central,
impliqué dans la cognition, la mémoire et l'apprentissage.
Neurotransmetteurs
peptidiques
- Endorphines :
Impliquées dans la modulation de la douleur et la régulation de l'humeur.
- Substance P :
Impliquée dans la transmission de la douleur et la régulation de l'humeur.
- Neuropeptide
Y (NPY) : Impliqué dans la régulation de l'appétit, le stress et l'humeur.
Autres
neurotransmetteurs
- Adénosine :
Impliqué dans la régulation du sommeil, de l'éveil et de la
vasodilatation.
- Histamine :
Impliquée dans la régulation de l'éveil, de la vigilance et de la réponse
immunitaire.
- Glycine : Un
neurotransmetteur inhibiteur dans la moelle épinière et le tronc cérébral,
impliqué dans la régulation de la motricité et de la sensation de la
douleur.
- Acide
glutamique : Autre nom du glutamate, le principal neurotransmetteur
excitateur du système nerveux central.
- Acide
aspartique : Un autre neurotransmetteur excitateur présent dans le cerveau.
Le cerveau comprend donc un certain nombre de mémoires
ayant chacune des fonctions spécifiques. Vous trouvez ci-après une présentation
succinte :
Rien que par la forme, avec plus ou moins de dendrites,
on peut s’imaginer le nombre de connexions possibles.
L'influx nerveux se propage le
long de l'axone vers la synapse, produisant des substances chimiques : les
neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, etc.).
Selon le type de synapse, on peut trouver deux types de
neurones: les neurones excitateurs et les neurones inhibiteurs. Environ 80% des
neurones sont excitateurs. La plupart des neurones ont des milliers de synapses
sur leur membrane et des centaines d'entre eux sont actifs simultanément. Que
la synapse soit excitatrice ou inhibitrice dépend du type ou des types d'ions
qui sont acheminés dans les flux postsynaptiques, lesquels dépendent du type de
récepteur et de neurotransmetteur impliqué dans la synapse (par exemple, le
glutamate ou le GABA).
Faisons une petite
parenthèse et rendons
encore attentif aux cellules gliales et à la myéline, très
importantes pour le fonctionnement des neurones. Pour une meilleure conduction
du signal électrique et une transmission plus rapide du message nerveux, les
axones des neurones sont recouverts d’une substance appelée myéline, formant
une gaine principalement constituée de lipides et de couleur blanche (c’est
cette substance qui donne son nom à la matière blanche, en opposition avec la
célèbre matière grise…). Cette myéline est produite par une catégorie de
cellules nerveuses constituant la majorité du tissu nerveux, les cellules
gliales. Ces cellules gliales jouent un rôle primordial pour la bonne santé
des neurones, puisqu’elles leur apportent les nutriments nécessaires à leur bon
fonctionnement, ont un rôle immunitaire, et participent à l’élimination des
déchets. Les cellules gliales sont un type de cellules du système nerveux
central et du système nerveux périphérique qui jouent un rôle crucial dans le
maintien de l'environnement neuronal, le soutien structurel et la régulation de
l'activité neuronale. Il existe plusieurs types de cellules gliales, dont les
principales sont les astrocytes, les oligodendrocytes, les cellules de Schwann
et les microglies.
Les astrocytes
sont les cellules gliales les plus abondantes dans le cerveau. Ils fournissent
un soutien structurel aux neurones, régulent le milieu extracellulaire,
contribuent au maintien de la barrière hémato-encéphalique et participent au
métabolisme neuronal.
Les
oligodendrocytes et les cellules de Schwann sont responsables de
la formation de la myéline, une gaine isolante qui entoure les axones des
neurones et permet une transmission efficace des signaux électriques. La myéline est composée
principalement de lipides, tels que les phospholipides et le cholestérol,
ainsi que de protéines spécifiques, telles que les protéines de la myéline, qui
ensemble forment une gaine isolante autour des axones des neurones, facilitant
la transmission efficace des signaux électriques.
Les microglies
sont les principaux acteurs du système immunitaire du cerveau. Elles sont
responsables de la surveillance de l'environnement cérébral et de la réponse à
tout dommage ou infection.
Les défauts de
myéline peuvent entraîner diverses maladies neuronales, principalement des
troubles neurologiques et neurodégénératifs. Voici quelques exemples de
maladies associées à des défauts de myéline :
1.
Sclérose en plaques (SEP) : La SEP est une maladie
auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque la myéline du système
nerveux central, entraînant une inflammation et une démyélinisation. Cela
perturbe la transmission des signaux nerveux et peut conduire à une variété de
symptômes neurologiques, tels que des troubles de la vision, des troubles de la
coordination et des troubles cognitifs.
2.
Leucodystrophies : Les leucodystrophies sont un
groupe de maladies génétiques rares caractérisées par une altération de la
myéline. Ces conditions peuvent résulter de mutations génétiques affectant les
protéines impliquées dans la formation ou la maintenance de la myéline, ce qui
entraîne une dégradation progressive de la gaine de myéline. Les symptômes des
leucodystrophies varient en fonction du type spécifique de maladie, mais ils
incluent souvent des troubles moteurs, des troubles cognitifs et des problèmes
de développement.
3.
Neuropathies démyélinisantes inflammatoires
chroniques : Ces conditions sont caractérisées par une inflammation chronique des
nerfs périphériques, ce qui entraîne une démyélinisation et des symptômes tels
que des engourdissements, des picotements, des faiblesses musculaires et des
douleurs.
4.
Maladies neurodégénératives : Bien que la dégénérescence de
la myéline ne soit pas toujours le principal mécanisme sous-jacent, des
maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson et la
maladie d'Alzheimer peuvent également être associées à des altérations
de la myéline, contribuant aux symptômes cliniques observés.
Parlons
un peu cholestérol parce qu’il est souvent perçu comme le diable
dans une alimentation saine.
Le
cholestérol joue un rôle crucial dans la formation et la fonction de la myéline
dans le système nerveux. La myéline est principalement composée de lipides,
dont une proportion significative est constituée de cholestérol. Le cholestérol
est essentiel à la formation d'une membrane cellulaire stable et fluide, ce qui
est particulièrement important dans le cas de la myéline, où la présence de
membranes lipidiques compactes est nécessaire pour isoler efficacement les
axones des neurones.
Le cholestérol est
impliqué dans plusieurs aspects de la biologie de la myéline :
1.
Formation de la myéline : Le cholestérol est nécessaire à
la synthèse des membranes cellulaires, y compris celles des oligodendrocytes et
des cellules de Schwann, qui produisent la myéline dans le système nerveux
central et périphérique respectivement. Sans une quantité adéquate de
cholestérol, la production et la maintenance de la myéline peuvent être
compromises.
2.
Stabilité de la membrane : Le cholestérol aide à
stabiliser la membrane lipidique en interagissant avec les phospholipides et en
modulant leur arrangement. Une membrane stable est essentielle pour assurer
l'intégrité structurelle de la myéline et permettre une transmission efficace
des signaux électriques le long des axones.
3.
Fonction neuronale : Le cholestérol est également
impliqué dans la signalisation neuronale et la formation de synapses. Les
perturbations du métabolisme du cholestérol peuvent affecter la fonction
neuronale et contribuer à des troubles neurologiques.
Le cholestérol est synthétisé
principalement par le foie, bien que d'autres tissus et organes puissent
également en produire en quantités moindres. La synthèse du cholestérol se
déroule dans les cellules hépatiques et implique plusieurs étapes enzymatiques.
Voici un aperçu du
processus de synthèse du cholestérol :
1.
Acétyl-CoA : Le processus de synthèse du
cholestérol commence par l'acétyl-CoA, qui est une molécule de base produite
lors du métabolisme des glucides, des lipides et des protéines.
2.
Formation du mévalonate : L'acétyl-CoA subit une série de
réactions enzymatiques pour former du mévalonate. Cette étape est catalysée par
l'enzyme HMG-CoA réductase, qui est le principal régulateur de la synthèse du
cholestérol et est la cible d'actions pharmacologiques dans le traitement de
l'hypercholestérolémie.
3.
Formation du cholestérol : Le mévalonate subit ensuite
plusieurs étapes de transformation pour former le cholestérol. Ces étapes
impliquent diverses réactions enzymatiques et nécessitent l'apport d'énergie
sous forme d'ATP.
Outre la synthèse
endogène (se passant dans le corps même), une partie du cholestérol provient
également de l'alimentation. Les aliments d'origine animale, tels que la
viande, les produits laitiers et les œufs, contiennent du cholestérol.
Cependant, la quantité de cholestérol alimentaire absorbée peut varier
considérablement d'une personne à l'autre et n'a pas toujours un impact majeur
sur les niveaux de cholestérol dans le sang. En moyenne, le foie produit
environ 70 à 80 % du cholestérol présent dans le corps.
La myéline agit
comme une isolation électrique autour des axones des neurones, ce qui permet
une transmission rapide et efficace des signaux électriques. Lorsque la myéline
est défaillante ou endommagée, la transmission nerveuse peut être ralentie,
entraînant des retards dans la communication neuronale et des symptômes tels
que des engourdissements, des picotements ou des faiblesses musculaires. Les
troubles de la myéline peuvent aussi affecter les nerfs responsables de la
coordination motrice. Cela peut entraîner des problèmes de coordination et de
mobilité, tels que des difficultés à marcher, à saisir des objets ou à
effectuer des mouvements précis. Les axones myélinisés transmettent également
les informations sensorielles, telles que la douleur, la température et le
toucher, vers le cerveau. Des problèmes de myéline peuvent perturber ces
signaux sensoriels, entraînant des sensations anormales ou des douleurs
neuropathiques.
Sans un taux de
cholestérol raisonnable pour fabriquer la myéline, notre cerveau part en
débandade. La paranthèse sur la myéline est fermée :
Les neurotransmetteurs, libérés par
la synapse, activent ou inhibent un second neurone.
L'influx nerveux se propage
ainsi de neurone en neurone.
Selon le type de synapse, on peut trouver deux
types de neurones: les neurones excitateurs et les neurones inhibiteurs.
Environ 80% des neurones sont excitateurs. La plupart des neurones ont des
milliers de synapses sur leur membrane et des centaines d'entre eux sont actifs
simultanément. Que la synapse soit excitatrice ou inhibitrice dépend du type ou
des types d'ions qui sont acheminés dans les flux postsynaptiques, lesquels
dépendent du type de récepteur et de neurotransmetteur impliqué dans la synapse
(par exemple, le glutamate ou le GABA). Ainsi :
1.
Neurones
passionnants : Sont
ceux dans lesquels le résultat des synapses provoque une réponse excitatrice c'est-à-dire que cela augmente la
possibilité de produire un potentiel d'action.
2.
Neurones
inhibiteurs : Sont
ceux dans lesquels le
résultat de ces synapses provoque une réponse inhibitrice c'est-à-dire
que cela réduit la possibilité de produire un potentiel d'action.
3.
Neurones
modulateurs : Certains
neurotransmetteurs peuvent jouer un rôle dans la transmission synaptique
autrement qu'excitateur et inhibiteur, car ils ne génèrent pas de signal de
transmission, mais le régulent. Ces neurotransmetteurs sont connus comme
neuromodulateurs et sa
fonction est de moduler la réponse de la cellule à un neurotransmetteur
principal . Ils établissent généralement des synapses
axo-axonales et leurs principaux neurotransmetteurs sont la dopamine, la
sérotonine et l’acétylcholine.
Le nombre de connexions synaptiques dans le cerveau humain
est estimé à environ 1000 à 10 000 milliards (1 à 10 billions) de synapses. Ce
chiffre est extrêmement élevé et illustre la complexité et la richesse des
réseaux neuronaux qui permettent le traitement de l'information, la cognition,
l'apprentissage et la mémoire dans le cerveau humain.
Il est important de noter que ce chiffre est une estimation
et peut varier en fonction des sources et des méthodes de comptage utilisées.
De plus, le nombre exact de synapses peut également être influencé par des
facteurs tels que l'âge, le sexe et d'autres facteurs individuels.
Le cerveau a, entres autres, une fonction essentielle, à
savoir le stockage de l’information. On se trouve en présence de plusieurs
sortes de mémoire :
Les différentes sortes de mémoire sont localisées à des
endroits différents dans le cerveau. Les composantes de la mémoire sont
multiples et renvoient à des fonctions distinctes et interconnectées faisant
travailler en même temps les principales zones de la mémoire.
Chaque sorte de mémoire a ses propres fonctions, mais
elles travaillent ensemble dans les processus mentaux/cognitifs.
