Le « bon » fonctionnement du cerveau
Il ne s’agit pas ici d’expliquer le fonctionnement du cerveau, mais de rendre attentif à un certain nombre de facteurs/conditions pour que cet organe puisse jouer son rôle. Si nous insistons sur le bon fonctionnement du cerveau, ce qui semble à première vue fastidieux sinon même ennuyeux, c’est parce qu’il est indispensable de comprendre son importance dans le cadre des développements ultérieurs sur les mécanismes neuronaux actifs dans la pensée, la réflexion et la mémoire et de tout ce qui concerne ces mécanismes (Voir plus loin le paragraphe « Modes de pensée et mémoire » et « La pensée et la réflexion »). La pensée, la réflexion et la mémoire sont finalement la synthèse de tout notre vécu personnel qui nous fait agir d’une certaine manière et pas d’une autre. Par ailleurs, le cerveau est incontournable dans de nombreuses facultés mentales indispensables à notre développement personnel (curiosité, imagination, auto-perception, créativité et autres mécanismes encore) pour enrichir notre vécu personnel. Des articles spécifiques seront consacrés à ces aspects. En effet tout notre être du moment découle en grande partie de notre vécu personnel. Plus ce dernier est riche et plus nos perspectives peuvent s’ouvrir dans nos actions.
Pourquoi cette insistance ?
Des constatations personnelles m’ont convaincu de la nécessité de maintenir le
bon fonctionnement neurologique du cerveau. J’ai eu la chance de connaître des
personnes brillantes par leur savoir étendu et diversifié, une logique de
raisonnement de premier ordre et une continuité sans faille de leur activité intellectuelle.
Ces personnes ont en quelque sorte entretenu leur cerveau en le sollicitant en
permanence, ce qui n’a pu qu’augmenter la neuroplasticité de leur cerveau et sa
« maintenance fonctionnelle ». Pourtant, certaines de ces personnes
ont connu des déclins plutôt inattendus de leur esprit et ont été frappées par
des maladies dégénératives, avec toutes les conséquences que cela implique.
Cela m’a touché au plus haut degré. La seule explication ne peut être que
d’ordre physiologique. Si des facteurs génétiques ne sont pas exclus, je suis personnellement
convaincu que des défauts d’apports nutritionnels importants peuvent aussi être
à la base de ces déclins. C’est pour ces raisons qu’il faut bien examiner les besoins
physiologiques du cerveau dans son fonctionnement ininterrompu.
D’un autre côté, certains
apports nutritifs excessifs peuvent aussi affecter le bon fonctionnement du
cerveau, comme l’alcool, les drogues, la syphilise 😊, l’excès de sucre et bien
d’autres.encore.
« L’énergie requise pour assurer un fonctionnement cérébral
adéquat est considérable, et la synthèse et l’acheminement des nutriments
sont largement tributaires de l’apport alimentaire. A l’inverse, le cerveau est
nécessaire à la régulation de la prise de nourriture, soulignant son
interdépendance avec la nutrition. Bien que plus résistant à un apport
calorique réduit que la majorité des autres organes, il peut souffrir de
carences diverses, et également en être la cause. Les
relations entre nutrition et cerveau sont étroites. Au niveau central, les
mécanismes de régulation de la prise alimentaires font appel à l’hypothalamus,
sous l’action notamment d’hormones telles que la leptine. Le dysfonctionnement
de ces circuits hormonaux peut mener à des troubles du comportement alimentaire
comme l’anorexie ou la boulimie, qui s’accompagnent à terme de diverses
conséquences neurologiques. A l’inverse, les régimes drastiques ou la
malnutrition, au travers de carences spécifiques, sont responsables de
nombreuses complications neurologiques dont certaines mettent en jeu le
pronostic vital.
Ainsi, pour prévenir dans la
mesure du possible la dégénérescence neuronale, les ingrédients suivants sont
nécessaires, pour n’en citer que les plus importants:
Les lipides insaturés : acides gras mono et polyinsaturés, l’acide docosahexaénoïque (DHA)
Les vitamines, minéraux et composés antioxydants : magnésium, potassium, niacine, biotine, cuivre, iode, thiamine (vitamine B1), riboflavine (vitamine B2), vitamine B6, vitamine B12, vitamine C, zinc, fer, acide pantothénique, folates (vitamine B9), vitamine A
Autres .......
· Certaines maladies sont liées à un manque de substances et d’autres à une surabondance de certaines substances nuisibles.
Ainsi, il y a des études qui
semblent indiquer que la dépression peut être liée à des métaux toxiques lourds
comme le mercure, l’aluminium et le cuivre, mais aussi le cadmium et le plomb.
L’inhalation des gaz de carburants provoque une intoxication cérébrale (quand
on fait par exemple le plein Ò se mettre contre le vent 😊). Concernant le volet alimentaire, il semble que
l’alimentation trop riche en lipides et protéines animales produit un phénomène
d’oxydation de ces métaux et crée un cluster de toxines qui contamine les
neurones et diminue les impulsions électriques cérébrales.
