Art de vivre, auto-perception, image de soi, système de valeurs et théorie de la dissonance cognitive
L'image de soi est la perception
qu'une personne a d'elle-même. C'est une représentation mentale de ses propres
caractéristiques physiques, psychologiques et sociales. Cette image est formée
par l'ensemble des croyances, des sentiments et des attitudes qu'une personne
entretient à propos d'elle-même.
L'image de soi peut influencer l'art
de vivre et vice versa. Une personne qui a une image de soi positive est
généralement plus confiante dans ses décisions. Elle est plus à même de prendre
des risques, d'essayer de nouvelles expériences, et de poursuivre des passions
ou des hobbies ou d’autres activités qui enrichissent sa vie. À l'inverse, une
personne avec une image de soi négative peut éviter les situations nouvelles ou
éprouvantes, limitant ainsi son art de vivre à des choix plus sécurisants mais
potentiellement moins épanouissants. L'image de soi influence également les
relations sociales. Une personne ayant une image de soi saine sera plus
ouverte, plus confiante dans ses interactions, et choisira de s'entourer de
personnes qui l'encouragent et la soutiennent. Le choix des relations fait
partie intégrante de l'art de vivre. Une image de soi positive pousse à
rechercher des relations authentiques et épanouissantes.
L'art de vivre et l'auto-perception sont
étroitement liés, car la manière dont une personne se perçoit elle-même
influence directement son style de vie, ses choix, et son approche de
l'existence. Inversement, l'art de vivre qu'une personne adopte peut aussi
façonner et renforcer son auto-perception en renforçant ou en modifiant
l’auto-perception. En cas d’une auto-perception négative, l'art de vivre et
l'auto-perception sont étroitement liés, car la manière dont une personne se perçoit
elle-même influence directement son style de vie, ses choix, et son approche de
l'existence. Inversement, l'art de vivre qu'une personne adopte peut aussi
façonner et renforcer son auto-perception en changeant de cadre de vie : Adopter un nouveau mode de vie,
déménager dans un nouvel environnement, ou changer de cercle social peut
également transformer la manière dont une personne se perçoit, en lui offrant
un nouveau départ ou de nouvelles perspectives.
Donc l'art de vivre, ou la manière
dont une personne choisit de structurer et de mener sa vie quotidienne, peut
avoir un impact significatif sur l'image de soi. Ainsi, un cadre de vie
harmonieux, où la personne se sent bien, peut lui donner un sentiment de de
bien-être. Par ailleurs, s'engager dans des activités qui apportent de la joie
et un sentiment d'accomplissement peut renforcer l'image de soi. En plus, le
développement personnel par l'apprentissage de nouvelles compétences ou la
découverte de nouvelles passions peut renforcer l'image de soi en montrant à la
personne qu'elle est capable de croissance et de progrès. Quid de l’envergure
que prennent les activités physiques pour améliorer la santé (jogging,
musculation, vélo et autres). L'intégration de l'exercice régulier dans son art
de vivre peut non seulement améliorer la santé physique, mais aussi renforcer
l'image de soi. Les gens se sentent souvent mieux dans leur peau lorsqu'ils
prennent soin de leur corps, ce qui se reflète dans leur confiance en eux. De nombreuse
études ont montré que l’activité physique régulière peut apporter des bénéfices
physiologiques notables au cerveau : l’importance par exemple du BDNF :
Brain-Derived Neurotrophic Factor qui est produit dans le cerveau, mais
aussi dans les muscles. C’est une protéine essentielle pour le fonctionnement du
système nerveux . Un petit rappel, le sujet ayant été déjà traité dans d’autres
articles.
·
Le BDNF favorise la survie des neurones en les protégeant
contre l'apoptose (mort cellulaire programmée) et en soutenant leur viabilité
dans des conditions stressantes.
·
Le BDNF stimule la croissance des dendrites (extensions
des neurones qui reçoivent des signaux d'autres neurones) et des axones (qui
transmettent les signaux). Il joue également un rôle dans la différenciation
des cellules neurales, c'est-à-dire leur spécialisation en types de neurones
spécifiques.
·
Le BDNF est impliqué dans la plasticité synaptique, qui
est la capacité des synapses (connexions entre neurones) à se renforcer ou à
s'affaiblir en réponse à l'activité. Cette plasticité est essentielle pour
l'apprentissage, la mémoire, et l'adaptation aux nouvelles informations.
·
Dans l'hippocampe, une région clé pour la mémoire, le
BDNF stimule la neurogenèse, c'est-à-dire la formation de nouveaux neurones.
Cette fonction est particulièrement importante pour les processus
d'apprentissage et la formation de souvenirs.
·
Le BDNF joue un rôle dans la régulation de l'humeur et a
été associé à des effets antidépresseurs. Des niveaux faibles de BDNF ont été
liés à des troubles de l'humeur comme la dépression et l'anxiété. Augmenter les
niveaux de BDNF peut ainsi améliorer le bien-être émotionnel.
·
Le BDNF participe également à la réparation des tissus
nerveux après une blessure. Il aide à restaurer les connexions neuronales et à
régénérer les neurones endommagés.
Lorsque l'art de vivre est centré sur
des objectifs personnels et des valeurs importantes pour la personne, cela peut
donner un sens de direction et de but à la vie, ce qui améliore l'image de soi.