Signalons à ce stade que les types neurotransmetteurs
sont nombreux et que leur nature détermine leurs fonctions. Nous retrouvons
beaucoup de notions ayant trait à notre état mental et autres aspects du fonctionnement
de notre corps (mémoire, attention, plaisir, mouvement, sommeil, .humeur.
stress, douleur, etc.) Cela vaut la peine d’en donner certains exemples.
Neurotransmetteurs classiques
- Acétylcholine (ACh) : Impliquée dans les
fonctions motrices, la mémoire et l'attention. Il est largement présent
dans le système nerveux central et le système nerveux périphérique.
- Dopamine (DA) : Impliquée dans la
régulation de l'humeur, la récompense, le plaisir et le mouvement. Elle
joue un rôle clé dans les systèmes de récompense du cerveau.
- Sérotonine (5-HT) : Impliquée dans la
régulation de l'humeur, l'appétit, le sommeil et d'autres fonctions
cognitives et émotionnelles.
- Norépinéphrine (NE) ou Noradrénaline :
Impliquée dans la régulation de l'humeur, l'attention et la réponse au
stress.
- GABA (Acide gamma-aminobutyrique) : Le
principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central,
impliqué dans la régulation de l'anxiété, du stress et de la relaxation.
- Glutamate : Le principal
neurotransmetteur excitateur du système nerveux central, impliqué dans la
cognition, la mémoire et l'apprentissage.
Neurotransmetteurs
peptidiques
- Endorphines : Impliquées dans la
modulation de la douleur et la régulation de l'humeur.
- Substance P : Impliquée dans la
transmission de la douleur et la régulation de l'humeur.
- Neuropeptide Y (NPY) : Impliqué dans la
régulation de l'appétit, le stress et l'humeur.
Autres
neurotransmetteurs
- Adénosine : Impliqué dans la
régulation du sommeil, de l'éveil et de la vasodilatation.
- Histamine : Impliquée dans la
régulation de l'éveil, de la vigilance et de la réponse immunitaire.
- Glycine : Un neurotransmetteur
inhibiteur dans la moelle épinière et le tronc cérébral, impliqué dans la
régulation de la motricité et de la sensation de la douleur.
- Acide glutamique : Autre nom du
glutamate, le principal neurotransmetteur excitateur du système nerveux
central.
- Acide aspartique : Un autre
neurotransmetteur excitateur présent dans le cerveau.
Le cerveau comprend donc un certain nombre de mémoires
ayant chacune des fonctions spécifiques. Vous trouvez ci-après une présentation
succinte :
1. La mémoire sensorielle. Liée aux cinq sens
(mémoire visuelle, auditive, olfactive, gustative et tactile), elle stocke ces
informations inconsciemment ou non (si on ne les verbalise pas).
2. La mémoire à court terme : Elle est. Indispensable
au quotidien et permet de retenir des informations pendant quelques instants.
On l'utilise par exemple pour faire deux choses en même temps, comme écouter et
taper sur votre mobile.
3. La mémoire à long terme (connaissance et
savoir). C'est l'ensemble des mémoires qui ont une longue durée de vie.
Elles sont spécialisées et comprennent notamment :
·
La mémoire épisodique stocke les souvenirs
personnels ce qui permet de nous souvenir des moments passés et d'anticiper
ceux à venir (organiser ses prochaines vacances, un anniversaire ou imaginer
son prochain voyage).
·
La mémoire sémantique stocke les connaissances
générales, les faits, les concepts et les significations. Elle est plutôt
abstraite et conceptuelle. Sans elle, la rédaction de ce document serait
impossible . Le processus de stockage
comporte plusieurs étapes.
§ Encodage : L'encodage est le processus
par lequel l'information est initialement apprise et enregistrée dans la
mémoire sémantique. L'encodage de l'information sémantique est influencé par :
§ Attention : Pour que l'information soit
encodée efficacement, il est essentiel d'y prêter attention et de l'associer à
des connaissances existantes.
§ Organisation : L'organisation et la
structuration de l'information facilitent son encodage et son stockage. Par
exemple, regrouper des informations similaires ou liées peut aider à l'encodage
sémantique.
Stockage : Une fois encodée,
l'information est stockée de manière durable dans la mémoire sémantique. Voici
comment cela se produit :
·
Réseaux de connaissances : L'information sémantique est organisée en
réseaux de connaissances, où les concepts sont interconnectés par des relations
sémantiques. Par exemple, les concepts peuvent être regroupés selon des
catégories (animaux, couleurs, pays, etc.) ou des relations hiérarchiques.
·
Organisation hiérarchique : L'information est souvent organisée de
manière hiérarchique, avec des concepts généraux en haut de la hiérarchie (par
exemple, "animal") et des concepts spécifiques en bas de la
hiérarchie (par exemple, "chien", "chat", "oiseau").
·
Répétition et consolidation : La répétition et la révision de l'information
sémantique renforcent sa consolidation dans la mémoire sémantique à long terme.
Récupération
La récupération est le processus par lequel l'information stockée dans
la mémoire sémantique est retrouvée et utilisée lorsque nécessaire. Voici comment cela se produit :
·
Activation des réseaux neuronaux : Lorsque nous essayons de
récupérer une information sémantique, les réseaux neuronaux associés sont
activés dans le cerveau, facilitant la récupération de l'information.
·
Associations sémantiques : La récupération de l'information sémantique
peut être facilitée par des associations sémantiques et des indices. Par
exemple, si vous essayez de vous rappeler le nom d'un animal, d'autres
informations sémantiques associées (comme son habitat, son régime alimentaire,
etc.) peuvent servir d’indice pour faciliter la récupération.
Modification et mise à jour
La mémoire sémantique n'est pas statique et peut être modifiée ou mise à
jour au fil du temps. De nouvelles informations peuvent être intégrées, et
certaines informations obsolètes ou incorrectes peuvent être oubliées ou
corrigées.
4 La mémoire procédurale, stocke les
compétences et habilités et enregistre nos automatismes de tous les jours,
comme conduire, faire du vélo, s'habiller... Tout ce que nous faisons
mécaniquement sans y penser.
5 La notion de mémoire de travail, issue des
recherches sur la mémoire à court terme, n’est pas une « unité
physiologique » unique, mais plutôt un concept théorique qui décrit un
système complexe de traitement de l’information impliquant plusieurs régions
différentes du cerveau et différents types de neurones. Elle n’est pas
localisée dans une seule région du cerveau, mais est plutôt le résultat de
l’interaction et de la coordination de plusieurs réseaux neuronaux. La pensée
est un acte dynamique. Il ne suffit pas de stocker des informations à long et
court terme si elles ne sont pas utilisées. La pensée, comme acte, manipule les
informations de beaucoup de manières pour en sortir du nouveau par toutes
sortes de manipulations qui sont en premier lieu les suivantes :
1. Encodage : C'est le processus par lequel les informations provenant de
l'environnement ou de la mémoire à long terme sont traitées et intégrées dans
la mémoire de travail.
2. Stockage
temporaire : Une fois encodées, les informations
sont maintenues temporairement dans la mémoire de travail. Cela permet de les
garder disponibles pour un traitement ultérieur.
3. Manipulation : C'est la capacité à travailler avec les informations stockées en
effectuant des opérations mentales, telles que le regroupement, la répétition
ou la transformation des informations.
4. Récupération : C'est le processus par lequel les informations stockées dans la mémoire
de travail sont récupérées et utilisées pour l'exécution de tâches spécifiques.
5. Mise à
jour : La mémoire de travail doit également être capable de
mettre à jour les informations stockées en fonction des nouvelles informations
reçues ou des changements dans l'environnement.
6. Contrôle
attentionnel : La mémoire de travail joue un rôle
central dans le contrôle attentionnel, en permettant de focaliser l'attention
sur les informations pertinentes et d'inhiber les distractions.
7. Intégration : Il s'agit du processus par lequel les nouvelles informations sont
intégrées aux connaissances déjà présentes dans la mémoire de travail ou la
mémoire à long terme.
Rappelons encore que les 2 hémisphères du cerveau peuvent
être impliquées dans différents aspects de la pensée et ont des fonctions
dédiées différentes. Les 2 hémisphères travaillent ensemble de manière
coordonnée pour soutenir une gamme variée de processus de pensée.
La base biologique du stockage des informations (processus
nécessaire pour nos processus de pensées) est éminemment importante car elle
est à la base de tout ce qui se passe dans notre cerveau.
La plasticité synaptique est la capacité des synapses à
se renforcer ou à s'affaiblir en fonction de l'activité neuronale. Elle est
essentielle pour le stockage de l'information à long terme. Les neurones
génèrent des potentiels d'action, qui sont des impulsions électriques
rapides et brèves qui sont à la base d’un circuit neuronal constituant une
information.. Ces potentiels d'action sont des représentations codées de
l'information dans le cerveau.
Cela vaut la peine de faire un petit détour
pour montrer à quel point notre influx nerveux dépend finalement de 2
substances chimiques banales, à savoir le sodium (Na) qui est à la base de
notre sel de cuisine (NaCl) et du potassium (K) qui est à la base du sel de
cuisine de diète. C’est absolument fou et fabuleux. Ainsi, notre intelligence
dépend finalement de ces 2 substances banales. Nos pensées, réflexions,
notre imagination, nos émotions, notre curiosité et autres facultés mentales ne
peuvent fonctionner sans ce potentiel d’action qui structure notre cerveau par
les influx nerveux. 😊
On entrevoit donc que des dérèglements physiologiques
entraînant une démyélisation des axones peuvent être à la base de maladies
neuronales graves : sclérose en plaque, neuropathies périphériques,
Maladie de Charcot-Marie-Tooth (faiblesses et des atrophies musculaires, ainsi
que des déformations des pieds et des mains, myasthénie grave (faiblesse
musculaire et une fatigue rapide), Amyotrophie spinale (faiblesse musculaire
progressive), amyotrophie latérale sclérose (ALS, entraînant une dégénérescence
des axones et une perte progressive de la fonction musculaire). Cette
démyélinisation joue aussi un rôle au niveau de Parkinsonet d’Alzheimer sans y
être un mécanisme central.
Rappelons
l’enjeu :
·
La Potentialisation à long terme (LTP) est le mécanisme de renforcement synaptique
qui augmente l'efficacité de la transmission des signaux entre les neurones. La
LTP est souvent associée au stockage de la mémoire à long terme. Et ce
renforcement synaptique ne peut se faire que grâce à l’influx électrique qui se
propage à travers l’axone.
·
Dépression à long terme (LTD) : C'est un
mécanisme d'affaiblissement synaptique qui diminue l'efficacité de la
transmission des signaux entre les neurones. Cela se traduit par une réduction
de la libération de neurotransmetteurs ou une diminution de la sensibilité des
récepteurs postsynaptiques. La LTD affaiblit les connexions synaptiques et est
impliquée dans l'oubli, entre autres.
Le potentiel d'action est l’acteur à la
base de l’excitation des synapses. C’est un phénomène électrochimique : électro
parce qu’il s’agit d’une inversion de potentiel électrique et chimique parce des
mouvements d’ ions Na et K+ (potassium) génèrent
ce courant électrique qui se propage en quelque sorte en vague le long de
l'axone et qui déclenche au niveau du dendrite l’action des neurotransmetteurs
pour transmettre l’influx au neurone suivant. C'est le mécanisme principal de
transmission de l'information dans les neurones.
Dans le schéma ci-après on voit la structure d’un neurone
et l’axone entouré d’une gaine de myéline.
Un schéma plus détaillé ci-après :
Donc, rappelons que la caractéristique d’un neurone est
son excitabilité, c’est-à-dire sa capacité de générer et de conduire rapidement
un influx électrique des dendrites ou du corps cellulaire le long de l’axone
jusqu’aux synapses. La capacité d’un neurone d’accepter et de relayer de
l’information résulte premièrement de différences dans la distribution des ions
de part et d’autre de la membrane, ce qui crée une différence de
potentiel électrique entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule au
repos (on dit que la membrane est polarisée au repos, ce qui
est propre à toute cellule vivante et pas seulement aux neurones), et
deuxièmement de modifications momentanées de la perméabilité de cette membrane
à certains ions, ce qui engendre une dépolarisation de la
membrane. La dépolarisation électrique de la membrane, c’est-à-dire l’inversion
du potentiel électrique, se transmet de proche en proche le long de
l’axone et constitue la transmission de l’information nerveuse ou influx
nerveux. Schématiquement, cela se présente de la manière suivante :
Après avoir été dépolarisée, la membrane retrouve
rapidement son état initial polarisé, mais jusqu’à ce que les ions soient revenus
à leur place, l’axone ne peut conduire de nouvel influx: c’est ce que l’on
nomme la période réfractaire.