La maladie de Parkinson est
caractérisée par une destruction des neurones cérébraux dopaminergiques (qui
produisent la dopamine, neurotransmetteur essentiel). Les personnes exposées
aux produits phytosanitaires (pesticides, herbicides et fongicides) semblent le
plus exposées (exploitants agricoles). Attention, il ne faut pas confondre
phytosanitaire et phytothérapie. La phytothérapie désigne le traitement thérapeutique fondé sur les
plantes, leurs extraits et les principes actifs naturels, dans le
but de guérir, soulager ou prévenir une maladie.À titre d’exemple, l'aspirine
tire son origine de l'utilisation traditionnelle de plantes contenant de
l'acide salicylique. La plus notable est l'écorce de saule.
Il semble aussi avéré que la
maladie d’Alzheimer peut être liée (entre autres) à une présence de métaux
lourds dans le tissu du cerveau.
Le cerveau est,
proportionnellement, le plus grand consommateur d’énergie : il pèse 2 % du
corps et consomme 20 % de l’énergie. Les mitochondries sont l’usine énergétique
du corps qui fabriquent l’ATP, source d’énergie. Pour bien fonctionner, les
mitochondries nécessitent certains composants indispensables à leur
fonctionnement :
· - Les vitamines B1, B2, B3,
B5, B6, B9 et B12 (se trouvant dans les produits animaux comme la viande, le
poisson, œufs et laitages) et la vitamine D
· - Le coenzyme Q10 (aussi
poissons gras dont la truite)
· - L’acide alpha-lipoïque
· - Le fer (viande rouge et
autres)
· - Le zinc
· - Le glutathion
· - Le magénsium
Les carences nutritionnelles
suivantes sont le plus souvent explicitement citées en ce qui concerne le bon
fonctionnement du cerveau : Vitamine B12, acide gras oméga-3, le fer,
l’iode, la vitamine D, le zinc, les antioxydants, la vitamine A, vitamine C et la
vitamine E.
Les sources alimentaires
pour ces ingrédients sont très diversifiées et je les énumère pêle-mêle à titre
de curiosité : levure de bière, céréales complètes, son de blé ou
d’avoine, viande de porc, sésame, noix de Brésil, foie et rognons d’agneau (il
faut aimer) ciboulette, estragon, persil, amande, champignon shitake, haricots
verts, anchois, morue, foie de veau, thon, espadon, dinde, cacahuètes, graines
de tournesol, jaune d’œuf, graines de tournesol, farine de pois chiche,
basilic, sauge, paprika, piment de cayenne, curcuma, épinards, céleri branche,
laitue, roquette, coriandre fraîche, blette, menthe, graines de soja, huile de
colza, pistache, orange, brocoli, framboise, tomates choux de Bruxelles, thym,
laurier, cacao, lentilles, huîtres, sardine, saumon, cajou, persil, sarrasin,
noix, riz complet, fruits rouges et autres.
Face à ces exigences nutritionnelles
du cerveau, satisfaire les besoins fondamentaux, essentiellement
physiologiques, n’est pas une évidence dans notre monde actuel, et cela pour 2
raisons fondamentales :
· Soit, on ne dispose pas des
moyens nécessaires pour se procurer les « bons » aliments en quantités
et qualités nécessaires pour faire fonctionner correctement le corps, dont le cerveau.
Les raisons peuvent être multiples ; guerres et autres conflits,
catastrophes naturelles et écologiques, raisons économiques, terres arides ou
appauvries, impossibilités de conditionner et stocker les aliments ainsi que de
les acheminer le moment venu aux endroits où des hommes en ont besoin,
gaspillage des aliments, corruption politique et détournements des aliments,
etc.
·
Soit on dispose des moyens
nécessaires pour s’alimenter correctement, mais on achète les mauvais aliments
pour nourrir son corps correctement.
Certaines
statistiques énumèrent le nombre de personnes au monde ne pouvant se nourrir correctement
et indiquent aussi combien de personnes se nourrissent d’une manière malsaine ou
insuffisante pour certains aliments. Selon le rapport sur la sécurité
alimentaire et la nutrition dans le monde 2023 de la FAO (Organisation des
Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), environ 800 millions de
personnes dans le monde souffrent de sous-alimentation. Cela représente environ
10% de la population mondiale. La sous-alimentation signifie que ces personnes
ne reçoivent pas suffisamment de calories pour maintenir une santé optimale et
mener une vie active. En 2023, environ 2,4 milliards de personnes (soit
environ 30% de la population mondiale) étaient confrontées à une insécurité
alimentaire modérée ou sévère, ce qui signifie qu'elles éprouvent des
difficultés à accéder à des aliments suffisants et nutritifs. En plus de la
sous-alimentation, de nombreux individus souffrent également de malnutrition
cachée, qui se manifeste par des carences en vitamines et minéraux essentiels.
Par exemple, des carences en fer, en vitamine A, et en iode sont courantes dans
plusieurs régions du monde, affectant des millions de personnes, notamment des
enfants et des femmes enceintes.