Les notions d’image de soi et d’estime
de soi sont liées mais ne sont pas des synonymes. L'image de soi est la
perception globale qu'une personne a d'elle-même. Elle inclut la manière dont
elle se voit physiquement, émotionnellement, intellectuellement, et
socialement. C'est une sorte de "portrait mental" de soi, basé sur
ses croyances, ses sentiments, et ses expériences. L'estime de soi,
quant à elle, représente la valeur qu'une personne s'accorde à elle-même. C'est
un jugement global sur sa propre valeur ou son importance, et cela concerne la
manière dont elle se sent par rapport à elle-même. L'estime de soi est liée à
l'évaluation positive ou négative que l'on fait de soi-même.
L'image de soi revêt une importance capitale dans
le développement personnel et social d'un individu. Elle influence de
manière profonde divers aspects de la vie, tant sur le plan psychologique que
relationnel. L'image de soi est étroitement liée à l'estime de soi, qui
est l'évaluation globale qu'une personne a de sa propre valeur. Une image de
soi positive contribue à une plus grande estime de soi et à une meilleure
confiance en ses capacités. À l'inverse, une image de soi négative peut
entraîner des sentiments d'insécurité, de doute de soi et une faible estime de
soi. Elle influence aussi la manière dont une personne prend des décisions
dans sa vie. Une personne avec une image de soi positive est plus susceptible
de se fixer des objectifs ambitieux, de prendre des risques calculés, et de
persévérer face aux défis. En revanche, une image de soi négative peut limiter
les ambitions, décourager l'initiative, et entraîner une peur de l'échec. Elle
affecte en la manière dont on interagit avec les autres. Une image de soi saine
permet d'établir des relations équilibrées, fondées sur la confiance et
le respect mutuel. Les personnes avec une image de soi positive sont souvent
plus ouvertes, sociables et capables de nouer des relations solides. En
revanche, une image de soi négative peut mener à des difficultés relationnelles,
comme une tendance à se dévaloriser ou à éviter les interactions sociales. L'image
de soi aide ainsi à naviguer dans les interactions sociales. Elle influence la
manière dont une personne se présente aux autres, interprète les réactions
sociales, et s'adapte aux attentes et normes sociales. L'image de soi influence également la motivation
et la performance dans divers domaines, qu'il s'agisse d'études, de
travail ou de sports. Une image de soi positive peut encourager une personne à
s'engager pleinement et à donner le meilleur d'elle-même, tandis qu'une image
de soi négative peut entraîner de la procrastination, une peur de l'échec, et
une baisse de performance. Une image de soi équilibrée permet à une personne de
s'adapter aux changements, de reconnaître ses erreurs, et de s'engager
dans un processus de croissance personnelle. Les personnes avec une image de
soi positive sont plus enclines à accepter les critiques constructives et à se
développer continuellement. Enfin, une image de soi positive renforce la résilience,
c'est-à-dire la capacité à surmonter les épreuves et les adversités. Les
personnes qui ont une perception saine d'elles-mêmes sont mieux équipées pour
gérer les échecs, les critiques et les obstacles de la vie. Elle aide à
interpréter les épreuves de manière constructive, à maintenir l'espoir, et à se
remettre plus rapidement des revers. L'image de soi contribue à maintenir une cohérence
interne, c'est-à-dire une continuité et une stabilité dans la manière dont
une personne se perçoit à travers le temps et les situations. Cette cohérence
aide à développer et à maintenir une identité solide, permettant à l'individu
de se reconnaître et de se comprendre dans divers contextes.
Tous ces facteurs contribuant à l’image de soi portent aussi
leur support à l’auto-actualisation (ou encore auto-réalisation). Ce
concept fait référence à la réalisation de son plein potentiel et à
l'accomplissement de ses aspirations les plus profondes. C'est le processus par
lequel une personne cherche à devenir la meilleure version d'elle-même en
utilisant ses talents, en poursuivant ses passions et en vivant en accord avec
ses valeurs et sa véritable nature. L'auto-réalisation est souvent associée à
la théorie de la hiérarchie des besoins d'Abraham Maslow, un psychologue
humaniste. Maslow a proposé que l'auto-réalisation est le sommet de sa pyramide
des besoins, représentant le niveau le plus élevé de développement humain.
Selon lui, une fois que les besoins fondamentaux (physiologiques, de sécurité,
d'amour et d'appartenance, d'estime) sont satisfaits, une personne peut se
concentrer sur l'auto-réalisation. Les besoins et la motivation seront traités
dans un article à part eu égard à leur importance.
L’image de soi ne résulte pas
seulement de l’auto-perception qui est la manière dont on évalue ses
propres qualités, défauts, capacités et valeurs. Cette perception peut être
influencée par la conscience de soi, l'introspection et l'évaluation critique
de ses comportements. L’auto-perception est essentiellement un processus mental
issu d’un mélange d'influences biologiques, psychologiques et sociales. L’auto-perception
peut être modélisé en plusieurs étapes :
·
Il y a en premier lieu la perception sensorielle. Le
cerveau reçoit des informations constantes des sens (vue, toucher, ouïe, etc.)
qui lui permettent de créer une représentation physique de notre corps. Cette
représentation est continuellement mise à jour par les régions du cerveau comme
le cortex somato-sensoriel et le cortex pariétal, qui sont responsables de
l'intégration des sensations corporelles et de la perception spatiale de notre
corps dans l'environnement.
·
La mémoire et les expériences du passé
(sous forme de souvenirs) sont un autre processus important. Le cerveau stocke
les souvenirs de nos expériences passées, y compris les interactions sociales,
les réussites, les échecs et les commentaires des autres. Ces souvenirs
influencent notre auto-évaluation et la manière dont nous nous voyons. Les
régions impliquées, telles que l'hippocampe (pour la mémoire) et le cortex
préfrontal (pour la réflexion et l'évaluation), jouent un rôle clé dans ce
processus.