·
Donc, dans une fibre nerveuse, le courant est dû à une
brève dépolarisation de la fibre qui se déplace le long de l'axone.
·
Ainsi au potentiel de repos, l'intérieur de la fibre est
chargé négativement par rapport à l'extérieur, mais un mouvement d'ions inverse
(les ions Na+ entrent dans l’axone) le potentiel électrique et l’axone est
chargé positivement à cet endroit.
·
Pour qu'un potentiel d'action se déclenche, le potentiel
de membrane doit atteindre un seuil d'environ -55 mV. Si ce seuil n'est pas
atteint, le potentiel d'action ne se déclenchera pas.
·
Après la dépolarisation, les canaux sodiques se ferment
et les canaux potassiques (K+) voltage-dépendants s'ouvrent. Cela permet aux
ions potassium de sortir de la cellule, ce qui ramène le potentiel de membrane
vers une valeur négative.
·
Le potentiel d'action se propage généralement dans une
seule direction, de l'axone initial jusqu'à ses terminaisons. Cela est dû à la
période réfractaire, pendant laquelle une région de l'axone récemment
dépolarisée ne peut pas immédiatement générer un autre potentiel d'action.
·
Le potentiel d'action est un phénomène "tout ou
rien". Une fois le seuil atteint, le potentiel d'action se produit avec
une amplitude constante. Il ne diminue pas en intensité le long de l'axone.
Le potentiel d'action de l'axone est
crucial pour la communication rapide et efficace entre les neurones et les
autres cellules du corps.
Fermons cette grande parenthèse pour
revenir aux informations stockées dans notre cerveau.
·
Les informations sont traitées et stockées à travers des
circuits neuronaux spécifiques qui impliquent plusieurs régions cérébrales
interconnectées. Les circuits neuronaux sont des ensembles de neurones
interconnectés (réseau) qui traitent et transmettent l'information à travers le
cerveau. Les circuits neuronaux impliquent plusieurs régions cérébrales
interconnectées :
·
Hippocampe : Joue un rôle crucial dans la
formation, le stockage de la mémoire à court et à long terme et la récupération
des informations.
·
Cortex cérébral : Impliqué dans le traitement et le
stockage de l'information sensorielle, émotionnelle et cognitive.
L'information est codée et représentée
par des schémas spécifiques de décharge neuronale et des motifs d'activité dans
les circuits neuronaux. Il y a un Codage spatiotemporel : L'information est
codée en fonction de la localisation spatiale et de la séquence temporelle des
potentiels d'action dans les réseaux neuronaux.
La modulation de la transmission
synaptique et la plasticité à long terme sont régulées par des mécanismes
moléculaires et génétiques qui entraînent des modifications synaptiques et la
plasticité à long terme et qui sont régulées par des mécanismes moléculaires et
génétiques.
·
Expression génique : Des gènes
spécifiques sont activés ou désactivés en réponse à l'activité neuronale pour
réguler la formation et le stockage de la mémoire.
·
Protéines synaptiques : La synthèse et
la dégradation des protéines synaptiques sont impliquées dans la modification
de la force synaptique et le stockage de l'information à long terme.
Au fur et à mesure que l'information
est encodée et stockée dans la mémoire à long terme, des réseaux neuronaux
spécifiques se forment. Ces réseaux spécifiques sont constitués de groupes de
neurones interconnectés qui travaillent ensemble pour représenter et traiter
cette information spécifique. Lorsque l'information est encodée et stockée, les
connexions synaptiques entre les neurones associés à cette information sont
renforcées. Ces connexions synaptiques renforcées
forment les bases neuronales de l'indice d'information et facilitent la
récupération et le rappel de l'information.
Finalement, la récupération est
le processus par lequel l’information stockée est retrouvée et utilisée lorsque
c’est nécessaire. Donc elle doit être d’abord encodée et stockée dans la
mémoire à long terme dans différentes régions du cerveau. Lors de la
récupération de l'information, l'activation des neurones associés à cette
information spécifique se propage à travers le réseau neuronal, grâce aux
connexions synaptiques existantes. Cette propagation de l'activation facilite
la récupération et le rappel de l'information en réactivant les motifs
d'activation neuronale spécifiques associés à l'information encodée. Lorsque
nous tentons de récupérer une information spécifique, le réseau neuronal avec
son indice associé à cette information est donc activé. Lorsque le réseau
neuronal associé est activé pour retrouver une information, les neurones qui
représentent l'indice de l'information sont également activés. Ces neurones,
qui ont été initialement activés lors de l'encodage de l'indice de
l'information, servent de points de référence pour retrouver et reconnaître
l'information stockée dans la mémoire à long terme. Le cortex préfrontal et
l'hippocampe jouent un rôle crucial dans la récupération et le rappel des
souvenirs en accédant aux informations stockées dans la mémoire à long terme,
en les ramenant à la conscience et en coordonnant l'activation des réseaux
neuronaux associés. Ces régions cérébrales facilitent la reconnaissance de
l'indice associé en coordonnant l'activation du réseau neuronal et en fournissant
des voies d'accès pour retrouver l'information spécifique. Lors de l'encodage
de l'information, des groupes spécifiques de neurones dans différentes régions
du cerveau sont donc activés. Ces groupes de neurones forment des motifs
d'activation spécifiques qui représentent l'information encodée. L'indice
neuronal de l'information est constitué de ces motifs d'activation spécifiques
qui servent de points de référence pour retrouver et reconnaître l'information
stockée dans la mémoire à long terme. Les indices contextuels, sémantiques,
perceptuels, et émotionnels sont donc représentés au niveau neuronal par des
modèles d'activation spécifiques dans les réseaux neuronaux. Ces modèles
d'activation reflètent les connexions synaptiques renforcées entre les neurones
associés à l'information et constituent l'indice neuronal de l'information en
activant les réseaux neuronaux spécifiques et en fournissant des voies d'accès
et des points de référence pour retrouver l'information stockée dans la mémoire
à long terme.
En exagérant, on
pourrait dire que notre hippocampe gère notre libre arbitre sur base des
informations gérées par lui suite à la demande du cortex préfrontal.
L’attention, l’émotion et les
associations peuvent y jouer un rôle.
Lorsque nous (notre cerveau) essayons de récupérer une information
spécifique, les neurones associés à cette information sont activés et forment
donc ce fameux réseau neuronal. Plus le réseau est actif et intégré, plus il
est facile de récupérer l'information. Le contexte dans lequel l'information a
été encodée et les indices associés à cette information peuvent faciliter la
récupération. Une fois que l'information a été récupérée, elle est ramenée à la
conscience grâce à l'activation des régions corticales associées à la
perception et à la prise de conscience. Il est important de noter que la
récupération de l'information n'est pas toujours précise et peut être
influencée par divers facteurs tels que le stress, la fatigue, la distraction,
et d'autres facteurs cognitifs et émotionnels.
Alors faut-il se
demander comment l’hippocampe est activé pour rechercher une information
spécifique.
L'hippocampe est
stimulé pour choisir une information spécifique par plusieurs facteurs et
mécanismes qui facilitent la récupération et le rappel des
souvenirs. Voici les principaux éléments qui stimulent l'hippocampe pour
choisir une information spécifique :
1 Indices
contextuels :
- Les indices contextuels liés à
l'environnement, au lieu, au moment et aux circonstances entourant
l'encodage de l'information peuvent stimuler l'hippocampe pour activer
les souvenirs associés à ce contexte spécifique.
- Indices
sémantiques :
- Les indices sémantiques liés au sens et à
la signification de l'information peuvent stimuler l'hippocampe pour
sélectionner et récupérer les souvenirs associés à l'information
spécifique.
- Indices
perceptuels :
- Les indices perceptuels, tels que les
images, les sons, les odeurs, les goûts et les sensations tactiles, qui
ont été présents lors de l'encodage de l'information peuvent stimuler
l'hippocampe pour activer les souvenirs associés à ces stimuli sensoriels
spécifiques.
- Indices
émotionnels :
- Les indices émotionnels liés aux émotions
ressenties lors de l'encodage de l'information peuvent stimuler
l'hippocampe pour choisir et récupérer les souvenirs associés à ces
émotions spécifiques.
- Stratégies de récupération et de rappel :
- L'utilisation de stratégies de
récupération et de rappel, telles que la répétition, l'association,
l'imagerie mentale et la visualisation, peut stimuler l'hippocampe pour
faciliter le processus de rappel et la sélection des souvenirs
spécifiques.
- Interactions avec le cortex préfrontal et
d'autres régions cérébrales :
- L'interaction et la coordination avec le
cortex préfrontal et d'autres régions cérébrales impliquées dans la
récupération et le rappel des souvenirs peuvent stimuler l'hippocampe
pour choisir et activer les souvenirs spécifiques associés à
l'information recherchée.
- Réactivation des réseaux neuronaux associés :
- La réactivation des réseaux neuronaux
associés à l'information spécifique et la coordination de l'activation
sélective des neurones peuvent stimuler l'hippocampe pour faciliter la
récupération et le rappel de l'information spécifique.
- Feedback et boucles de rétroaction :
- Les feedbacks positifs et les boucles de
rétroaction entre l'hippocampe et d'autres régions cérébrales facilitent
la sélection et l'activation des souvenirs spécifiques en renforçant les
connexions neuronales et en stabilisant l'information dans la mémoire à
long terme.
La conclusion logique serait
donc que l’hippocampe est stimulé de maints facteurs externes ou internes
inconscients pour récupérer des informations sans que notre conscience soit en
jeu dans le choix de ces informations.
En résumé, l'hippocampe est stimulé pour choisir une information
spécifique par les indices contextuels, sémantiques, perceptuels, émotionnels,
les stratégies de récupération et de rappel, les interactions avec le cortex
préfrontal et d'autres régions cérébrales, la réactivation des réseaux
neuronaux associés, et les feedbacks et boucles de rétroaction. Ces mécanismes
permettent à l'hippocampe de faciliter la récupération et le rappel de
l'information en sélectionnant et en activant sélectivement les souvenirs
pertinents associés à l'information stockée dans la mémoire à long terme.
L'association joue un rôle fondamental dans
l'activité de l'hippocampe en facilitant la formation de réseaux associatifs,
l'encodage et la consolidation des souvenirs, l'intégration des indices
d'information, le rôle dans la récupération et le rappel des souvenirs, et
l'utilisation de stratégies de récupération et de rappel basées sur
l'association. Ces mécanismes permettent à l'hippocampe de faciliter la
récupération et le rappel de l'information en sélectionnant et en activant
sélectivement les souvenirs pertinents associés à l'information stockée dans la
mémoire à long terme.
Rappelons que l'hippocampe est
impliqué dans la formation de réseaux associatifs entre les différents éléments
d'une information ou d'une expérience. Ces réseaux permettent de créer des
liens entre les différents indices contextuels, sémantiques, perceptuels et
émotionnels associés à une même information. Cette association facilite la
récupération et le rappel de l'information en fournissant des voies d'accès
pour retrouver l'information stockée dans la mémoire à long terme. L'hippocampe
intègre et organise les différents indices associés à une information ou
à une expérience en formant des modèles d'activation spécifiques. Ces
modèles d'activation reflètent les connexions synaptiques renforcées entre les
neurones associés à l'information et permettent à l'hippocampe de sélectionner
et d'activer les indices pertinents pour faciliter la récupération de
l'information. Lors de la récupération d'une information spécifique,
l'hippocampe utilise les associations formées entre les différents éléments et
indices de l'information pour faciliter le processus de rappel. Il coordonne
l'activation des réseaux neuronaux associés à l'information en utilisant les
associations préalablement formées pour guider et faciliter la récupération de
l'information. L'hippocampe utilise des stratégies de récupération et de rappel
basées sur l'association entre les différents éléments et indices d'une
information pour faciliter le processus de rappel.
En résumé, le cerveau utilise une combinaison d'indices
contextuels, sémantiques, perceptuels, émotionnels et mnésiques, ainsi que des
mécanismes de réactivation du réseau neuronal et de feedback positif, pour
faciliter la récupération d'une information spécifique. Ces mécanismes et
indices permettent au cerveau de coder, stocker et récupérer efficacement
l'information et de s'adapter aux besoins cognitifs et mnésiques de l'individu.