En dehors
de ces aspects nutritionnels, il faut aussi mentionner ce qu’on appelle les maladies
de civilisation souvent liées à des habitudes de vie telles que la consommation
excessive de calories, un régime alimentaire pauvre en nutriments, le
tabagisme, l'alcoolisme, le manque d'exercice physique, et le stress chronique.
Elles sont également influencées par des facteurs génétiques et
environnementaux : maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, obésité,
cancers, maladies respiratoires chroniques, maladies neurodégénératives, troubles
mentaux, syndrome métabolique, ostéoporose et troubles digestifs.
Mais il y
a aussi des maladies de civilisation, encore dites maladie non transmissibles ou
de mode de vie qui ont un impact significatif sur la santé du cerveau : maladie
d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, l’AVC, les troubles
dépressifs, les troubles anxieux et les troubles du sommeil.
Prenons à
titre d’exemple la maladie d’Alzheimer pour montrer comment le mode de vie
peut affecter la santé du cerveau. Une alimentation riche en graisses saturées,
sucres raffinés, et faible en fruits, légumes, et céréales complètes peut
augmenter le risque de la maladie d'Alzheimer. Les régimes pauvres en
nutriments essentiels, tels que les vitamines, les minéraux et les
antioxydants, peuvent également affecter la santé cérébrale. À l'inverse, des
régimes comme le régime méditerranéen, qui est riche en fruits, légumes,
poissons, noix, et huiles saines, peuvent réduire le risque de déclin cognitif
et soutenir la santé cérébrale. Par ailleurs, un manque d'exercice physique est
associé à un risque accru de développer des maladies neurodégénératives, y
compris la maladie d'Alzheimer. L'exercice physique améliore la circulation
sanguine, favorise la plasticité cérébrale et peut réduire l'inflammation. D’autre
part, un faible niveau d'engagement cognitif dans des activités stimulantes,
telles que la lecture, les jeux de réflexion, ou les activités sociales, est
associé à un risque accru de déclin cognitif. Les problèmes de sommeil, tels
que l'insomnie ou l'apnée du sommeil, sont associés à un risque accru de
maladie d'Alzheimer. En effet, un sommeil de mauvaise qualité peut affecter la
capacité du cerveau à éliminer les protéines toxiques, comme la bêta-amyloïde,
qui sont liées à la maladie. Un bon sommeil est essentiel pour la santé
cérébrale, permettant au cerveau de se nettoyer des toxines et de consolider
les souvenirs. Un stress prolongé peut aussi avoir des effets néfastes sur la
santé cérébrale, entraînant des niveaux élevés de cortisol qui peuvent
endommager les neurones et affecter la mémoire. La consommation excessive
d'alcool et le tabagisme sont des facteurs de risque connus pour de nombreuses
maladies, y compris la maladie d'Alzheimer. Ces habitudes peuvent accélérer le
déclin cognitif et augmenter le risque de troubles cognitifs.
Question
subsidiaire : qu’en sera-t-il dans 10, 20, 30 ans et plus avec toutes les
catastrophes structurelles, économiques, accidentelles et écologiques qui sont en train de se mettre en
place et qui risquent de s’amplifier à l’avenir. La disposition d’eau potable
et d’une alimentation adéquate deviendra un problème de taille à l’avenir, et
pas seulement pour les pays en voie de développement.
On voit donc qu’il y a, à ce
stade du moins, à boire et à manger pour nourrir son cerveau et tous les
ingrédients ne sont pas exotiques. Mais on n’est certainement pas dans le bon
avec les plats préparés et leur ribambelle d’ingrédients douteux chimiques
ajoutés aux aliments industriels.
Revenons encore aux activités
physiques sont nécessaires pour entretenir le cerveau, ce qui semble curieux à première
vue. Combien de personnes, dont le métier ne comprend plus des activités physiques
notables, ont encore le temps dans notre société trépignante pour s’adonner un minimum
aux activités physiques ? Mais encore faudrait-il examiner si les efforts physiques
demandés pendant l’exercice du métier ne sont pas excessifs ou s’ils sont tellement
insignifiants qu’ils n’entrent pas en ligne de compte. Mais il est rare que des
métiers physiques demandent des efforts équilibrés au courant d’une journée. Mais
parmi ceux qui en auraient peut-être le temps, combien de personnes n’exercent pas
des activités physiques et préfèrent se divertir plutôt par une consommation passive.
Quid des bonnes résolutions au Nouvel An pour intensifier les activités physiques ?
L’expression allemande « innerer Schweinhund » désigne le côté
paresseux ou l'inertie intérieure qui nous pousse à éviter les tâches
difficiles ou à nous adonner à des comportements non productifs, malgré nos
bonnes intentions. C'est une métaphore pour la "voix intérieure" qui
nous pousse à ne pas faire ce que nous savons que nous devrions faire. En
français, une expression équivalente pourrait être "petit diable
sur l'épaule", "voix de la paresse" ou "démon
intérieur". Ces expressions capturent l'idée d'une force intérieure qui
nous pousse à procrastiner ou à céder à des tentations contraires à nos
objectifs ou à ce qui serait raisonnable de faire.