·
En dehors de notre vécu personnel, le cerveau évalue
constamment où nous nous situons par rapport à nos pairs en termes de
compétences, d'apparence, de statut social, etc. Cette évaluation/comparaison
sociale se fait en grande partie dans le cortex préfrontal, qui est
impliqué dans la réflexion abstraite et l'autoréflexion.
·
En plus, le cerveau construit une identité personnelle
basée sur un ensemble de croyances et de valeurs que nous associons à
nous-mêmes. Cela inclut notre identité de genre, nos rôles sociaux, nos
intérêts et nos croyances. Le cortex préfrontal médian est particulièrement
important pour la réflexion sur soi et la construction de cette identité.
·
En dehors des émotions passées stockées dans la mémoire,
les expériences émotionnelles dynamiques, notamment celles associées à
la satisfaction ou à la honte, façonnent notre perception de nous-mêmes. Le
système limbique, en particulier l'amygdale et le cortex cingulaire, sont
impliqués dans le traitement des émotions et dans la manière dont elles
influencent notre image de soi.
·
Enfin, les interactions avec les autres, y compris
les retours positifs ou négatifs que nous recevons, influencent grandement
notre image de soi. Le cerveau traite ces interactions sociales à travers des
régions comme le cortex préfrontal et l'insula, qui jouent un rôle dans la
reconnaissance des émotions d'autrui et l'empathie.
Une source extérieure est constituée
des normes culturelles et sociales. La culture, les médias et les
attentes sociales dictent souvent des standards sur ce qui est considéré comme
« normal » ou « désirable », ce qui peut façonner l'image de soi.
L'auto-perception est donc un
processus par lequel les individus observent et évaluent leur propre
comportement, pensées et émotions pour former des perceptions de soi. Daryl
Bem a développé en premier la théorie de l'auto-perception. Cette
théorie propose que les individus déduisent leurs attitudes et leurs émotions
de leurs comportements, de la même manière qu'ils déduiraient les attitudes des
autres en observant leurs actions. La théorie de l'auto-perception a offert une
alternative à la théorie de la dissonance cognitive de Leon Festinger, qui
suggère que les individus changent leurs attitudes pour réduire l'inconfort
associé à l'incohérence entre leurs attitudes et leurs comportements. Selon
la théorie de l'auto-perception, les gens peuvent former ou modifier leurs
attitudes simplement en observant leur propre comportement, sans ressentir de
dissonance.
La théorie de la dissonance
cognitive survient lorsque des cognitions (pensées, croyances, attitudes)
contradictoires se produisent simultanément. Par exemple, si une personne fume
tout en sachant que fumer est mauvais pour la santé, elle ressentira une
dissonance entre son comportement (fumer) et sa connaissance (fumer est
dangereux). Les individus cherchent activement à réduire cette dissonance parce
qu'elle est inconfortable. Ils peuvent le faire de plusieurs manières : changer
de comportement, modifier les croyances ou ajouter des cognitions consonantes (Introduire
de nouvelles informations ou croyances qui justifient le comportement). Ainsi
le fumeur va dire : "Fumer
me détend, ce qui est bon pour mon bien-être". 😊 Cette
théorie décrit donc l'inconfort mental que les individus ressentent lorsqu'ils
sont confrontés à des informations ou à des comportements qui sont en
contradiction avec leurs croyances, valeurs, ou attitudes. Ce phénomène est une
force motivatrice puissante qui pousse les gens à chercher à réduire cette
dissonance, souvent en modifiant leurs croyances ou comportements pour les
rendre cohérents.
Cette perception de soi
influence ensuite la manière dont nous interagissons avec le monde et les
décisions que nous prenons. Il est important de noter que l'auto-perception
n'est pas statique et peut évoluer au fil du temps en fonction des expériences
vécues, des interactions sociales, des feedbacks reçus et des changements dans
l'environnement personnel et culturel. De plus, l'auto-perception peut être
influencée par des biais cognitifs, des attentes personnelles et des normes
sociales, ce qui rend ce processus encore plus complexe et nuancé.
Il existe des méthodes pour analyser les propres
dissonances cognitives, se ressemblant comme toutes les enquêtes
psychologiques : journaling, questions introspectives (comme : "Quels
comportements dans ma vie actuelle me causent de l'inconfort ou de la
culpabilité ?"), l’observation des propres émotions, des discussions avec
les proches, questionnaires et échelles d’évaluation (comme l’échelle de
dissonance cognitive), des techniques de recadrage (revoir et recadrer les
croyances et attitudes en fonction des propres comportement observés en
incluant l’identification les croyances et attitudes en fonction des
comportements observés). On peut aussi réfléchir aux décisions importantes
qu’on prend et évaluer si elles correspondent aux propres valeurs. On pourrait
aussi utiliser une approche/analyse narrative. On recourt à l’exercice
phénoménologique en se racontant sa propre vie ou des épisodes significatives
en détail, en quelque sorte les comportements, sentiments, émotions et pensées
qu’on a eus. On distille alors à partir de ces narratifs les croyances et
valeurs personnelles sous-jacentes à partir de ces récits pour analyser dans
une deuxième phase leur impact sur le système de valeurs personnelles en
évaluant si ces comportements sont conformes au système de valeurs ou non. Un
journaling systématique sur les épisodes importants de la vie peut aider ä
faire cet exercice. C’est évidemment une démarche qui va demander beaucoup de temps,
mais apportant certainement des plus-values. Mais on pourrait aussi faire un choix
pour ne retenir que les narratifs qui ont suscité des émotions fortes. Les
émotions fortes sont des réponses affectives intenses qui peuvent être
déclenchées par divers stimuli et contextes. Elles jouent un rôle crucial dans
notre vie psychologique et sociale, et leur origine et leur contexte peuvent
varier considérablement. Les émotions fortes jouent un rôle crucial dans notre
vie quotidienne et dans notre bien-être général. Les émotions fortes ont des
fonctions adaptatives importantes qui nous aident à réagir aux défis, à
interagir avec les autres, à prendre des décisions, à apprendre et à évoluer
personnellement. Elles nous rendent donc attentifs à des événements importants par
les réactions sucitées.