Mais il y a l’apparition d’un autre acteur, à savoir le cortex
préfrontal qui est en quelque sorte le donneur d’ordre de l’hippocampe.
Le cortex préfrontal joue un
rôle crucial dans la demande et la coordination de la récupération des
informations stockées par l'hippocampe. Le cortex
préfrontal est impliqué dans la planification, la prise de décision, la
mémoire de travail et le contrôle exécutif, et il interagit étroitement avec
l'hippocampe pour faciliter la récupération et le rappel des souvenirs. Voici
comment le cortex préfrontal demande à l'hippocampe de récupérer des
informations :
- Initiation du processus de récupération :
- Le cortex préfrontal joue un rôle clé dans
l'initiation du processus de récupération en activant l'hippocampe pour
retrouver une information spécifique stockée dans la mémoire à long
terme. Il envoie des signaux et des instructions à l'hippocampe pour activer
les réseaux neuronaux associés à l'information recherchée.
- Coordination
de l'activation neuronale :
- Le cortex préfrontal coordonne
l'activation des réseaux neuronaux dans l'hippocampe et d'autres régions
cérébrales impliquées dans la récupération et le rappel des souvenirs. Il
utilise les informations contextuelles, sémantiques, perceptuelles et
émotionnelles pour guider l'activation sélective des neurones et
faciliter la récupération de l'information spécifique.
- Utilisation d'indices contextuels et
sémantiques :
- Le cortex préfrontal utilise les indices
contextuels et sémantiques pour faciliter le processus de récupération en
guidant l'activation sélective des réseaux neuronaux associés à
l'information recherchée. Il interagit avec l'hippocampe pour utiliser
les associations formées entre les différents éléments et indices de
l'information et faciliter la récupération de l'information spécifique.
- Régulation de l'attention et de la
concentration :
- Le cortex préfrontal régule l'attention et
la concentration pendant le processus de récupération pour maintenir la
focalisation sur l'information recherchée et éviter les distractions. Il
interagit avec l'hippocampe pour diriger l'attention vers les souvenirs
pertinents et faciliter le rappel de l'information spécifique.
- Évaluation et ajustement des stratégies de
récupération :
- Le cortex préfrontal évalue
continuellement les stratégies de récupération utilisées et ajuste les
instructions envoyées à l'hippocampe en fonction des résultats obtenus.
Il interagit avec l'hippocampe pour optimiser le processus de
récupération et retrouver efficacement l'information spécifique.
En résumé, le cortex
préfrontal demande à l'hippocampe de récupérer des informations en initiant le
processus de récupération au niveau l’hippocampe, en coordonnant l'activation
neuronale, en utilisant les indices contextuels et sémantiques, en régulant
l'attention et la concentration, et en évaluant et ajustant les stratégies de
récupération. Cette interaction entre le cortex préfrontal et l'hippocampe
permet une coordination efficace de la récupération et du rappel des souvenirs
et facilite le processus de récupération en sélectionnant et en activant
sélectivement les souvenirs pertinents associés à l'information recherchée.
D’une certaine manière, la boucle est bouclée.
Et voilà, notre libre-arbitre a définitivement foutu le
camp. C’est ce que disait déjà Spinoza quand il élucubrait sur
la volonté et le libre-arbitre. Il spéculait sur le libre-arbitre car il ne
pouvait connaître les théories scientifiques actuels sur le fonctionnement du
cerveau.
Il se passe donc inconsciemment pas mal de choses dans
notre caboche quand nous travaillons sur des informations stockées dans notre
cerveau.
On pourrait formuler la conclusion de ces développements
comme suit : « Je ne pense pas mais je suis pensé ».
Je ne sais pas si cette phrase existait déjà et que je
l’ai inconsciemment récupérée la croyant mienne.
On dispose maintenant de toutes les informations pour
s’attaquer à la pensée proprement dite cette pensée qui finalement distingue
l’homme de l’animal. Et c’est la pensée jumelée à la réflexion, qui nous permet
de cogiter sur un art de vivre pour vivre une meilleure vie. Mais tous les
mécanismes neuronaux précédemment décrits nous montrent aussi qu’on est très
peu acteur dans ce jeu et qu’on est pour beaucoup balloté par ce que le travail
inconscient du cerveau nous veuille bien rendre accessible. Mais ans une maière
fonctionnel et bien fourni, on ne va pas aller loin.
À quoi pense une personne lorsqu'elle ne pense pas ou
n’est pas consciente de penser. Un témoignage « Je pense que l'exemple
pour moi le plus parlant c'est quand je suis in-game. Je ne pense généralement
à rien quand l'action de la partie se déroule principalement lors de combat
FPS. On peut penser aux jeux mais ce n’est même pas vraiment de la pensée quand
on joue au multijoueur sur de petite carte. Tu te balade et tu tires sur ce qui
bouge. Je me dis rarement je vais aller là puis ici. Ce qui dirige mon action
c'est l'instantané ».
La pensée est une activité constante et omniprésente dans
la vie humaine. Même lorsque nous sommes endormis, notre esprit continue de
traiter des informations et de générer des rêves. Cependant, la nature et
l'intensité de la pensée peuvent varier considérablement en fonction de divers
facteurs tels que l'état de veille, l'environnement, l'activité mentale et
émotionnelle, et les pratiques de concentration ou de méditation.
Voici quelques points à considérer sur la pensée humaine (ChatGPT):
1.
Pensée automatique: Beaucoup de nos pensées sont automatiques et involontaires, souvent liées
à nos préoccupations quotidiennes, nos souvenirs, nos désirs et nos craintes. Ces pensées de fond
peuvent sembler incessantes et omniprésentes.
2. Concentration
et focalisation: Lorsque nous sommes
engagés dans des tâches qui nécessitent une concentration intense, il est
possible de réduire ou de suspendre les pensées distrayantes. C'est ce qu'on
appelle souvent un état de "flow", où l'individu est complètement
absorbé par l'activité.
3. Méditation
et états de conscience modifiée: À travers la
méditation ou d'autres pratiques de relaxation, il est possible d'atteindre des
états de conscience modifiée où le flux de pensées discursives est réduit ou
suspendu.
4. États de
présence consciente: Même en dehors de la
méditation, il y a des moments où nous pouvons être pleinement présents et
engagés dans le moment présent, réduisant ainsi la pensée compulsive et le
ruminement mental.
5. Sommeil et
rêves: Pendant le sommeil, bien que la conscience soit
modifiée, l'esprit continue de fonctionner à travers les rêves et d'autres
processus mentaux.
Il est important de noter que la pensée est une fonction
essentielle de la conscience humaine et qu'il est difficile, voire impossible,
de l'éliminer complètement. En conclusion, bien que nous ne soyons pas toujours
conscients de nos pensées, la pensée est une composante constante de notre
expérience humaine. Cependant, avec la pratique et la discipline, il est
possible de cultiver des états de conscience qui réduisent le flux de pensées discursives
et favorisent une expérience plus calme et centrée.
Discursive dans notre propos veut dire : qui ne
s'astreint pas à une continuité rigoureuse de pensée, qui s'abandonne au gré de
l'inspiration. Le cerveau est le siège de cette pensée discursive. Ce genre de pensée ne suit pas une progression continue,
mais procède par digression.
Revenons, à titre d’illustration, à ma phrase « je ne pense pas, je suis pensé ». J’ai fait
des recherches, mais je n’ai pas trouvé cette phrase toute faite dans cette
forme dans le WEB. Il me semble donc que je l’ai inventée à partir d’un
certain nombre d’éléments existants dans mon cerveau que j’ai restructurés
d’une manière inconsciente pour aboutir à cette phrase émergent dans ma
conscience à un moment donné.
Faisons un exercice/expérience purement mental
(essayiste) sur base d’une démarche imaginative qui utilise des éléments
virtuels/abstraits stockés dans mon cerveau et qui sont réutilisé/agglomérés
dans une autre structure mentale pour faire émerger dans ce contexte de
réflexion cette phrase. Donc, mon hippocampe a récupéré certaines
informations/souvenirs (m’étant familières) par le biais des indices neuronaux
de ces informations sur l’injonction du cortex préfrontal. Quels pourraient
être ces éléments personnels ? Je peux en effet m’imaginer que la
phrase en question se réfère aux notions de « pensée, volonté, libre
arbitre, inconscient, prise de décision, conscience et autres concepts ».
·
Il y a évidemment le fameux « cogito, ergo
sum » de Descartes dont les profs de littérature nous ont rabâché les
oreilles, se croyant parfois philosophe.
·
Il y a une fameuse phrase de Schopenhauer, précurseur de
Freud : „Der Mensch kann zwar tun was er will, aber er kann nicht wollen,
was er will“.
·
Il y a évidemment Freud (et toutes les autres écoles
psychanalytiques) avec son inconscient.
·
Il y a Sartre avec son existentialisme qui dit que
l’existence est avant l’être. Selon Sartre, l’homme est libre de devenir ce
qu’il veut : l'être
humain forme l'essence de sa vie par
ses propres actions, celles-ci n'étant pas prédéterminées. L'être
existe de façon brute et n'a aucune raison d'être en soi. Je ne peux partager
cette idée suite aux développement antérieurs sur le cerveau.
·
Il y a Spinoza avec sa fameuse chaîne « cause à
effet ». Dans la lettre à Schuller : « J'appelle libre,
quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa
nature ; contrainte, celle qui est déterminée par une autre à
exister et à agir d'une certaine façon déterminée. Une cause entraîne des
effets qui à leur tour deviennent des causes entraînant des effets, et ainsi de
suite. Rien n’arrive sans cause et toute la nature est comme un système clos où
toutes les choses s’entre-déterminent. Dans ce cas, un acte libre devient
impensable. …L’homme croit agir librement, mais c’est simplement parce qu’il
est inconscient des causes qui le déterminent. La décision
émergeant dans la conscience résulte de causes inconnues travaillées dans le
cerveau, la décision étant une synthèse de ce travail. L’homme ne fait pas
exception au déterminisme naturel, il n’est pas « un empire dans un
empire ». Il obéit aux mêmes lois que le reste de l’univers, même s’il
n’en a pas conscience. » La volonté
de l’homme est déterminée à prendre telle ou telle décision, de même que telle
cause dans la nature est déterminée par une cause antérieure. Si bien que nos
choix ne sont pas plus libres.
·
Grâce à sa
découverte de la courbe de l'oubli, Hermann Ebbinghaus découvre les effets du surapprentissage.
Le surapprentissage a lieu lorsque la sollicitation de la mémoire ou la pratique d'une technique est effectuée
au-delà du seuil requis pour en maîtriser le contenu. « Le
surapprentissage permet non seulement de renforcer (consolider) les connexions
neuronales liées à l’apprentissage visé — de sorte que les connaissances sont
moins à risque d’être oubliées —, il permet aussi d’approfondir
l’apprentissage. Cela devient possible parce que le cortex préfrontal, qui est
le siège de nos fonctions cognitives supérieures (attention, raisonnement,
mémoire de travail, etc.), est moins sollicité qu’en début d’apprentissage
alors que les nouvelles connaissances se sont automatisées. En se déchargeant,
cette zone du cerveau devient plus libre pour se consacrer à des tâches
complexes et pour réfléchir; on peut alors jongler avec les concepts, les
analyser, établir des liens entre nos anciennes et nos nouvelles connaissances,
etc. Par conséquent, lorsqu’on maîtrise une matière — en général après quelques
séances d’étude — il est judicieux de pousser plus loin son apprentissage
(notamment par l’entraînement à la récupération en mémoire) tout en s’arrêtant
lorsque l’angle choisi ne nous met plus au défi. » (Knowledge one).
·
Des experiences
(Libet) ont permis une hypothèse comme quoi la conscience n'est pas nécessaire
pour la plupart des processus cérébraux. Ainsi, la conscience ne peut pas être considérée comme
une étape nécessaire à l'accomplissement de certaines opérations, ni comme
l'attribut systématique de certains secteurs du fonctionnement mental. Ces
données montrent l'existence d'une dissociation entre les processus cérébraux
et la conscience. Le phénomène de « conscience » n'interviendrait pas
dans le fonctionnement des processus cérébraux mais aurait une fonction
cognitive supérieure de contrôle de l'action en cours. D'après
Libet B. « Le processus « conscient » de l'action, conséquence
secondaire du processus « inconscient » initial, pourrait avoir pour
fonction, soit d'autoriser la poursuite, soit au contraire de suspendre
l'action en cours de préparation. Ainsi, suite aux expériences de Libet, nos
intentions conscientes d’agir, du fait qu’elles apparaissent tardivement dans
le processus qui mène à l’effectuation de l’action, ne peuvent en être à
l’origine. La prise de décision d’agir serait le
résultat de processus cérébraux inconscients. Les expériences de Libet
pourraient ainsi constituer une menace pour la notion de libre arbitre. La
conscience ne ferait donc que « contrôler » par la suite les
mouvements qui s’exécutent en accord avec ces plans d’action définis
préalablement et inconsciemment. Les conclusions de Libet ont déclenché des
débats passionnés sur le libre arbitre versus déterminisme.