Voyons les bienfaits de l’activité
physique pour le cerveau :
1. Amélioration de la circulation sanguine :
L'exercice augmente le flux sanguin vers le cerveau, ce qui permet une
meilleure oxygénation et l'apport de nutriments essentiels, favorisant ainsi la
santé des cellules cérébrales. Ainsi l’hypoxie (manque d’oxygène) peut créer
des dysfonctionnement (selon certaines études et métanalyses) au niveau de la
mémoire de travail et la mémoire épisodique (souvenir des événements vécus avec leur contexte
(date, lieu, état émotionnel, sous-partie de la mémoire à long
terme).
2. Production de neurotransmetteurs :
L'activité physique stimule la production de neurotransmetteurs comme la
dopamine, la sérotonine et les endorphines, qui jouent un rôle crucial dans la
régulation de l'humeur, du stress et de l'anxiété.
3. Neurogenèse : L'exercice favorise la
neurogenèse, c'est-à-dire la formation de nouvelles cellules nerveuses dans le
cerveau, en particulier dans l'hippocampe, une région impliquée dans la mémoire
et l'apprentissage. L'activité physique peut induire des changements
structurels dans le cerveau, comme l'augmentation de la densité des capillaires
et la croissance de nouvelles dendrites et synapses. Ces adaptations
structurales sont essentielles pour l'apprentissage et la mémoire. C’est un aspect
très intéressant et peut-être inattendu pour certains. Ainsi, l’exercice
physique stimule la production de BDNF, une protéine essentielle pour la
survie, la croissance et la différenciation des neurones. Le BDNF favorise la
neurogenèse et améliore la plasticité cérébrale, ce qui est crucial pour
l'apprentissage et la mémoire. Par ailleurs, l'exercice améliore la circulation
sanguine cérébrale, ce qui augmente l'apport en oxygène et en nutriments
essentiels pour le cerveau. Une meilleure circulation favorise un environnement
plus sain pour la croissance des neurones. L’exercice physique a aussi la particularité
de réduire l'inflammation systémique et cérébrale. L'inflammation chronique est
associée à des troubles neurodégénératifs et peut inhiber la neurogenèse. En
plus du BDNF, l'exercice stimule la production d'autres facteurs de croissance,
tels que le facteur de croissance dérivé des plaquettes (PDGF) et le facteur de
croissance insuline-like (IGF-1), qui soutiennent la survie et la croissance
neuronale. En plus, l'exercice aide à réguler les niveaux de cortisol,
l'hormone du stress, qui peut avoir des effets négatifs sur la neurogenèse
lorsqu'il est chroniquement élevé. L'exercice affecte positivement plusieurs
systèmes corporels qui interagissent avec le cerveau, y compris le système
endocrinien et le système cardiovasculaire. Ces interactions soutiennent la santé cérébrale
et la neurogenèse.
4. Plasticité cérébrale : L'activité physique
améliore la plasticité cérébrale, ce qui permet au cerveau de s'adapter et de
se réorganiser en réponse à de nouvelles expériences ou à des apprentissages.
Ainsi, l’augmentation de l’activité physique augmente le flux sanguin et donc
l’oxygénation du cerveau. L'activité physique stimule la production de facteurs
neurotrophiques, tels que le facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF).
Le BDNF joue un rôle crucial dans la survie des neurones, la croissance des
dendrites et la formation de nouvelles synapses, tous essentiels à la
plasticité cérébrale. L'activité physique régulière réduit l'inflammation et le
stress oxydatif dans le cerveau, ce qui protège les neurones et favorise un
environnement propice à la plasticité cérébrale.
5. Réduction du risque de maladies neurodégénératives : Des études ont montré que l'exercice régulier peut réduire le risque de
développer des maladies neurodégénératives telles que la maladie d'Alzheimer et
la démence.
6. Gestion du stress et amélioration du sommeil :
L'exercice aide à réduire le stress et à améliorer la qualité du sommeil, deux
facteurs importants pour la santé cérébrale.
D’une manière générale, certains comportements sont
connus pour nuire au cerveau : manque de sommeil, alimentation
déséquilibrée, stress chronique, consommation excessive d’alcool,, isolement
social, exposition prolongée aux écrans,
consommation de drogues récréatives, tabagisme (réduit l'apport en oxygène au
cerveau), sédentarité, pollution, traumatismes crâniens (sports de combat full
contact : commotions cérébrales, contusions cérébrales, syndrome du
deuxième impact, encéphalopathie traumatique chronique), prise chronique de
psychotropes, inactivité intellectuelle, excès de graisse et sucres, encéphalopathie
hépatique et autres.