Il ressort de ces propositions qu’une analyse du vécu personnel
a une importance primordiale.
Nous avons mentionné le système de valeurs à maints
endroits dans différents articles. Rappelons une des définitions
possibles : Un système de valeurs est un ensemble organisé de croyances,
de principes et de normes qui guident les attitudes, les comportements et les
choix d'une personne ou d'un groupe. Ce système influence la manière dont une
personne perçoit le monde, prend des décisions et interagit avec les autres. Il
est souvent développé et influencé par des facteurs tels que la culture, la
religion, l'éducation, l'expérience personnelle, l'environnement social et autres.
Le système de valeurs d'une personne, c'est-à-dire
l'ensemble des croyances et principes qu'elle considère comme fondamentaux,
influence directement ce qui la motive, comment elle fixe ses objectifs, et
pourquoi elle s'engage dans certaines actions plutôt que d'autres.
Les valeurs personnelles sont souvent à la base de la
motivation intrinsèque, c'est-à-dire la motivation qui vient de l'intérieur et
qui est guidée par des intérêts personnels, des passions, et des convictions. Les
personnes sont fortement motivées à poursuivre des actions, des objectifs ou
des activités qui sont en harmonie avec leurs valeurs profondes. Lorsque les
actions d'une personne sont alignées avec ses valeurs, elle éprouve un plus
grand sentiment de satisfaction et d'accomplissement. Le système de valeurs
d'une personne influence également la nature des objectifs qu'elle se fixe et
la manière dont elle les poursuit. Les valeurs aident à hiérarchiser les
objectifs. Les valeurs déterminent également les types d'objectifs qu'une
personne considère comme importants. Par ailleurs, lorsque les actions ou les
objectifs sont profondément ancrés dans les valeurs personnelles, les individus
sont plus résilients face aux défis. Les valeurs fournissent une source de
motivation durable. Contrairement à des motivations extrinsèques (comme les
récompenses financières), les valeurs personnelles ne sont pas facilement
influencées par des facteurs externes, ce qui permet de maintenir une
motivation élevée sur le long terme.
Les valeurs fournissent une source de motivation durable.
Contrairement à des motivations extrinsèques (comme les récompenses
financières), les valeurs personnelles ne sont pas facilement influencées par
des facteurs externes, ce qui permet de maintenir une motivation élevée sur le
long terme. Ainsi, les récompenses externes (comme l'argent, les éloges, ou les
promotions) seront plus motivantes si elles sont perçues comme étant en accord
avec les valeurs personnelles. À l’inverse, une personne dont les valeurs sont
en conflit avec les motivations extrinsèques peut refuser ou être moins motivée
par ces dernières. Par exemple, une personne qui valorise l'intégrité peut
refuser une récompense financière si elle doit compromettre ses principes pour
l'obtenir.
Finalement les valeurs aident à maintenir la cohérence
dans les comportements et les décisions, ce qui renforce la motivation à agir
de manière alignée avec soi-même. Vivre selon ses valeurs renforce l'intégrité
personnelle, ce qui est une source puissante de motivation. Une personne qui
valorise la transparence et agit en conséquence ressentira une forte motivation
à continuer sur cette voie.
On peut se demander quel est le système de valeurs
d’un Poutine pour que celui-ci s’acharne sur des pays en essayant de les
détruire. Des recherches lui ont attribué les valeurs suivantes sur le
plan politique : souveraineté et puissance nationale, nationalisme et
patriotisme, stabilité et ordre, tradition et conservatisme, développement
économique et modernisation de la Russie, souveraineté et indépendance,
multipolarité, pragmatisme et Realpolitik, autorité de l’État, antagonisme
envers l’Occident et peut-être d’autres encore. Les valeurs personnelles
motivant ses valeurs politiques sont décrites comme suit : loyalisme,
fidélité, méfiance, discipline et contrôle, résilience et détermination, autorité.
sur le plan purement psychique, traits de perversion et de paranoïa ( sentiment
de persécution, un sentiment d'orgueil, d'invulnérabilité ). D’aucuns
pensent qu’il est dissocié de ses émotions malgré son intelligence et son
contrôle de soi. D’autres disent qu’il est mélomane et sous cortisone,
solitaire, frappé du syndrome des puissant. Un autre symptôme qui
caractériserait Poutine serait l’alexithymie. La personne alexithymique
présente des difficultés liées à l’identification et à l’expression de ses
émotions, elle évite toute situation de confrontation avec sa sphère affective.
Et pourquoi ne pas ajouter pas un Moi d’infériorité intériorisé depuis sa
tendre enfance ou encore le syndrome d’Hubris proche du pervers narcissique.