·
Le psychologue Daniel
Wegner a une autre approche. Selon lui, les corrélats neuronaux de nos
intentions conscientes ne constituent pas les causes de nos actions, celles-ci
étant en réalité causées par d’autres états neuronaux qui, eux, constituent les
causes directes, mais inconscientes, de nos actions, ainsi que les causes de
nos intentions conscientes elles-mêmes. Wegner compare ainsi la volonté
consciente à un compas de navigation : « Tout comme la lecture du
compas ne dirige pas le bateau, les expériences conscientes de la volonté ne
causent pas les actions humaines3. » Notre volonté consciente ne constituerait qu’un
épiphénomène, puisqu’elle ne ferait en réalité que nous renseigner sur nos
dispositions à agir, sans toutefois constituer la cause réelle de nos actions.
·
Et encore d’autres
théories dont je n’ai pas connaissance.
Dans le fil des
raisonnements se pose la question suivante : Pourquoi et comment mon
hippocampe a recherché les indices des informations pertinentes pour les
agglomérer dans la phrase « Je ne pense pas, je suis pensé ».
Remarquons que la
partie de la phrase « je ne pense pas » enlève l’initiative au sujet
qui ne penserait plus activement et consciemment et qui devient objet parce
qu’il est pensé par une entité non nommée.
Si j’ai bien compris, la chaîne « cause-effet-cause
effet-etc. de Spinoza » serait une chaîne linéaire unidimensionnelle . Les
théories neuronales d’aujourd’hui raisonnent dans un mode multifactoriel et
multidimensionnel : un ensemble factoriel de causes peut avoir de
multiples effets, même si le résultat peut apparaître comme un tout. Spinoza ne
semblait pas considérer des circuits parallèles de pensée travaillant dans de
multiples dimensions en réseau, style ordinateur. Est-ce que cette réduction
spinozienne serait due au fait que la mémoire de travail ne peut travailler
qu’avec quelques éléments apparents, ceux-ci ne faisant émerger l’information
qu’à la queue-leu-leu dans la conscience, donnant l’impression d’une linéarité,
surtout si on rédige des textes. Une phrase est toujours linéaire alors que les
pensées non-écrites peuvent être multiples et volatiles. Si on ne fait pas
attention, on oublie facilement une pensée si on a déjà entamé une nouvelle
pensée sans avoir consolidé l’ancienne par un surapprentissage (qu’est-ce que
j’avais voulu dire – j’ai perdu le fil de ma réflexion !) ou en la
couchant sur papier pour la garder accessible. Cela me rappelle un peu le
mind-mapping où on note 1 à 1 les concepts et où on peut relier dans une
deuxième étape un concept à 1 ou plusieurs autres concepts avec une description
de la relation (la relation est pourvue d’un ou de plusieurs attributs.
Exemple (non-exhaustif et partiel d’un graphique).
Mon conscient ne peut probablement pas interpréter ce
graphique en bloc, mais doit le décortiquer en étapes à cause de la taille réduite
de la mémoire de travail.
Ce terme désigne « un
système, de capacité limitée, qui assure une double fonction de traitement et
de stockage temporaire de l'information. Cette mémoire ne retient les
informations que pendant un temps très court (environ 30 secondes). C’est
la mémoire vive du cerveau qui permet de manipuler des informations et d’aller
chercher les informations dans la mémoire à long terme. Elle permet de
retenir des informations tout en les manipulant (effectuer une opération de
calcul mental, retenir un numéro de téléphone pour le composer). La mémoire de travail
est donc la capacité à garder de manière temporaire une information nécessaire
et à la manipuler pour des tâches cognitives complexes telles que la
compréhension du langage, l'apprentissage, le raisonnement et autres. Elle est
généralement considérée comme ayant une capacité limitée et nécessite le
stockage et le traitement simultanés de l'information. Cette capacité met
l'accent sur la manipulation plutôt que la conservation passive de
l'information . Elle est également importante pour le contrôle de l’attention
et le maintien de l’information pendant la résolution de problèmes. Un
exemple concerne la compréhension de la lecture. Pour comprendre le sens d’une
phrase, vous devez en garder le début en mémoire, le temps de la lire jusqu’à
la fin. Vous devez retenir le sujet et les compléments qui s’y rapportent. Sans
cela, vous arriverez à lire la phrase mais pas à en saisir le sens. Par ailleurs, la mémoire de travail est
sollicitée à chaque fois que nous cherchons une information, que nous
participons à une conversation, lisons un texte, procédons à un raisonnement,
résolvons un problème ou commençons un nouvel apprentissage. La quantité
d'informations que peut retenir la mémoire de travail est de +/- 7 éléments.
Cette capacité varie selon les personnes et selon le matériel à mémoriser. Il
est, par exemple, plus facile de retenir une liste de mots fréquents qu’une
liste de mots rares ou inconnus. Elle est par exemple importante pour le
contrôle de l’attention et le maintien de l’information pendant la résolution
de problèmes.
Des lésions affectant les lobes frontaux, par exemple
induites par la maladie d'Alzheimer, l'alcoolisme, le vieillissement normal ou
la démence fronto-temporale, peuvent gravement affecter la mémoire de travail.
La capacité de mémoire de travail augmente
progressivement au cours de l’enfance et diminue progressivement avec la
vieillesse.
Rappelons (voir antérieurement le paragraphe sur les
mémoires) que la mémoire de travail n’a pas une localisation unique, mais
qu’elle se sert de différentes régions du cerveau pour faire son travail, dont
essentiellement le cortex préfrontal.
Les composants principaux
de la mémoire de travail sont souvent considérés comme étant localisés dans les
régions suivantes du cerveau :
1. Le cortex préfrontal : cette région est impliquée dans le contrôle exécutif,
la planification, la prise de décision et d'autres fonctions cognitives
supérieures.
2. Le cortex pariétal : impliqué dans le traitement spatial et attentionnel.
3. Le cortex temporal : associé à la reconnaissance des stimuli et à la
mémoire à court terme des informations auditives et visuelles.
4. Le cortex occipital : impliqué dans le traitement visuel.
5. De plus, d'autres structures sous-corticales comme le
thalamus et le striatum peuvent également jouer un rôle dans la mémoire de
travail.
Il est important de noter
que la mémoire de travail est un processus dynamique qui implique la
coordination et l'interaction entre ces différentes régions du cerveau. Elle
est essentielle pour des tâches telles que la résolution de problèmes, la
planification, l'attention et la prise de décision dans la vie quotidienne.
La mémoire de travail
n'est pas associée à un type spécifique de neurone, mais plutôt à un réseau de
neurones interconnectés dans différentes régions du cerveau. Plusieurs types de
neurones jouent un rôle dans la mémoire de travail en fonction de leurs localisations
et de leurs fonctions spécifiques. Voici quelques types de neurones qui sont
impliqués dans la mémoire de travail :
·
Neurones
pyramidaux : Ces neurones sont les
principaux neurones excitateurs du cortex cérébral. Ils se trouvent
principalement dans le cortex préfrontal et le cortex pariétal, et ils jouent
un rôle crucial dans le traitement et la transmission de l'information.
·
Neurones granulaires : Ces neurones se trouvent dans le cortex cérébral et sont impliqués dans
le traitement de l'information sensorielle et l'envoi de signaux aux neurones
pyramidaux.
·
Neurones étoilés : Ces neurones interconnectent les autres types de neurones dans
différentes régions du cerveau et jouent un rôle dans l'intégration de
l'information.
·
Interneurones : Ces neurones inhibiteurs modulent l'activité des neurones excitateurs et
contribuent à la régulation de l'activité neuronale dans les réseaux de la
mémoire de travail.
·
Les neurones à projection ont des axones qui se projettent sur de longues distances dans le cerveau
et la moëlle épinière, permettant la communication entre différentes régions du
cerveau
·
Neurones dopaminergiques : Ces neurones produisent le neurotransmetteur dopamine et jouent un rôle
crucial dans le système de récompense et la modulation de la mémoire de
travail, en particulier dans le cortex préfrontal.
·
Neurones cholinergiques : Ces neurones produisent l'acétylcholine, un neurotransmetteur impliqué
dans l'attention, l'apprentissage et la mémoire de travail.
Selon le modèle de Baddeley et Hitch, la mémoire de
travail a deux systèmes de stockage différents :
·
la boucle phonologique qui maintient en mémoire les informations verbales
entendues ou lues
- Le stockage phonologique : où
les informations verbales sont temporairement stockées sous forme
acoustique ou phonologique.
- Le répétiteur articulatoire :
impliqué dans la répétition subvocale des informations stockées pour les
maintenir actives.
·
le calepin visuo-spatial maintient en mémoire les
informations visuo-spatiales et les images mentales.
Les informations verbales sont conservées pendant plus ou
moins 2 secondes dans un stock. Passé ce délai, les informations commencent à
s’effacer. Pour garder les informations plus longtemps, il est nécessaire de se
les répéter mentalement. Les informations peuvent dès lors être conservées
pendant quelques secondes supplémentaires puis à nouveau être réintroduites
dans le stock et ainsi de suite. La boucle phonologique et le registre
visuo-spatial dépendent d’un gestionnaire : l’administrateur central qui
n’est autre que le cortex préfrontal.. L’administrateur central supervise le
fonctionnement de la mémoire de travail :
·
Il coordonne l’activité des deux autres sous-systèmes :
la boucle phonologique et le calepin visuo-spatial. –
·
Il permet de réaliser deux tâches simultanément, dont une
nécessite un stockage et l’autre un traitement.
Les principales opérations de la mémoire de travail sont
les suivantes :
1. Encodage : C'est le processus par lequel les informations provenant de
l'environnement ou de la mémoire à long terme sont traitées et intégrées dans
la mémoire de travail.
2. Stockage
temporaire : Une fois encodées, les informations
sont maintenues temporairement dans la mémoire de travail. Cela permet de les
garder disponibles pour un traitement ultérieur.
3. Manipulation : C'est la capacité à travailler avec les informations stockées en
effectuant des opérations mentales, telles que le regroupement, la
répétition ou la transformation des informations
- Répétition : Maintenir et répéter
activement les informations pour les garder en mémoire.
- Regroupement : Organiser les
informations en catégories ou en groupes pour faciliter leur traitement.
- Sélection : Focaliser l'attention
sur les informations pertinentes tout en inhibant les distractions ou les
informations non pertinentes.
- Transformation : Modifier ou
transformer les informations en utilisant des opérations mentales telles
que l'addition, la soustraction, la comparaison, etc.
Ces opérations mentales sont essentielles pour de nombreuses activités
cognitives complexes, comme la résolution de problèmes, la prise de décision,
la compréhension du langage, la planification et l'organisation.
4. Récupération : C'est le processus par lequel les informations stockées dans la mémoire
de travail sont récupérées et utilisées pour l'exécution de tâches spécifiques.
5. Mise à
jour : La mémoire de travail doit également être capable de
mettre à jour les informations stockées en fonction des nouvelles informations
reçues ou des changements dans l'environnement.
6. Contrôle
attentionnel : La mémoire de travail joue un rôle
central dans le contrôle attentionnel, en permettant de focaliser l'attention
sur les informations pertinentes et d'inhiber les distractions.
7. Intégration : Il s'agit du processus par lequel les nouvelles informations sont
intégrées aux connaissances déjà présentes dans la mémoire de travail ou la
mémoire à long terme.
Il y a ainsi une forte interaction
entre la prise de décision et la mémoire de travail
1. Évaluation
des options : La mémoire de travail permet de
maintenir et de manipuler les informations relatives aux différentes options
disponibles. Elle permet d'évaluer activement les avantages et les
inconvénients de chaque option, en tenant compte des objectifs à court et à
long terme.
2. Anticipation
des conséquences : La mémoire de travail
joue un rôle crucial dans l'anticipation des conséquences des différentes
actions possibles. Elle permet d'évaluer les résultats probables de chaque
option et d'anticiper les implications à court et à long terme.