Les télomères
Mais il faudrait rendre encore attentif
dans ce contexte au rôle des télomères collés aux extrémités des brins des
chromosomes. Les télomères jouent un rôle crucial dans la stabilité des chromosomes et,
par extension, dans la protection des
cellules contre le vieillissement et les maladies. Leur implication dans le
développement des maladies neurodégénératives a été de plus en plus étudiée ces
dernières années. Cela vaut vraiment la peine de s’attarder à ce sujet pour
bien comprendre l’enjeu de certaines mesures préventives. Les considérations
ci-après valent aussi bien pour les cellules nerveuses que pour toutes les
autres cellules du corps.
Un télomère est une région hautement répétitive
d'ADN à l'extrémité d'un chromosome (voir
image ci-après). Ces séquences répétitives d’ADN assurent la protection
des terminaisons chromosomiques. Ils évitent que le chromosome ne
s'effiloche et que son extrémité ne soit considérée comme une rupture du double
brin d'ADN, ce qui pourrait conduire à des soudures de chromosomes par fusion
de leurs télomères respectifs. De plus, la réplication de l'ADN ne serait plus
parfaite à ses extrémités dans ce cas. La présence de télomères, sans
information génétique, préviendrait ainsi la perte de données. Ces séquences
sont répétées plusieurs centaines sinon des milliers de fois sur chaque
chromosome humain. Chez
les humains, la séquence répétée est TTAGGG, qui se répète de nombreuses fois.
À l'extrémité du télomère, la chaîne simple d'ADN se
replie sur elle-même pour former une structure appelée boucle télomérique ou
T-loop. Cette structure protège les extrémités de l'ADN de la détection par les
mécanismes de réparation de l'ADN qui pourraient autrement confondre les
extrémités télomériques avec des cassures double-brin. Ainsi, les télomères
empêchent la dégradation et la fusion des chromosomes, préservant ainsi
l'intégrité du génome. En masquant les extrémités des chromosomes, les
télomères empêchent aussi la fusion des chromosomes entre eux, ce qui pourrait
entraîner des réarrangements génomiques aberrants et des instabilités
génétiques. Les télomères empêchent aussi les extrémités des chromosomes de
s'attacher à d'autres chromosomes, évitant ainsi des réarrangements génomiques
qui pourraient entraîner des mutations ou des maladies génétiques. La
« maintenance » des télomères, dans la mesure où c’est possible, est
donc d’une importance primordiale. Nous allons y revenir ultérieurement.
À chaque division cellulaire, les télomères
raccourcissent, ce qui limite le nombre de divisions
qu'une cellule peut subir, un processus normal lié au vieillissement
cellulaire. Une enzyme appelée télomérase peut rallonger les télomères en
ajoutant des répétitions télomériques. Les télomères sont donc essentiels pour
la stabilité génétique et le contrôle de la durée de vie des cellules. La durée
de vie d'une cellule est en partie déterminée par son cycle cellulaire, qui
comprend plusieurs phases : G1 (croissance), S (synthèse de l'ADN), G2
(préparation à la division), et M (mitose, du grec mitos qui signifie
« filament », est la division cellulaire des eucaryotes
par laquelle une cellule mère se transforme en deux cellules filles qui lui
sont génétiquement identiques.).
L’homme est un organisme eucaryote, ce qui
signifie que ses cellules possèdent un noyau délimité par une membrane, ainsi
que divers organites cellulaires spécialisés. Les eucaryotes sont un des trois
grands domaines de la vie, les autres étant les procaryotes (bactéries et
archées) et les virus. Les cellules eucaryotes se distinguent par plusieurs
caractéristiques clés. D’abord, le noyau, qui contient l'ADN, est entouré d'une
membrane nucléaire, séparant le matériel génétique du reste de la cellule. Les eucaryotes
possèdent divers organites entourés de membranes, tels que les mitochondries,
le réticulum endoplasmique, l'appareil de Golgi, et, dans les cellules
végétales, les chloroplastes. Les eucaryotes se reproduisent généralement par
mitose (division cellulaire pour la croissance et la réparation) et méiose
(division cellulaire pour la reproduction sexuelle). Les mitochondries
sont des organites responsables de la production d’énergie sous forme d’ATP via
la respiration cellulaire. Sans un bon fonctionnement des mitochondries, rien
ne va plus. Les dysfonctionnements mitochondriaux peuvent résulter de divers
facteurs, y compris des mutations génétiques, le stress oxydatif, des
carences nutritionnelles, des toxines environnementales, des maladies
métaboliques, le vieillissement, et des troubles spécifiques. Les mitochondries
étant cruciales pour la production d'énergie et le métabolisme cellulaire, leur
dysfonctionnement peut avoir des conséquences profondes sur la santé et
entraîner une variété de maladies.
On parle de nos jours beaucoup de radicaux libres et
beaucoup d’éléments nutritionnels sont jugés/évalués en fonction des
anti-oxydants qu’ils contiennent. Le stress oxydatif est un état biologique
caractérisé par un déséquilibre entre la production de radicaux libres (espèces
réactives de l'oxygène, ROS) et la capacité de l'organisme à neutraliser ou
réparer les dommages causés par ces radicaux.