Cette compilation, incomplète mais invérifiable, rend attentif à un autre
problème, à savoir les relations entre le système de valeurs et les troubles
psychiques, sujet trop vaste pour être traité ici. Le symptôme d'hubris se
développe souvent chez les individus investis de pouvoir et d'autorité, qui,
avec le temps, commencent à croire qu'ils sont infaillibles, au-dessus des
autres ou même invincibles. Cette perception est exacerbée par un entourage qui
flatte le leader, une absence de contrepoids ou de critiques, et un manque de
responsabilité ou de sanctions pour les erreurs commises.
Mais pour la galerie, voici la liste des 14 syndromes
d’hubris :
Alors, on peut se demander si Poutine aurait développé
un art de vivre. Une réponse recherchée sur le Web: « Dire que
Poutine possède un "art de vivre" nécessite de se détacher de
l'interprétation classique du terme, qui est souvent associée à des idéaux de
bien-être, d'esthétique ou de joie de vivre. Dans le cas de Poutine, cet
"art de vivre" serait davantage lié à une manière de gouverner et de
se présenter au monde, marquée par la force, le contrôle, et la défense rigide
des intérêts nationaux. ». Si on se réfère à des critères formels usuels
d’un art de vivre, je ne pense pas qu’il soit possible d’attribuer un art de
vivre à Poutine : voir la définition généraliste ci-après :
« Un art de vivre est une
approche globale de la vie qui cherche à équilibrer l'esthétique, le bien-être,
la culture, et les relations humaines, tout en cultivant une philosophie de vie
basée sur la simplicité, l'harmonie, et l'authenticité. Ces critères peuvent
varier en fonction des cultures et des individus, mais l'essence de l'art de
vivre reste dans la quête d'une vie bien menée, enrichissante et équilibrée. «
Il pourrait être intéressant de s’interroger sur les origines d’un système de valeurs. Cela permettra éventuellement de comprendre plus facilement la richesse et l’évolution d’un système de valeurs selon le vécu personnel d’une personne.
- La famille est souvent la première et l'une des plus influentes sources de valeurs. Dès l'enfance, les parents et les membres de la famille transmettent leurs propres valeurs à travers l'éducation, les règles, les attentes et les interactions quotidiennes. Les enfants observent et imitent les comportements de leurs parents et des autres adultes significatifs dans leur vie. Les méthodes de discipline et les types de récompenses utilisés par les parents peuvent également façonner les valeurs.
- La culture dans laquelle une personne grandit joue un rôle majeur dans la formation de son système de valeurs. Chaque culture possède un ensemble de croyances, de normes et de traditions qui influencent les valeurs de ses membres. Les normes de comportement social, telles que les concepts de collectivisme ou d'individualisme, l'importance de la famille, la religion, ou le respect de l'autorité, sont des éléments clés de la culture qui façonnent les valeurs. Les médias, la littérature, et les autres formes de communication culturelle diffusent également des valeurs.
- L'éducation formelle, à travers les écoles
et les institutions éducatives, joue un rôle crucial dans le développement du
système de valeurs. Les matières enseignées à l'école, telles que l'histoire,
l'éducation civique, ou la littérature, véhiculent souvent des valeurs sociales
importantes, comme le respect des droits humains, la démocratie, ou l'éthique. Les
interactions avec les camarades de classe et les amis pendant les années de
formation contribuent également à la formation des valeurs, à travers les
discussions, les activités communes, et la pression des pairs.
- Les expériences de vie jouent un rôle
central dans le développement et l'affinement du système de valeurs. Les
événements importants, les défis personnels, et les succès ou échecs peuvent
influencer les valeurs d'une personne. Des moments de crise peuvent amener une
personne à reconsidérer ses priorités et ses valeurs.
- Les croyances religieuses et spirituelles
sont souvent au cœur du système de valeurs de nombreux individus. Les religions
offrent des cadres moraux et éthiques qui guident les actions et les décisions.
- Le contexte socio-économique dans lequel une
personne vit influence également son système de valeurs. Les conditions
matérielles, le statut social, et l'accès aux ressources peuvent modeler les
priorités et les croyances. : Les personnes qui grandissent dans un
environnement où les ressources sont limitées peuvent valoriser davantage la
sécurité matérielle, le travail acharné, et la frugalité. : À l'inverse, ceux
qui ont accès à des ressources abondantes peuvent développer des valeurs liées
à la responsabilité sociale, à la justice sociale, ou à la philanthropie.
- Les événements historiques, les mouvements sociaux, et le
contexte politique d'une époque influencent également le système de valeurs
des individus.
La richesse des concepts mentionnés jusqu’à présent
montre bien qu’il semble presqu’impossible d’avoir un classement universel
d’un système de valeurs. On est plutôt en présence de multiples systèmes de
valeurs selon les critères utilisés en fonction du contexte. Selon les
perspectives adoptées, les classements suivants sont possibles (parmi
d’autres) : valeurs éthiques, valeurs sociales, valeurs personnelles,
valeurs culturelles, valeurs spirituelles, valeurs écologiques, valeurs
économiques, valeurs idéologiques et politiques et bien d’autres encore.
Une autre manière de classer peut être dichotomique :
valeurs subjectives/objectives (droits de l’homme par exemple), valeurs
instrumentales/finales, valeurs individuelles/collectives, valeurs
traditionnelles/modernes, valeurs et autres. déontologiques/utilitaristes, valeurs
capitalistes/socialistes, valeurs primaires/secondaires, valeurs
familiales/professionnelles et bien d’autres encore.