3. Comparaison
des options : La mémoire de travail facilite la
comparaison des différentes options en maintenant activement les informations
pertinentes en mémoire et en permettant une analyse comparative des
caractéristiques et des conséquences des différentes options.
4. Sélection
de l'option optimale : En utilisant la mémoire
de travail, le cortex préfrontal permet de peser les différentes options,
d'intégrer les informations pertinentes et de sélectionner la meilleure option
en fonction des objectifs et des contraintes.
5. Adaptation
et ajustement : Après avoir pris une décision, la
mémoire de travail est nécessaire pour mettre à jour les informations en
mémoire et pour ajuster la stratégie en fonction des résultats obtenus et des
nouvelles informations reçues.
La prise de
décision nécessite une évaluation des informations en vue de maintenir,
manipuler et comparer activement les données stockées temporairement. Voici le
processus d’évaluation des informations :
1. Encodage des informations : Lorsqu'une
nouvelle information est présentée, la mémoire de travail l'encodera pour la
traiter et l'intégrer temporairement.
2. Stockage temporaire :
Les informations encodées sont
maintenues temporairement en mémoire de travail. Cette capacité de stockage
temporaire permet de garder les informations accessibles pour une évaluation et
une manipulation ultérieure.
3. Manipulation des
informations : La mémoire de
travail permet de travailler activement avec les informations stockées. Voici
quelques opérations de manipulation impliquées dans l'évaluation des
informations :
a. Répétition
·
Maintenir et répéter activement les informations pour les
garder en mémoire pendant l'évaluation.
b. Regroupement
·
Organiser les informations en catégories ou en groupes
pour faciliter leur traitement et leur évaluation.
c. Comparaison
·
Comparer les nouvelles informations avec les informations
déjà présentes en mémoire pour évaluer leur pertinence, leur similarité ou leur
différence.
d. Sélection
·
Focaliser l'attention sur les informations pertinentes
tout en inhibant les distractions ou les informations non pertinentes.
e. Transformation
·
Modifier ou transformer les informations en utilisant des
opérations mentales telles que l'addition, la soustraction, la comparaison,
etc., pour évaluer les relations, les tendances ou les patterns.
4. Intégration des
informations : La mémoire de
travail permet d'intégrer les nouvelles informations avec les connaissances
déjà présentes en mémoire pour former une représentation cohérente et complète
de la situation ou du problème à évaluer.
5. Mise à jour des
informations : Après avoir évalué
les informations, la mémoire de travail peut mettre à jour et ajuster les
données stockées en fonction des nouvelles informations, des conclusions tirées
ou des décisions prises.
6. Récupération des informations : Les informations évaluées et traitées
peuvent être récupérées de la mémoire de travail pour être utilisées dans
l'exécution de tâches spécifiques, la prise de décision ou la résolution de
problèmes.
Ainsi :
·
Le cortex préfrontal aide à maintenir activement l'information en
mémoire sur de courtes périodes de temps.
·
Le cortex préfrontal est responsable de la manipulation et de la mise à
jour de l'information en mémoire de travail, permettant ainsi de réaliser des
opérations cognitives complexes.
·
Le cortex préfrontal dirige et régule l'attention, permettant de filtrer
les distractions et de se concentrer sur les informations pertinentes pour la tâche
en cours
Revenons à notre graphique partiel précédant concernant
la créativité. En l’examinant, on peut se demander par exemple s’il y a une
relation entre types de créativité et mécanismes de créativité. Est-ce qu’ un
certain type de créativité recourt-il préférentiellement à certains mécanismes
de créativité et pas à d’autres. Mais pourquoi ai-je pensé pouvoir relier les
notions de types et de mécanismes ?
Toute cette pensée non encore formulée ne peut se
construire que si elle peut s’appuyer sur des données/informations stockées
(mémoire à long terme) et manipulées (mémoire de travail) dans le cerveau. Si le cerveau n’est pas
nourri d’éléments informationnels à la disposition de la pensée, la pensée ne
peut se réaliser faute de matière « première ».
La mémoire de travail joue un rôle essentiel dans la
prise de conscience en permettant de maintenir et de manipuler activement
l'information nécessaire pour la perception, la compréhension et
l'interprétation des expériences et des événements.
La compréhension de la nature de la conscience reste un
défi majeur pour la neuroscience, la psychologie et la philosophie, et continue
de susciter un vif débat et des recherches intensives pour élucider les
mécanismes, les fonctions et les implications de la conscience dans
l'expérience humaine. Il n’y a apparemment pas une seule conscience, mais une multiplicité :
- Conscience
phénoménale :
Elle se réfère à l'expérience subjective et immédiate des sensations,
des émotions, des pensées et des perceptions. Elle est caractérisée par la
qualité subjective et les "qualia", qui sont les caractéristiques
qualitatives et subjectives de l'expérience consciente. Par exemple, la manière
dont vous percevez la couleur rouge ou ressentez la douleur est une expérience
consciente phénoménale.
- Conscience
d'accès :
- La
conscience d'accès se réfère à la capacité de prendre conscience, de
traiter et d'utiliser activement l'information dans le système cognitif.
Elle implique des processus cognitifs supérieurs tels que l'attention, la
mémoire de travail, la prise de décision, la planification et la
réflexion nécessaires pour intégrer et utiliser l'information dans la
conscience.
- Conscience
de soi :
- La conscience de soi se réfère à la prise
de conscience et à la reconnaissance de soi en tant qu'entité distincte
et individuelle, dotée de pensées, d'émotions, de désirs et de
comportements propres. Elle implique une compréhension et une conscience
de ses propres états mentaux, de ses expériences passées, de ses
intentions futures et de sa place dans le monde.
- Conscience
sociale :
- La conscience sociale se réfère à la prise
de conscience et à la reconnaissance des autres en tant qu'entités
distinctes et individuelles, dotées de pensées, d'émotions, de désirs et
de comportements propres. Elle implique une compréhension et une conscience
des états mentaux, des expériences et des intentions des autres, ainsi
que des interactions sociales et des relations interpersonnelles.
- Conscience
globale :
- La conscience globale se réfère à la prise
de conscience et à la reconnaissance de l'ensemble des expériences, des
événements et des interactions dans le monde environnant. Elle implique
une compréhension et une conscience des relations entre soi, les autres,
l'environnement et l'univers dans son ensemble.
- Conscience unitaire vs multiplicité de la
conscience :
- La nature de la conscience peut être
considérée comme unitaire, c'est-à-dire une seule expérience consciente
unifiée et cohérente à un moment donné, ou comme multiplicité,
c'est-à-dire plusieurs expériences conscientes simultanées et
interconnectées.
- Conscience
et mécanismes neuronaux :
- La conscience est étroitement liée à
l'activité neuronale et aux réseaux cérébraux impliqués dans le
traitement, l'intégration et la régulation de l'information sensorielle,
émotionnelle et cognitive. Les régions cérébrales clés impliquées dans la
conscience comprennent le cortex préfrontal, les régions corticales
associatives, le thalamus, le système limbique et les réseaux neuronaux
interconnectés.
L'information consciente est constamment réévaluée et ajustée en
fonction des nouvelles informations, des expériences et des objectifs, en
impliquant des rétroactions constantes entre les différentes régions du cerveau
et les processus cognitifs.
Mais ce ne sont que des modèles.
D’ailleurs je n’ai nulle part trouvé une réponse à la question de la base
biologique de la conscience.
Si je m’acharnais (antérieurement au niveau des besoins
fondamentaux de Maslow) sur la nécessité du (bon) fonctionnement du cerveau au
niveau des conditions physiologiques, c’est parce que j’anticipais sur les
développements concernant la pensée, cette dernière s’appuyant en principe sur
un cerveau fonctionnel et pas réduit en bouillie par pleins de facteurs
destructeurs (accidents, maladies etc.)
Cet essai d’introspection sur base d’une expérience de
pensée concernant la phrase « Je ne pense pas, je suis pensé »
(sachant qu’elle peut être dénué de sens pour ceertains car c’est un essai et
non une démarche scientifique) ne peut être exhaustive parce qu’elle a émergé
dans ma conscience comme la pointe d’un iceberg (donc réductionniste) suite à
de multiples processus neuronaux que je ne contrôlais pas sciemment. Il reste
toujours la question comment la conjonction des éléments neuronaux ait pu
produire cet énoncé synthétique.
Pour restituer à ce stade le contexte initial de l’essai,
est-ce qu’on doit/peut dire « que mon art de vivre est pensé par les
mécanismes inconscients de mon cerveau et que ce n’est pas moi qui l’ait créé
consciemment , sachant cependant que tout mon vécu personnel est travaillé
par les mécanismes neuronaux.
Mon cortex préfrontal s’est débattu avec un contexte
sournois et a mis l’hippocampe en branle pour récupérer les
informations/données nécessaires en lançant ses indices neuronaux dans le
contexte donné. Qu’est ce qui a déclenché le travail du cortex préfrontal dans
le cadre de cette question et à quel stade de ce travail neuronal mon cerveau
a-t-il décidé de laisser émerger le résultat dans ma conscience ? Rien que
la syntaxe de la phrase en question a dû exiger un certain travail neuronal.
Selon la chaîne causes-effets de Spinoza, il doit y avoir
un déclencher de départ pour me pencher sur l’art de vivre. À un certain moment
de ma vie, dans un contexte donné d’interrogation (encore : pourquoi cette
interrogation à ce moment ?) et peut-être dans un contexte de
découragement suite à certaines circonstances, je me suis posé la
question : est-ce que la vie n’est que cela ? N’y a-t-il pas autre
chose ? Ou est-ce qu’il ne devrait pas y avoir encore autre chose pour
mener une bonne vie ? Cela a commencé avec peu de choses et est en train
de devenir un monstre.
Est-ce que je dois approfondir les mécanismes
cérébraux pour m’apercevoir peut-être un peu plus que je ne suis pas maitre du
jeu.
Cette impuissance me rappelle » l’amor fati »
de Nietsche qui signifie l’amour du destin ou encore l’acceptation du propre
destin. Mais en voyant la puissance des mécanismes essentiellement inconscients
de mon cerveau, je dirais plutôt que je suis mon propre destin à cause de ma
propre gouvernance gérée par mes mécanismes mentaux basés sur mon vécu
personnel et qui devrait en principe s’enrichir chaque jour que je vis. Je
devrais donc considérer l’amor fati comme l’amour de mon devenir,
surtout si je décide d’être l’acteur de ma vie, rejoignant en quelque sorte Sartre
qui dit que l’homme se fait lui-même. Dans ce sens, par mes actions, je me
libère de ma propre fatalité. Il est vrai que le réel a ses propres règles sans
me demander mon avis et il continue d’exister, que j’existe ou non. Et là, on
pourrait s’inspirer des stoïciens qui préconisent de ne pas se chagriner de ce
qu’on ne peut changer. Mais cela ne me dégage pas de ma responsabilité
d’intervenir dans le monde si j’estime qu’il faut le faire pour des raisons à
moi. Encore faut-il que mon cerveau me permette d’avoir cette pensée.
Mais revenons à nos moutons terre-à-terre
explicatifs/investigateurs et rappelons que le cortex préfrontal est
la partie antérieure du lobe frontal du cerveau, située en avant des régions
prémotrices. Cette région est le siège de
différentes fonctions cognitives dites supérieures, notamment le
langage, la mémoire de travail, le raisonnement, la prise de décision et plus
généralement les fonctions exécutives comme l’attention exécutive, la
planification et l’organisation, la résolution de problèmes, la flexibilité
cognitive, le contrôle inhibiteur, le langage et la communication, la
métacognition et l’intelligence émotionnelles . C'est aussi la région du
goût et de l'odorat.
Ainsi, par exemple, la métacognition est la capacité
de réfléchir sur ses propres processus cognitifs, de surveiller sa propre
performance, et de réguler son propre apprentissage et sa propre compréhension.
Ou encore la flexibilité cognitive qui est la capacité de s'adapter et
de changer de stratégie ou de perspective en fonction des nouvelles
informations ou des changements de contexte. L’attention exécutive est
la capacité de diriger et de contrôler l'attention, de filtrer les distractions
et de se concentrer sur des tâches spécifiques (flow ?)
C'est l'une des zones du cerveau qui a subi la plus forte
expansion au cours de l'évolution des primates jusqu'aux hominidés.
D’une manière générale, le cortex préfrontal est activé à
la fois par des perceptions externes (informations provenant de
l'environnement) et des perceptions internes (pensées, souvenirs, émotions,
motivations).