Le Stress oxydatif est la condition où l'accumulation de radicaux libres
ou d'espèces réactives de l'oxygène (ROS) dépasse les capacités antioxydantes
de la cellule. Les radicaux libres sont des molécules ou des fragments de
molécules qui possèdent un électron non apparié dans leur couche externe, ce
qui les rend très réactifs. Les principaux radicaux libres incluent le radical
hydroxyle (•OH), le radical superoxyde (O2•−), et le radical peroxyde (ROO•).
Ces radicaux libres peuvent causer certains dommages dont entre autres des
mutations, des cassures du double-brin et d'autres modifications de l'ADN, ce
qui peut entraîner des erreurs de réplication et des maladies génétiques et
favoriser ainsi aussi la carcinogenèse.
Mais en dehors des mutations génétiques, le stress
oxydatif peut avoir des conséquences physiopathologiques communément
véhiculées dans les discussions. Ainsi, l'accumulation de dommages oxydatifs
est associée au vieillissement cellulaire et aux signes visibles du
vieillissement. Par ailleurs, le stress oxydatif contribue à l'athérosclérose
en oxydant les lipoprotéines de basse densité (LDL) et en favorisant
l'inflammation des parois vasculaires. Le stress oxydatif peut aussi jouer un
rôle dans des maladies telles que la maladie d'Alzheimer et la maladie de
Parkinson en endommageant les neurones. L'oxydation des lipides et des
protéines peut contribuer à l'insulinorésistance et à la défaillance des
cellules bêta du pancréas. L'organisme dispose de plusieurs mécanismes pour
neutraliser les ROS et minimiser le stress oxydatif en recourant à des
antioxydants endogènes (certaines enzymes par exemple) ou à des mécanismes de
réparation cellulaire (réparation de l’ADN ou élimination des lipides
endommagées)..
Le cycle cellulaire est régulé par des protéines
spécifiques comme les cyclines et les kinases dépendantes des cyclines (CDK),
qui contrôlent le passage d'une phase à une autre. Les télomères,
raccourcissent à chaque division cellulaire. Lorsque les télomères deviennent
trop courts et atteignent une certaine longueur critique, la cellule entre en
sénescence (arrêt permanent de la division) ou en apoptose (mort cellulaire
programmée). Ce processus est un facteur clé dans la régulation de la durée de
vie des cellules. Dans certaines cellules, la télomérase peut rallonger
les télomères, prolongeant ainsi la durée de vie de la cellule. Le nombre de
divisions qu'une cellule peut subir est principalement déterminé par la
longueur des télomères, régulée par des mécanismes génétiques.
Le renouvellement cellulaire dans le corps humain est un
processus varié qui dépend du type de cellule et de son environnement. Les
cellules à renouvellement rapide, comme celles de la peau et de l'intestin, se
divisent fréquemment pour remplacer les cellules perdues. Les cellules
musculaires et cardiaques se renouvellent plus lentement, tandis que la plupart
des neurones et cellules cartilagineuses ont un rythme de neurogenèse très lent
et seulement dans certaines parties du cerveau. Une cellule souche est
une cellule indifférenciée qui possède la capacité unique de se multiplier
indéfiniment et de se différencier en divers types de cellules spécialisées.
Elles jouent un rôle crucial dans la croissance, le développement et la
réparation des tissus chez les organismes vivants.es ont une capacité de
renouvellement limitée. Les cellules souches ont une capacité unique à se
diviser de manière prolongée, contribuant ainsi au renouvellement et à la
régénération des tissus.
La télomérase est donc une enzyme qui joue un rôle
crucial dans le maintien de la longueur des télomères en ajoutant des
répétitions nucléotidiques à leurs extrémités. Dans les neurones, qui sont des
cellules post-mitotiques (elles ne se divisent pas après avoir atteint leur
état mature), l'activité de la télomérase est généralement très faible voire
inexistante. Les neurones ont une durée de vie longue, et ils ne se divisent
pas, donc ils ne subissent pas de raccourcissement télomérique dû à la division
cellulaire comme le font les cellules prolifératives. Étant donné que les
neurones ne se divisent pas, ils n'ont pas besoin de maintenir la longueur de
leurs télomères de la même manière que les cellules qui se divisent
régulièrement.
Ceci n’est cependant pas le cas pour les cellules
progénératrices neuronales (ou cellules souches neurales). Ces cellules sont
capables de se diviser et de se différencier en neurones ou en d'autres types
de cellules du système nerveux, la télomérase étant active. L'activité de la
télomérase dans ces cellules aide à maintenir la longueur des télomères pendant
la division cellulaire, assurant ainsi leur capacité à proliférer et à
différencier correctement. Cela est important pour le développement du système
nerveux et pour la régénération neuronale limitée dans certaines régions du
cerveau. Dans certaines maladies neurodégénératives, il a été observé que le
raccourcissement des télomères dans les cellules gliales (qui entourent et
soutiennent les neurones) pourrait contribuer à la neurodégénérescence.