Ces classements ne sont pas exclusifs mais peuvent se
compléter selon la situation.
Considérons un classique dans le domaine des valeurs.
Les théories de Shalom Schwartz en rapport avec
les systèmes de valeurs ont été mentionnées dans d’autres articles du blog.
Schwartz a développé plusieurs méthodes pour analyser les valeurs personnelles.
Aussi, pour se faire une idée, je me permets d’exposer
les valeurs du SVS (Schwartz value
survey) et la méthode. Ainsi chacun pourra s’amuser à évaluer par curiosité ses
valeurs personnelles. Il sera peut-être étonné des résultats.
L’outil SVS se base sur 10 types de valeurs universelles.
Les 10 types de valeurs universelles du SVS :
- Puissance : Importance accordée au
pouvoir, au statut social, et à la domination sur les personnes et les
ressources.
- Réussite : Valeurs liées au succès
personnel et à la démonstration de compétence selon les normes sociales.
- Hédonisme : Recherche du plaisir et de la
gratification sensorielle pour soi-même.
- Stimulation : Recherche
de nouveauté et de défis dans la vie pour maintenir un niveau d'excitation
optimal.
- Autonomie : Importance de l'indépendance
de pensée et d'action, de la créativité et de l'exploration.
- Universalité :
Compréhension, tolérance, et protection du bien-être de toutes les
personnes et de la nature.
- Bienveillance : Valeurs
liées à la préservation et à l'amélioration du bien-être des personnes
proches.
- Tradition : Respect, engagement, et
acceptation des coutumes et idées transmises par la culture ou la
religion.
- Conformité : Modération des actions,
inclinations, et impulsions susceptibles de perturber ou de nuire aux
autres ou de violer les attentes sociales.
- Sécurité : Importance de la sécurité, de
l'harmonie et de la stabilité de la société, des relations et de soi-même.
II s’agit de trouver des réponses aux questions
suivantes : « Quelles valeurs sont importantes pour moi en tant que
principes directeurs de ma vie ? Et quelles sont les valeurs moins
importantes pour moi ?" Vous devez évaluer l'importance qu'a pour vous
chaque valeur en tant que principe directeur dans votre vie. Il faut utiliser l'échelle d'évaluation
suivante : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6.
- 0 :
Signifie que la valeur n'est pas du tout intéressante pour vous, qu'elle
n'est pas, pour vous, un principe directeur;
- 3 :
Signifie que la valeur est importante;
- 6 :
Signifie que la valeur est très importante;
Plus le nombre (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6) est élevé,
plus importante est la valeur en tant que principe directeur dans votre
vie.
- - 1 :
Est à utiliser pour noter toute valeur opposée aux principes qui vous
guident ;
- 7 :
Est à utiliser pour noter une valeur dont l'importance est suprême en tant
que principe directeur dans votre vie ; habituellement, pas plus
de deux valeurs ne reçoivent cette note.
Liste des valeurs 1 :
Liste des valeurs 2 : Ces valeurs sont exprimées sous forme de manières d'agir , qui peuvent être plus ou moins importantes pour vous
Schwartz a aussi développé le Portrait
Values Questionnaire (PVQ) qui est une méthode dérivée du SVS et qui évalue
également les valeurs personnelles mais d'une manière plus intuitive et
indirecte. Il est souvent considéré comme plus accessible que le SVS. Le PVQ
fonctionne comme suit (ChatGPT)
·
Le PVQ présente des descriptions de personnes fictives
(des "portraits") qui incarnent différents types de valeurs. Par
exemple, un portrait pourrait décrire quelqu'un pour qui "il est important
d'aider les autres".
·
Les participants doivent indiquer dans quelle mesure ils
se sentent similaires à chaque personne décrite sur une échelle allant de
"pas du tout comme moi" à "très similaire à moi".
·
Chaque réponse est associée à une des valeurs de la
théorie de Schwartz, permettant ainsi de dresser un profil des valeurs
personnelles du répondant.
Ce modèle regroupe les valeurs en quatre dimensions majeures, permettant une analyse plus synthétique :
- Ouverture au changement : Englobe les
valeurs d'autonomie, de stimulation et d'hédonisme.
- Conservation : Regroupe les valeurs de sécurité,
de conformité, et de tradition.
- Développement personnel (self-enhancement) : Inclut les valeurs de réussite, de pouvoir, et parfois d'hédonisme.
- Dépassement de soi (self-transcendence) : Comprend les valeurs d'universalité et de bienveillance.
Si on veut analyser sa propre auto-perception sans
méthode standardisée, on peut procéder comme suit :
- Observation du comportement : Les
individus commencent par observer leur propre comportement dans des
situations spécifiques. Cette observation peut être consciente ou
inconsciente.
- Inférence du comportement :
Après avoir observé leur comportement, les individus font des inférences
sur leurs propres traits de personnalité, émotions et attitudes. Par
exemple, si une personne se voit en train d'aider quelqu'un, elle peut en
conclure qu'elle est généreuse ou altruiste.
L'inférence est un processus mental par lequel une conclusion est
tirée à partir de certaines prémisses ou informations disponibles. En d'autres
termes, c'est l'acte de déduire ou de conclure quelque chose qui n'est pas
explicitement mentionné, mais qui est logiquement dérivé des données ou des
faits connus.
- L’inférence déductive :
On part de prémisses générales pour arriver à une conclusion spécifique.
Si les prémisses sont vraies et le raisonnement est valide, alors la
conclusion est nécessairement vraie.