Perceptions externes:
- Informations sensorielles: Le
cortex préfrontal reçoit des informations des systèmes sensoriels (vision,
audition, toucher, etc.). Par exemple, en voyant ou en entendant quelque
chose de nouveau ou d'intéressant, le cortex préfrontal peut être activé
pour traiter et interpréter cette information.
- Stimuli environnementaux: Les
changements dans l'environnement, tels que les stimuli sociaux ou les
événements imprévus, peuvent également activer le cortex préfrontal pour
évaluer la situation et décider de la meilleure action à entreprendre.
Perceptions internes:
- Pensées et réflexions: Les pensées et les
réflexions internes peuvent activer le cortex préfrontal. Par exemple,
lorsqu'on réfléchit à un problème complexe, à une idée ou à une décision à
prendre, le cortex préfrontal est sollicité pour le traitement cognitif.
- Émotions et motivations: Les
émotions et les motivations influencent également l'activation du cortex
préfrontal. Une forte émotion, qu'elle soit positive (enthousiasme, joie)
ou négative (peur, stress), peut stimuler le cortex préfrontal et orienter
l'attention et la réflexion vers des aspects spécifiques de l'expérience.
- Mémoire et expérience antérieure: Les
souvenirs et les expériences passées stockés dans la mémoire peuvent
activer le cortex préfrontal lors de la récupération, de l'analyse ou de
la réflexion sur ces informations.
La mise en branle du cortex
préfrontal résulte donc d'une combinaison complexe de perceptions externes et
internes. Ces perceptions sont traitées, intégrées et organisées par le cortex
préfrontal pour guider la pensée, la prise de décision et le comportement
adaptatif. L'interaction entre les perceptions externes et internes permet une
évaluation complète de la situation et une réponse appropriée aux défis et aux
opportunités de l'environnement.
Voici les étapes générales par
lesquelles le cortex préfrontal est mis en mouvement pour poursuivre une idée :
1.
Perception
et reconnaissance de l'information: L'information ou l'idée doit d'abord être perçue et
reconnue par les systèmes sensoriels localisés dans différentes régions du
cerveau responsables de la perception.
2. Traitement initial de l'information: L'information perçue est ensuite traitée par les
régions corticales associatives qui l'analysent et l'interprètent.
3. Activation du cortex préfrontal: Lorsqu'une idée ou une information est jugée pertinente
ou importante, les régions corticales associatives envoient des signaux au
cortex préfrontal pour activer les processus cognitifs supérieurs nécessaires à
la poursuite et au développement de cette idée.
4. Intégration et élaboration de l'idée: Le cortex préfrontal, une fois activé, travaille en
collaboration avec d'autres régions du cerveau pour intégrer, élaborer et
organiser l'idée. Cela implique des processus tels que la mémoire de travail,
la prise de décision, la planification et l'organisation.
5. Contrôle et régulation du comportement: Le cortex préfrontal est également impliqué dans le
contrôle et la régulation du comportement, ce qui permet de maintenir la
concentration, de surmonter les distractions et de poursuivre l'idée de manière
cohérente et structurée.
6. Feedback et ajustement: Tout au long du processus, le cortex préfrontal reçoit
des feedbacks des autres régions du cerveau, ce qui lui permet d'ajuster et de
modifier la trajectoire de la pensée en fonction des nouvelles informations ou
des changements de contexte.
L’hypothèse que la conscience est un phénomène émergeant
de tout un travail neuronal complexe qui se passe à un niveau inconscient ne
fait que se consolider.
Mais il n’y pas que le cerveau câblé. Il y a aussi un cerveau
hormonal. Une hormone est une substance, fabriquée par un
organe, libérée dans le sang et qui agit sur le fonctionnement
d’un organe-cible.
Daniel Boujard : Le cerveau est également une glande endocrine. Cette
fonction du cerveau est essentiellement assurée par l’hypothalamus, plancher du
diencéphale, qui possède des neurones capables de déverser leur produit dans le
sang. On parle dans ce cas de neurohormones. Elles peuvent être déversées
directement dans le sang ou dans un petit réseau local de capillaires qui forme
ce que l’on appelle un système porte. Ce réseau irrigue une autre glande,
située à la base de l’hypothalamus, l’hypophyse. Les neurones neuro-secréteurs
sont donc responsables d’une « sortie » hormonale, à côté de la « sortie »
nerveuse assurée par les motoneurones et échelonnée le long de la moelle
épinière et du tronc cérébral. Mais l’hypothalamus n’est pas seulement la
partie endocrine du cerveau. Il possède différents récepteurs qui le rendent
sensible à certaines modifications du milieu intérieur (teneur en sodium,
potassium, glucose…, température, tension…). Il reçoit également des afférences
en provenance des viscères et peut agir sur l’organisme par l’intermédiaire du
système nerveux végétatif qu’il contrôle. Bien entendu, l’hypothalamus est
également relié au reste du cerveau dont il reçoit de nombreuses informations
(Figure 8.21).
Juste sous l’hypothalamus se trouve l’hypophyse. Cette glande est constituée
d’une partie nerveuse, la neurohypophyse et d’une partie glandulaire,
l’adénohypophyse. Ces deux parties ont fusionné au cours du développement
embryonnaire pour donner une glande unique contenant deux lobes distincts…
Par ailleurs, à titre d’illustration, le cerveau par sa
glande pinéale secrète encore une hormone qui induit l'endormissement et agit
sur le rythme veille-sommeil : la mélatonine. Les cellules qui produisent
la mélatonine dans la glande pinéale sont des cellules spécialisées qu'on ne
retrouve pas ailleurs dans le corps : elles portent le nom
de pinéalocyte.
Dans ce contexte et dans une recherche des facteurs
négatifs potentiels sur le travail d’un art de vivre, il faut aussi considérer
le système limbique. Le système limbique se trouve au sommet du tronc
cérébral, qui serait l’une des premières parties du cerveau à se développer, à
réagir aux stimuli et la plus fondamentale en termes de maintien de la vie. Il
est situé des deux côtés du thalamus et sous le cerveau. Le système limbique
est constitué de régions (structures) corticales, y compris :
·
Hippocampe : généralement associé à la mémoire et à
la concentration, mais aide aussi au contrôle moteur (souvent appris par essais
et erreurs)
·
Amygdale : liée à la peur et aux émotions anxieuses
·
Hypothalamus : principalement responsable de la
régulation des hormones et du maintien de l' »homéostasie » (plus
d’informations ci-dessous)
·
Noyaux septaux : sont un groupe de structures
situées dans la région du septum, qui est une partie du cerveau située près de
la ligne médiane, sous le cortex frontal. Ils sont liés au plaisir et à
l’apprentissage par la récompense et/ou le renforcement. Ils comprennent entre
autres :
o
noyau septal médial (MSN) : la régulation de
l'humeur, de l'anxiété et des réponses de peur, la motivation et à la
régulation de l'activité locomotrice.
o
Noyau septel latéral (LSN) : modulation de
l'attention, de la mémoire et de l'apprentissage, régulation de l'excitabilité
neuronale.
o
Noyau diagonal de Broca (DBB) : Une structure de la
substance grise située dans le septum basal qui est impliquée dans la
régulation de la mémoire, en particulier la mémoire spatiale.
·
Cortex cingulaire : impliqué dans de nombreux
aspects de la mémoire et de l’émotion
·
Gyrus parahippocampique : aide aussi à la mémoire
·
Corps mamillaires reliés à l’amygdale et à
l’hippocampe.
·
Les corps mamillaires sont impliqués dans la mémoire à
long terme, en particulier dans le processus de consolidation de la mémoire.
Ils interagissent avec l'hippocampe et d'autres régions cérébrales pour
transformer les souvenirs à court terme en souvenirs à long terme.
·
Ils participent à la régulation des émotions et des
réponses de stress. Les lésions ou les dysfonctionnements des corps mamillaires
peuvent entraîner des altérations de l'humeur et des réponses émotionnelles.
·
Les corps mamillaires sont également impliqués dans la
régulation du cycle veille-sommeil et d'autres fonctions liées au sommeil.
·
Ils sont connectés à d'autres régions du cerveau,
notamment l'hippocampe, le thalamus et le cortex préfrontal, et ils participent
à la transmission d'informations entre ces différentes régions.
· Fornix : est une structure anatomique du cerveau qui joue un rôle important dans le système limbique, une partie du cerveau impliquée dans les émotions, la mémoire et les réponses motivationnelles. Le fornix est une bande de fibres nerveuses qui relie plusieurs régions cérébrales clés, notamment l'hippocampe et le corps mamillaire. Son rôle principal est de transmettre des informations entre ces différentes régions, ce qui est crucial pour la formation et la récupération des souvenirs, ainsi que pour la régulation émotionnelle. En raison de son implication dans la mémoire, le fornix a été étudié dans le contexte de troubles de la mémoire tels que la maladie d'Alzheimer et d'autres conditions neurologiques
Plus en détail
Voici quelques fonctions spécifiques du système limbique
:
·
Le contrôle des émotions comme la colère et la peur
·
Régulation de l’alimentation, de la faim et de la soif
·
Réponse à la douleur et au plaisir
·
Contrôle du fonctionnement du système nerveux autonome, y
compris des éléments comme le pouls, la tension artérielle, la respiration et
l’excitation
·
Sentir la satisfaction sexuelle
·
Contrôle des comportements agressifs ou violents
·
Répondre à des informations sensorielles, en particulier
l’odorat
L’hippocampe ait partie du système et a des fonctions
plus spécifiques dans nos analyses :
·
Formation de mémoires à court
et à long terme par la consolidation de l’information
·
Apprendre de nouvelles
compétences par la récompense, la punition, le renforcement et l’échec
·
Reconnaissance de ce qui est
familier par rapport à ce qui est nouveau
·
Orientation ou sens de la
direction
·
Mémoire spatiale
Voyons les conséquences de lésions de
différentes composantes du système limbique menant à une réduction travail
cérébral et donc sur le potentiel de construire pleinement un art de vivre. (On
est bien peu de choses)
En raison du rôle de l’hippocampe
dans la mémoire, les lésions de cette zone peuvent entraîner de graves troubles
de la mémoire.
·
Les lésions peuvent également être préjudiciables à la
mémoire spatiale, par exemple en ce qui concerne la mémorisation des directions
à prendre pour se rendre à des endroits qui devraient être familiers à
l’individu.
·
Les lésions de l’hippocampe peuvent perturber les
fonctions cognitives telles que l’apprentissage, la mémoire et la navigation
spatiale et contribuer aux symptômes de la démence tels que la perte de
mémoire, la désorientation et la confusion (Gulyaeva, 2019)
·
Dans la maladie de Parkinson, les lésions de l’hippocampe
peuvent aggraver les symptômes cognitifs tels que le dysfonctionnement
exécutif, les déficits visuo-spatiaux et les problèmes de mémoire que
connaissent de nombreux patients (Xie et al., 2011).
·
Des anomalies structurelles et neurochimiques ont
également été constatées dans les hippocampes de jeunes personnes atteintes de
troubles bipolaires
Les lésions de l’amydale
·
Les lésions de l’amygdale peuvent entraîner une
augmentation de l’agressivité, de l’irritabilité, une perte de contrôle des
émotions et des déficits dans la reconnaissance des émotions, en particulier la
reconnaissance de la peur.
·
Les lésions des deux côtés de l’amygdale peuvent
entraîner une diminution du sentiment de honte lié à la violation des règles
sociales, ainsi que des difficultés à reconnaître la correction des expressions
faciales de peur et de honte. Cela suggère que l’amygdale peut aider à détecter
les situations sociales peu claires (Piretti et al., 2020).
·
La réduction du volume de l’amygdale peut être à
l’origine de la vulnérabilité au stress et à la dépression. Une étude a montré
que l’exposition à la violence pendant l’enfance était liée à une réduction du
volume de l’amygdale, qui interagissait avec le stress de la vie ultérieure
pour prédire l’aggravation de la dépression au fil du temps (Weissman et
al., 2020).
Des différences structurelles et neurochimiques dans l’amygdale
ont été observées chez des jeunes atteints de troubles bipolaires, ce qui
suggère un lien entre le volume de l’amygdale et ce trouble (DelBello et
al., 2006).
Les lésions du gyrus cingulaire
·
Elles peuvent entraîner des émotions inappropriées, un
manque de peur, une altération du sens de la douleur et des troubles de
l’apprentissage.