Cependant, les neurones eux-mêmes n'ont pas d'activité télomérase significative
pour contrer ce processus. Les cellules souches neurales se trouvent
principalement dans le système nerveux central, c'est-à-dire dans le cerveau et
la moelle épinière. Elles sont présentes à différents endroits au cours du
développement, mais même chez l'adulte, certaines zones spécifiques du cerveau
contiennent encore des cellules souches neurales capables de générer de
nouveaux neurones et autres types de cellules du système nerveux.
Les principales régions du cerveau où se trouvent ces
cellules souches neurales sont :
- La
zone subventriculaire (SVZ) : Située le long des parois des
ventricules latéraux du cerveau, cette région est l'une des principales
sources de cellules souches neurales chez l'adulte. Les nouvelles
cellules générées ici peuvent migrer vers d'autres régions du cerveau,
notamment le bulbe olfactif.
2. La zone subgranulaire (SGZ) : Cette zone se trouve dans le gyrus denté de l'hippocampe, une région du cerveau impliquée dans la mémoire et l'apprentissage. Les cellules souches neurales de cette zone peuvent se différencier en nouveaux neurones, qui jouent un rôle dans la neurogenèse adulte, c'est-à-dire la formation de nouveaux neurones tout au long de la vie.
Ces cellules souches neurales sont cruciales pour le
développement du système nerveux pendant l'embryogenèse et continuent de jouer
un rôle dans la plasticité du cerveau et la réparation des tissus neuronaux
chez l'adulte.
Les fonctions des télomères sont extrêmement
importantes (en résumé) :
· Les
télomères empêchent les enzymes cellulaires de reconnaître les extrémités des
chromosomes comme des cassures d'ADN, protégeant ainsi l'ADN contre la
dégradation.
· En
masquant les extrémités des chromosomes, les télomères empêchent la fusion des
chromosomes entre eux, ce qui pourrait entraîner des réarrangements génomiques
aberrants et des instabilités génétiques.
· Les
télomères empêchent les extrémités des chromosomes de s'attacher à d'autres
chromosomes, évitant ainsi des réarrangements génomiques qui pourraient
entraîner des mutations ou des maladies génétiques.
· À
chaque division cellulaire, les télomères raccourcissent progressivement.
Lorsque les télomères atteignent une longueur critique, la cellule entre en
sénescence (arrêt de la division cellulaire) ou subit l'apoptose (mort
cellulaire programmée). Ce processus limite le nombre de divisions cellulaires
et contribue au vieillissement cellulaire.
· En
limitant le nombre de divisions cellulaires, les télomères jouent un rôle dans
la prévention du cancer. Les cellules cancéreuses contournent souvent cette
limitation en réactivant la télomérase, une enzyme qui rallonge les télomères.
·
es
télomères interagissent avec des protéines qui participent à la réparation de
l'ADN, mais les empêchent de réparer les télomères comme s'il s'agissait de
cassures d'ADN classiques. Cela évite des réparations inappropriées qui
pourraient entraîner des fusions chromosomiques.
· Les
télomères facilitent la réplication complète des chromosomes. En raison de la
"problématique de l'extrémité réplicative" (end-replication problem),
les télomères se raccourcissent à chaque division cellulaire. Les télomères
agissent comme une zone tampon, permettant de sacrifier une partie de leur
longueur pour protéger les séquences génomiques essentielles.
· Les
télomères peuvent influencer l'expression des gènes situés à proximité de leurs
extrémités. Ce phénomène, appelé effet de position télomérique, peut
réprimer ou activer des gènes en fonction de la structure de la chromatine
télomérique.
Les télomères jouent un rôle important dans la santé
cellulaire. Leur dysfonctionnement est lié à certaines maladies, dont les
maladies neurodégénératives :
· Le raccourcissement des
télomères est un indicateur du vieillissement cellulaire. Les neurones, bien
qu'étant des cellules post-mitotiques (qui ne se divisent pas après la
différenciation), sont affectés par le raccourcissement des télomères dans les
cellules environnantes, comme les cellules gliales, qui soutiennent et
protègent les neurones. Ce raccourcissement télomérique est associé à un
vieillissement accéléré du système nerveux central (SNC), ce qui peut
prédisposer à des maladies neurodégénératives.
· En ce qui concerne la
maladie d’Alzheimer, des études
ont montré que les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer présentent
souvent des télomères plus courts dans leurs cellules sanguines par rapport aux
individus en bonne santé. Ce raccourcissement télomérique pourrait refléter un
vieillissement biologique accéléré. Les télomères courts sont associés à une
augmentation de l'inflammation et du stress oxydatif, deux facteurs qui jouent
un rôle crucial dans la pathogenèse de la maladie d'Alzheimer. Le stress
oxydatif endommage les cellules et peut contribuer à l'accumulation de plaques
amyloïdes, une caractéristique clé de la maladie.
·
Comme
dans le cas de la maladie d'Alzheimer, les patients atteints de la maladie
de Parkinson présentent également des télomères raccourcis. Ce
raccourcissement pourrait être associé à une vulnérabilité accrue des neurones
dopaminergiques, qui dégénèrent dans cette maladie. Le raccourcissement des
télomères peut augmenter le stress oxydatif dans les cellules nerveuses, ce qui
contribue à la perte neuronale observée dans la maladie de Parkinson.