- L’inférence
inductive : On part d'observations spécifiques pour
arriver à une généralisation ou une conclusion probable. La conclusion
n'est pas garantie d'être vraie, mais elle est plausible en fonction des
preuves disponibles.
- L’inférence abductive :
On cherche la meilleure explication possible pour un ensemble de faits
ou d'observations. Il s'agit souvent d'un processus de
"deviner" la cause la plus probable.
C’est un exercice dangereux car plutôt incertain quant à la recherche
des données pertinentes et de leur mise en relation par des hypothèses
spéculatives. Mais cette démarche peut quand même créer des ouvertures de
réflexion.
- Comparaison sociale : Les individus
comparent souvent leur comportement et leurs traits à ceux des autres pour
évaluer et interpréter leur propre comportement. Cette comparaison peut
influencer l'auto-perception en renforçant ou en modifiant les croyances
et les perceptions de soi.
- Attribution causale : Les individus
attribuent souvent leur comportement à des causes internes (traits de
personnalité, attitudes) ou externes (circonstances, pressions sociales).
Cette attribution influence la manière dont ils perçoivent leur
comportement et leur identité.
- Consistance du comportement : Les
individus ont tendance à percevoir leur comportement comme étant cohérent
au fil du temps et des situations. Cette cohérence perçue renforce l'auto-perception
et la stabilité de l'identité personnelle.
- Auto-évaluation et auto-justification :
Après avoir évalué leur comportement, les individus s'auto-évaluent et
peuvent chercher à justifier ou à rationaliser leurs actions pour
maintenir une image positive de soi.
- Influence des feedbacks externes : Les
retours d'information et les réactions des autres peuvent influencer
l'auto-perception. Les compliments ou les critiques peuvent renforcer,
modifier ou remettre en question la perception de soi.
- Réflexion et introspection : La
réflexion et l'introspection sont des processus clés dans l'auto-perception.
Les individus réfléchissent à leurs pensées, sentiments et expériences
personnelles pour mieux comprendre et interpréter leur propre comportement
et leurs motivations.
L’auto-perception est un processus continu et actif qui
se déroule constamment à différents niveaux de conscience et influe sur nos
pensées, émotions et comportements. Les processus conscients et inconscients
travaillent ensemble pour former et influencer notre perception de nous-mêmes.
Il est important de noter que l'inconscience de l'auto-perception ne signifie
pas qu'elle est moins importante ou moins influente. Les processus inconscients
peuvent avoir un impact significatif sur nos comportements, nos choix et notre
bien-être psychologique. En se basant sur d’autres articles de ce blog, on peut
même affirmer que l’inconscient est la règle et que le conscient reste l’exception.
Mais une
observation consciente de notre comportement et de nos réactions dans des
situations spécifiques est à considérer dans le contexte de la réflexion et non
de la pensée surgissante. Par exemple, si nous réfléchissons à notre réaction
lors d'une confrontation, nous faisons une observation consciente de notre
comportement. Après avoir observé notre comportement, nous faisons souvent une
auto-évaluation consciente pour interpréter et évaluer notre comportement. Nous
pouvons réfléchir délibérément à nos traits de personnalité, nos attitudes et
nos émotions. La réflexion et l'introspection sont des processus conscients par
lesquels nous analysons nos pensées, nos sentiments et nos expériences
personnelles pour mieux comprendre notre propre comportement et nos
motivations. Mais la matière première est fournit par les pensées.
Cependant, maintes de nos
observations de comportement et d'émotions sont automatiques et se produisent
sans effort conscient. Nous ne sommes pas toujours conscients de la manière
dont nous réagissons ou agissons dans certaines situations. Après avoir observé
notre comportement, nous faisons souvent des inférences automatiques sur nos
traits de personnalité et nos attitudes sans une réflexion consciente
approfondie. Nous avons par ailleurs tendance à attribuer automatiquement notre
comportement à des causes internes ou externes sans une analyse consciente. Par
exemple, si nous réussissons une tâche, nous pouvons attribuer cela à notre
compétence ou à la chance sans y penser consciemment.
Mais tous ces processus ne sont pas donnés. Au contraire,
l’auto-perception peut être entachée de troubles qui ne sont pas des moindres
et qui peuvent perturber fortement la vie des personnes touchées. Mentionnons quelques
exemples :
· Ainsi, les individus atteints de dysmorphophobie ont une préoccupation obsessionnelle et excessive concernant une imperfection perçue de leur apparence physique. Ils perçoivent souvent cette imperfection de manière déformée et cela peut entraîner une anxiété sévère, une détresse émotionnelle et des comportements d'évitement. Les personnes atteintes de ce trouble peuvent éviter les situations sociales et souffrir d'une faible estime de soi.
Les personnes atteintes d’anosognosie ont un
manque de conscience ou de reconnaissance de leur propre maladie ou de leurs
propres déficits. C'est une condition où une personne n'est pas consciente de
l'existence ou de l'ampleur de ses propres troubles ou déficiences, malgré les
preuves évidentes de ces problèmes. Ce manque de conscience peut concerner des
troubles cognitifs, neurologiques, ou psychiatriques. Ce trouble est souvent
associé à des maladies neurologiques, comme la schizophrénie, la maladie
d'Alzheimer et les lésions cérébrales traumatiques. Les personnes atteintes
d'anosognosie peuvent ne pas reconnaître leur propre comportement anormal ou
les symptômes de leur maladie, ce qui peut rendre difficile le traitement et la
gestion de leur condition.