·
Cette région a également montré des différences de
structure chez les personnes atteintes d’autisme, de dépression, de troubles
obsessionnels compulsifs, de stress post-traumatique et de troubles bipolaires,
en raison de son rôle dans le traitement des émotions (Yucel et al., 2003).
·
On pense que le volume et l’activité du cortex cingulaire
antérieur et postérieur sont réduits chez les personnes atteintes de
schizophrénie (Ponirakis et al., 2022).
·
De même, on a observé une réduction des volumes de
matière grise dans le cortex cingulaire antérieur chez les personnes atteintes
de TDAH = trouble du déficit de l’attention avec/sans hyperactivité
(Carmona et al., 2005).
Dans des discussions antérieures, on a déjà parlé de
l’importance des émotions et autres facteurs négatifs influençant la santé
mentale et donc perturbant la construction d’un art de vivre.
L’hypothalasmus :
·
Des lésions ou des anomalies de l’hypothalamus ont été
associées à plusieurs troubles mentaux, notamment l’anxiété, la dépression, les
troubles bipolaires, l’agressivité et les troubles obsessionnels compulsifs.
(Herman et al., 2016).
·
Cela peut s’expliquer par le fait que l’hyperactivité de l’hypothalamus
peut entraîner une anxiété et une agitation excessives, tandis qu’une
sous-activité peut contribuer à la dépression et au manque de motivation.
·
Le stress chronique et les niveaux élevés de cortisol
associés au dysfonctionnement de l’hypothalamus peuvent prédisposer certaines
personnes aux troubles de l’humeur. (Herman et al., 2016)
·
Les différences de réactivité de l’axe
hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) liées à des facteurs génétiques ou à
l’exposition au stress en début de vie peuvent rendre certaines personnes plus
vulnérables à l’ESPT (état de stress post-traumatique et aux troubles de
l’humeur plus tard dans la vie. (Pagliaccio et al., 2015)
Mais il y a aussi et encore des perturbateurs environnementaux
chimiques produits par l’homme qui peuvent aussi dérégler le développement
neuronal. Citons-en certains parlants : les PCB (contenus dans les
plastiques, les peintures, les colles, les transformateurs électriques …), les
retardateurs de flammes (contenus dans les téléviseurs, les ordinateurs, les
matelas, les mousses de canapés, les téléphones portables), Les pesticides et
bien d’autres.
On a de la chance si on est encore tant soit peu sain
d’esprit et de corps et au maximum fonctionnel.
On s’est déjà penché sur les conditions de fonctionnement
du cerveau et des dysfonctionnement possibles. Il y a donc beaucoup de
possibilités pour qu’un cerveau ne fonctionne pas correctement. Selon l’état de
délabrement du cerveau, le concept d’art de vivre ne peut plus trouver sa place
et devient une notion superfétatoire.
Il n’y a pas qu’un mode de pensée et pas une mémoire
générale. Chaque personne a ses constellations (combinaisons) dans ce contexte.
Les développements ci-après, suite à des recherches, peuvent peut-être aider à
cogiter sur notre manière de cogiter. Il se pose la question si une personne
choisit délibérément son mode de pensée ou si le mode de pensée se développe au
gré du vécu personnel. Ceci nous amène à nous interroger si le mode de pensée
évolue au cours de la vie. Il n’y a probablement pas un mode de pensée pur et
notre pensée va vraisemblablement manger à plusieurs râteliers pour constituer
sa configuration personnelle. Et il est aussi fort probable qu’on privilège
plutôt l’un ou l’autre mode de pensée selon le problème ou la situation.
Je ne pense pas par exemple que le peintre procède d’une
manière purement rationnelle, même si dans sa démarche il y aura des processus
rationnels. Il y a des peintres qui commencent par un détail pour développer le
tableau autour de ce centre. Il y a en a d’autres qui construisent d’abord la
grande structure pour affiner peu à peu les différents éléments. Et il y en a
encore d’autres qui procèdent par gros coups de pinceaux sur une base purement
intuitive, ne sachant pas ce qui va sortir à la fin. Et puis il y en a encore
qui, à partir d’une idée ou d’un message qu’ils veulent communiquer, élaborent
d’abord une composition sur base d’un concept pour la mettre en musique par
après. Ceci n’est certainement pas exhaustif. Ainsi les processus mentaux à la
base de la création d’un tableau peuvent être nombreux : L’artiste est
inspiré par son environnement et/ou sa réflexion, ses émotions et autres et
développe une idée. On se trouve sur le plan de la pensée créative. Mais la
pensée visuelle contribue aussi par l’observation de son environnement qui peut
l’inspirer. Dans ce cheminement se développe la pensée émotionnelle qui exprime
le vécu sentimental et les expériences personnelles passées. L’artiste
réfléchit ainsi à sa propre expérience, ses émotions et sa vision du monde pour
créer une œuvre personnelle authentique. Dans la réalisation, il y a évidemment
une pensée technique (maîtrise des techniques) et aussi l’expérimentation de
nouvelles techniques, mêmes combinées.
Ainsi on peut se poser la question si on est plutôt
déductif ou inductif, abstrait ou concret, attiré par les données out les
modèles, attiré par le terrain ou la théorie, attiré par la sensation ou la
réflexion, et autres.Est- ce qu’on applique une méthode ou plusieurs méthodes
face à un même problème
Concernant la manière de pensée, sur le plan rationnel
dans l’approche d’un problème/situation, on trouve un modèle qui revient
souvent, composé de 4 styles/types :
·
Le style Leibniz favorise la théorie. La vérité
s’obtient par l’approche analytique et procède par la déduction.
·
Le style Kant recherche des alternatives et
options nouvelles. La critique est essentielle, chaque chose devant être
justifiée pour être valide. Il est important d’avoir plusieurs points de vue
pour examiner un problème. Le but est de faire la synthèse entre les modèles et
les données.
·
Le style Hegel est basé sur le conflit des idées. Il faut
aussi, après la formulation d’une idée, chercher son contraire et faire des
synthèses au départ d’idées paradoxales : thèse et antithèse. La
dialectique signifie dialogue et oppositions d’opinions.
·
Le style Locke est basé sur l’observation. La pensée ne
peut exister sans les sensations. C’est à partir de l’expérience que se forment
les idées et sont constituées les connaissances. Le mode de pensée de Locke est
inductif et va du particulier au général.
Mais la pensée dépasse le pur rationnel et s’enrichit
d’autres approches, pouvant être présentées en binômes paradoxaux :
·
Pensée analytique versus pensée créative :
est-ce qu’une personne a tendance à résoudre les problèmes par une analyse
logique et une argumentation rationnelle ou à se tourner plutôt vers des
solutions innovantes et originelles.
·
Pensée convergente versus pensée divergente : la
pensée convergente cherche à trouver une seule solution pour un problème au
contraire de la pensée divergente qui essaie de générer de multiples solutions
différentes sur base d’interprétations diverses du contexte
·
Pensée holistique versus pensée réductionniste : la pensée
holistique considère un problème comme un tout en considérant tous les liens et
les effets réciproques tandis que la pensée réductionniste partage le problème
en de multiples sous-problèmes en cherchant une solution pour tous les
sous-problèmes
·
Pensée intuitive versus pensée analytique : La pensée intuitive est un processus mental par lequel
une personne parvient à une conclusion ou à une prise de décision sans passer
par une analyse logique ou rationnelle explicite. Elle repose davantage sur
des sentiments, des impressions, des expériences passées ou des intuitions
profondes. Cette forme de pensée est souvent rapide et spontanée. Elle repose sur
plusieurs mécanismes cognitifs. Ses bases sont entre autres la reconnaissance
de schémas ou des similitudes entre une situation présente et des expériences
passées. Un autre mécanisme est l‘heuristique qui sont des règles de décision
simplifiées et des raccourcis mentaux qui permettent de résoudre rapidement des
problèmes ou de prendre des décisions sans passer par une analyse détaillée.
Les sentiments constituent un autre facteur et sont des réactions émotionnelles
ou des impressions immédiates qui guident la pensée intuitive. Ces sentiments
peuvent être basés sur des expériences passées, des connaissances tacites ou
des perceptions inconscientes. La pensée intuitive permet en plus un accès
rapide à la mémoire associative, ce qui permet à une personne de récupérer
rapidement des informations pertinentes et des expériences passées pour prendre
des décisions. En plus et contrairement au traitement délibéré et rationnel de
l'information, la pensée intuitive implique un traitement automatique et rapide
de l'information qui ne nécessite pas une attention consciente ou une réflexion
approfondie. Bien que la pensée intuitive soit souvent efficace et adaptative,
elle peut parfois conduire à des erreurs de jugement ou à des décisions
irrationnelles en raison de la dépendance à des heuristiques et à des biais
cognitifs.(Daniel Kahneman : Système 1, système 2 : Les deux vitesses de la pensée)
·
Pensée visuelle versus pensée verbale : Certaines
personnes pensent plutôt en images tandis que d’autres pensent dans le langage.
Cependant, ces deux catégories ne peuvent être exclusive car je me demande
comment un concept abstrait, par exemple la « logique » pourrait être
pensée en images.
·
Pensée systématique versus pensée créative : La pensée
systématique utilise des approches structurées en se basant sur des méthodes et
des règles.
Rappelons encore qu’il y a tout un domaine en psychologie
travaillant sur les modes de raisonnement et la logique formelle pour générer
des informations.
On peut se poser alors la question de savoir quels sont
mes modes de pensée prépondérants ?
On voit tout de suite, intuitivement 😊, comment
les différents modes de pensée peuvent influencer la démarche pour élaborer un
art de vivre, sans oublier la faculté d’imagination : imagination
visuelle, imagination auditive, imagination tactile et kinesthésique (qui
concerne la sensation de mouvement des parties du corps) et imagination
conceptuelle : voir antérieurement certains développements sur
l’imagination.
On peut très bien s’imaginer ainsi des liens privilégiés
entre les modes de pensée et les différents types de personnalité et donc aussi
sur la manière personnelle d’approcher l’art de vivre. Osons, comme
divertissement, imaginer quelques conjectures de liens entre la personnalité et
les mode(s) de pensée, sans aucune démarche scientifique :
·
Pensée analytique :les rationnels, méticuleux,
organisés, critiques, sceptiques
·
Pensée holistique : les Intuitifs, créatifs,
visionnaires, empathiques, orientés vers le contexte.
·
Pensée divergente : Créatifs, curieux, flexibles,
spontanés, ouverts d'esprit.
·
Pensée convergente : Structurés, méthodiques,
ordonnés, patients
·
Pensée logique : Analytiques, critiques, objectifs,
détachés émotionnellement
·
Pensée émotionnelle : Empathiques, sensibles,
intuitifs, expressifs, orientés vers les relations.
·
Pensée orientée vers l’action : Décisifs,
énergiques, pragmatiques, orientés vers les résultats.
·
Pensée orientée vers la réflexion : Prudents,
réfléchis, contemplatifs, patients, perfectionnistes.
Est-ce que vous avez pu vous situer dans cette
énumération.
Finalement, on a combien de personnalités ou quel est le
mix de mes personnalités avec des aspects prépondérants, peut-être en fonction
des situations ? . Mais quelle pourrait être l’orientation de mon
art de vivre en fonction des résultats de ce petit jeu ?
Finalement, il semble que les processus de pensée sont
essentiellement inconscients, mais que je peux d’une certaine manière diriger
peut-être ces mécanismes en m’exposant à des perceptions internes et externes.
Je lis un document et un concept me frappe, par exemple « pensée ».
Je le note pour ne pas l’oublier. Ma mémoire de travail met des mécanismes en
branle pour chercher des associations dans mon cerveau concernant cette notion.
Et déjà mon cerveau me propose de nouvelles associations stockées dans mon
cerveau qui peuvent émerger dans ma conscience. Je les note aussi et rien qu’à
les voir, le jeu recommence. Le trigger de mes pensées émergentes à la
conscience sont des perceptions qui font mouliner mon cerveau avec des
processus dont je n’ai pas la maîtrise. Mon seul pouvoir orientatif semble
consister à générer des perceptions, sachant que celles-ci mettent les
mécanismes de mon cerveau en branle et me proposent d’autres perceptions. La
lecture me semble être un outil prépondérant dans ce sens, ainsi que les
discussions dans le sens que mes interlocuteurs me confrontent aussi avec des
perceptions. Si on est tout seul, dans une chambre sans lumière par exemple,
mes perceptions mentales ne peuvent être qu’essentiellement internes et sont
donc forcément limitées comme triggers.











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