· Des
télomères plus courts semblent jouer aussi un rôle dans la sclérose latérale
amyotrophique (SLA), la démence vasculaire (où les dommages aux vaisseaux
sanguins cérébraux affectent les fonctions cognitives) ainsi que la maladie de
Huntington et autres maladies neurodégénératives généralisées.
Il se pose alors la question si on peut prévenir le
raccourcissement des télomères. La nutrition peut jouer un rôle important dans ce
contexte.
Ainsi les antioxydants neutralisent les radicaux libres,
qui sont des molécules instables pouvant endommager l'ADN, y compris les
télomères. En réduisant le stress oxydatif, les antioxydants aident à protéger
les télomères : Vitamines C et E et les polyphénolrs. Les acides gras
Oméga-3 ont des propriétés anti-inflammatoires qui peuvent protéger les
télomères en réduisant l'inflammation systémique. La vitamine D est liée à une
meilleure santé des télomères. Un apport suffisant peut protéger contre le
raccourcissement des télomères. L'inflammation chronique est un facteur qui
accélère le raccourcissement des télomères. Une alimentation anti-inflammatoire
peut aider à maintenir la longueur des télomères. Les sources alimentaires sont
le curcuma, le gingembre, l’ail et les fruits à coque comme les amandes et les
noix. Une alimentation riche en fruits et légumes est associée à des télomères
plus longs. Cela est probablement dû à la combinaison de vitamines, de
minéraux, d'antioxydants, et de fibres qu'ils contiennent. Les aliments à
indice glycémique élevé, comme les sucres raffinés et les glucides transformés,
peuvent augmenter le stress oxydatif et l'inflammation, contribuant au
raccourcissement des télomères. Opter pour des aliments à faible indice
glycémique peut réduire ces effets ( légumineuses, grains entiers, légumes non
féculents). Les aliments
ultra-transformés sont souvent riches en sucres ajoutés, graisses trans et
additifs qui peuvent contribuer à l'inflammation et au stress oxydatif,
accélérant ainsi le raccourcissement des télomères.
Le raccourcissement des télomères est un processus
naturel qui se produit à chaque division cellulaire, mais certains facteurs
peuvent accélérer ce processus, entraînant un raccourcissement plus rapide que
la normale. Voici les principaux facteurs qui peuvent contribuer à un
raccourcissement accéléré des télomères :
·
Le stress oxydatif
·
L’inflammation chronique
·
Des facteurs génétiques
· Le vieillissement
· Mauvaises habitudes de vie
comme le tabagisme, une alimentation riche en graisses saturées et en sucres
raffinés, le manque d’exercice physique
· L’Exposition
environnementale : particules fines, produits chimiques toxiques et
autres, radiations
· Maladies métaboliques
somme le diabète et l’obésité
· Autres
Il y aurait encore beaucoup à dire dans ce contexte, mais
le peu qu’on a mentionné suffit à rendre attentif à la nécessité d’une vie
saine pour ne pas finir en légume. C’est devenu un discours commun aujourd’hui,
mais l’organisation de notre société ne nous laisse pas toujours le répit pour
vivre d’une manière saine. Ce n’est pas pour rien que la vente des plats
préparés connaît une progression fulgurante, au détriment d’une nutrition saine
préparée à la maison avec des ingrédients naturels. On pourrait presque dire
que faire une cuisine saine à la maison est devenue un apanage pour le retraité
aisé disposant du temps et des moyens nécessaires.
On va revenir d’une manière générale aux contraintes et
obstacles à l’élaboration d’un art de vivre dans d’autres articles (pyramide
des besoins de Maslow, les facteurs d’Herzberg et autres aspects.). Mais le
mens sana in corpore sano restera un must, même si les circonstances pour satisfaire
cette nécessité peuvent être lourdes.
Signalons encore que la
phytothérapie, désignant l’utilisation de plantes à des fins thérapeutiques,
peut avoir un impact potentiel sur les télomères, souvent dans un rôle
d’antioxydants (mais pas seulement). Des études dans ce domaine mentionnent
assez souvent l’astragele. le curcuma, le thé vert, le ginseng panax ginseng),
l’aloe vera, les polyphénols (raisons, cacao par exemple, les plantes
adaptogènes comme le rhodolia rosea et le champignon Reishi ainsi que le
resvératrol contenu dans les raisins et les baies.
En résumé, le renouvellement cellulaire est donc crucial
pour maintenir la santé, la fonctionnalité, et l'intégrité des tissus et des
organes dont le cerveau. Lorsque ce processus est altéré ou cesse, les
conséquences peuvent être graves, affectant divers aspects de la santé, y
compris la fonction organique, le vieillissement, le système immunitaire, et la
réparation des tissus. Une perturbation du renouvellement cellulaire peut
contribuer à des maladies et à des défaillances corporelles, soulignant
l'importance de mécanismes de renouvellement cellulaire fonctionnels pour la
santé globale.
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