Les troubles de l'alimentation, tels que
l'anorexie mentale et la boulimie, sont souvent associés à des distorsions de
l'auto-perception. Les individus concernés peuvent percevoir leur corps de
manière déformée, ce qui peut entraîner des comportements alimentaires
restrictifs ou compulsifs. Ces distorsions de l'auto-perception peuvent
entraîner une préoccupation obsessionnelle par le poids, la forme corporelle et
l'apparence physique, ainsi que des problèmes de santé graves.
Les individus atteints du trouble de la personnalité
borderline (TPB) peuvent avoir une image de soi instable et fluctuante,
avec une tendance à voir les autres en termes de tout bon ou tout mauvais. Ils
peuvent avoir des difficultés à maintenir une identité stable et cohérente et
peuvent éprouver des sentiments d'abandon et de vide intérieur. Ces
fluctuations de l'auto-perception peuvent entraîner des comportements
impulsifs, des sautes d'humeur, des relations interpersonnelles instables et
une impulsivité autodestructrice.
Les individus atteints d’un trouble de l’identité de
genre éprouvent une incongruence entre leur sexe assigné à la naissance et
leur identité de genre et peuvent souffrir de troubles de l'identité de genre. Ils
peuvent avoir une perception de soi profondément incongruente, ce qui peut
entraîner une détresse émotionnelle sévère, une anxiété et une dépression. Le
traitement peut inclure la thérapie de réassignation sexuelle, la thérapie
hormonale et la chirurgie de réassignation sexuelle, mais aussi des supports et
thérapies psychologiques avec un suivi continu .
Il faut d’abord être conscient qu’il faut travailler sur
le redressement de l’auto-perception avant d’entamer un processus de changement
de la situation de détresse. Encore faut-il être conscient qu’on est la victime
d’une auto-perception défaillante et connaître les indications et situations
significatives qui rendent attentif à cet état. Or, il est probable que la
plupart de ces personnes ne sont pas conscientes de leur état défaillant ou ne
veulent pas l’apercevoir. Souvent il faut des déclics de l’extérieur pour
entamer des redressements. Les signes de dysfonctionnement de l’auto-perception
peuvent être : Préoccupation excessive concernant l'apparence physique, faible
estime de soi et confiance en soi, distorsions de la perception de soi dans les
troubles de l'alimentation, incongruence de l'identité de genre, instabilité de
l'identité de soi dans le trouble de la personnalité borderline, réactions
défensives et évitement des feedbacks, difficultés d'adaptation et d'ajustement
aux changements et autres. L’individu concerné, devenu attentif à ses
problèmes, ne va probablement pas pouvoir s’en sortir tout seul et devra
trouver une psychothérapie adaptée à ses problèmes. Ce ne sera pas chose aisée
pour 2 raisons. D’abord il semble que les places thérapeutiques vacantes sont
insuffisantes. En plus, le « marché » de la psychothérapie est très
diversifié et il n’est pas toujours aisé de distinguer le
psychothérapeute-charlatan du psychothérapeute qualifié et compétent.
Une auto-perception équilibrée ne va donc pas de soi. Si
elle est/devient tordue, le combat pour revenir à des auto-perceptions
« normales » peut bien épuiser les ressources de l’individu et il me
semble difficile dans ces conditions de pouvoir se consacrer pleinement à un
art de vivre. Mais peut-on considérer ces combats comme un art de vivre en soi
parce qu’on travaille pour avoir une meilleure vie dans le futur ?
Dans ce contexte, il semble cependant utile de rendre
attentif aux relations possibles entre l’art de vivre et la dissonance
cognitive. L'art de vivre, qui fait référence à la manière dont une personne
choisit de mener sa vie, de structurer ses habitudes, et de poursuivre le
bien-être, peut être fortement influencé par la dissonance cognitive. De même,
la dissonance cognitive peut jouer un rôle crucial dans la manière dont une
personne ajuste son art de vivre pour maintenir une cohérence entre ses
valeurs, attitudes, et comportements.
Une dissonance cognitive dans l’art de vivre peut
toujours se manifester. Ainsi, lorsqu'une personne adopte un certain style de vie
qui entre en conflit avec ses valeurs ou croyances fondamentales, elle peut
ressentir une dissonance cognitive. Par exemple, une personne qui se considère
comme écoresponsable mais utilise régulièrement des produits polluants pourrait
ressentir une dissonance. Cette dissonance pourrait l'amener soit à changer ses
comportements pour mieux aligner son style de vie avec ses valeurs
environnementales, soit à ajuster ses croyances pour justifier ses actions. Les
individus peuvent aussi consciemment construire un art de vivre qui minimise la
dissonance cognitive en s'assurant que leurs habitudes, leurs activités
quotidiennes, et leurs relations sociales sont en harmonie avec leurs valeurs et
croyances profondes. Parfois, plutôt que de changer de comportement, une
personne peut choisir de réévaluer et modifier ses valeurs ou croyances pour
réduire la dissonance, ce qui entraîne une transformation de son art de vivre.
Mais la dissonance cognitive peut aussi être réduite à
travers l’art de vivre. La dissonance cognitive peut agir comme un catalyseur
de changement dans l'art de vivre d'une personne. Pour réduire la dissonance
cognitive, une personne peut choisir de modifier son art de vivre pour
l'aligner davantage avec ses valeurs. Une autre manière de réduire la
dissonance est de rationaliser ou justifier ses comportements actuels.
Finalement tous ces énoncés pourraient être considérés comme
des outils pour un plongeon profond dans son moi dans une optique « connais
toi toi-même)
Les


Commentaires
Enregistrer un commentaire